FIN
la pe . tt . te Jeanne . ton? Par
un
ma . tin s'est le . vp . e, la pe . t'\ . te
\j j 1 1 ij r-Li" |J J -^f^
Jeanne toa; Elle a pris sa tauci! . lel . fe
Pour a! . 1er couper ârj jCEC.
Elle a pris sa faucillette Pour aller couper du jonc,
«i — ii
îlas pour.
Et quand sa gerbe fut faite S'endormit sur le gazon.
Hélas! pourquoi, etc?
Et quand sa gerbe fut faite S'endormit sur le gazon.
Par le chemin sont passés Trois beaux et jeunes garçons.
Hélas ! pourquoi , etc ?
Par le chemin sont passés Trois beaux et jeunes garçons.
Le premier l'a regardée D'une tant bonne façon ! . .
Hélas ! pourquoi , etc.
Le second fut plus hardi, (l) Mit la main sous le menton.
Ce que lui fit le troisième N'est pas mis dans la chanson.
C'est à vous, Mesdemoiselles, D'en deviner la raison.
Hélas! pourquoi s'endormait-elle, La petite Jeanneton ?
J'arrive à la ronde en patois de la Hague. Celle-ci n'a pas encore été publiée dans son entier, au moins que je sache : mais le thème — et l'air probablement — paraissent se retrouver dans toutes les parties de la France. Romania (avril 1875, p. 216) a donné jusqu'à quatre versions différentes de quelques couplets. La version suivante est beaucoup plus complète, bien qu'il y ait peut-être encore une lacune. Il me semble que la femme raconte ce qui lui est arrivé à Paris. Mais il m'est impossible de me rappeler de quelle nature ont pu être ses aventures. Je crois l'air également inédit. Il est en mineur et n'a pas dé sensible. On y trouve même le sol naturel, mais dans une phrase qui peut être regardée comme une modulation au majeur relatif.
La Femme qui a perdu son Mari.
Allegro très rhythm^.
Men p
ouvurJean est biein ma . la . d
ac
Biein ma. la -do, })u mer. ci, Biein ma. la
S . -jS!— T3E
.de, Du mer . ci! Mea p'tit Jean m^a de .
H^=g=fcf
■jfr" ■ &—
SI
9, \'fn:
mandaé La miljeur' ebé de Pa . ris. J 'lai
imais
r:qa:
tant.taul et tant! Jlaimais tant, chu pouvui Jean!
) Le second , plus téméraire.
Men pouour ( * ) Jean est biein malade ,
Biein malade, Du (s) merci!
Men p'tit Jean m'a demandàe
La milleur' ché (3) de Paris, (bis)
J'I'aimais tant, tant et tant,
JTaimais tant, chu (i) pouour Jean?
Men p'tit Jean m'a demandàe La milleur' ché de Paris, (bis) Mais j'u'avions puus qu'une vueille catte Qui n'savait puus hapàe (5) d'sououris.
JTaimais tant. . .
Mais j'n'avions puus qu'une vueille catte Qui n'savait puus hapàe d'sououris. (bis) Men p'tit Jean m'a demandàe Le millieur vin de Paris.
J'I'aimais tant. . .
Men p'tit Jean m'a demandàe Le millieur vin de Paris, (bis) Mais j'n'avions puus qu'un' vueille mare Où qu'no (6) met le lin à rouir.
J'I'aimais tant. . .
Mais j'n'avions puus qu'un' vueille mare Où qu'no met le lin à roui?', (bis) Men p'tit Jean m'a demandàe Le millieur mechtchin (7) d'Paris.
J'I'aimais tant. . .
J'mis ma coueffe (8) et ma cape naire A Paris j'men fus le q'rir (9) JTaimais tant. . .
J'm'en étais allàee à Pàque
Je revins à la Saint-D'nis.
JTaimais tant. . .
Quand je feus sus not' montagne J'entendis sounàe pouour li. . .
JTaimais tant. . .
Quand j'arrivis dans la chambre, No m'dit qu'tout était fini.
JTaimais tant. . .
Dans treis aoun's d'ia* pus bell' taile No l'avait enseuveli. . .
JTaimais tant. . .
J'prins mes cisiaoux à point's feines, Poin£ à poin< je l'découousis.
JTaimais tant. . .
Quand j'arrive à ses ollières (°) J'avais pouous (u) qu'i n'm'entendît.
JTaimais tant. . .
Quand j'arrive à sa grand' goule, J'avais pouous qu'i n'rae mordit. . .
JTaimais tant. . .
Quand j'arrive à ses gross's pattes J'avais pouous qu'i n'me battît. . .
JTaimais tant. . .
JTprins par les deux ollières Par dessus l'mur je l'jetis. . .
JTaimais tant, tant et tant JTaimais tant, chu pouour Jean!
(') Pauvre, pouour n'a qu'une syllabe. — | 2) Dieu.
(3) Chair, viande. — (4) Ce. — (r>) Haper, attraper. — (e) On. — C) Médecin. — («) Coiffe. — (9) Quérir, chercher.
Les r, s et / en italiques ne se prononcent pas; uu, ouou, n'ont qu'une syllabe.
(io) Oreilles. - (») Peur.
Je ne répondrais pas qu'il n'y eût pas des couplets intermédiaires. Vers la fin, l'énumération de diverses parties du corps se poursuit au gré des chanteurs, et sans trop de souci des convenances.
Il est peu édifiant sans doute de voir une femme se moquer ainsi de la maladie et de la mort de son mari. Au reste, je n'ai jamais entendu chanter cette ronde par des femmes , ce sont les hommes qui s'en chargent. Il faut dire aussi que toutes les littératures populaires ont des chants sur le même thème. A l'Occident pourtant la satire réciproque des maris et des femmes reste dans des limites de la raillerie. On se querelle, mais le raccommodement est possible. Dans d'autres pays , la plaisanterie dégénère en outrage. Rien , dans les littératures occidentales , n'arrive au caractère insultant qu'on trouve dans cette chanson tsygane recueillie par le poète russe Pouchkine et encadrée par lui dans son poëme des Tsyganes :
Vieux mari , terrible mari, coupe-moi par morceaux, brûlemoi, je suis ferme, je ne crains ni le fer ni le feu.
Je te hais, je te méprise, j'en aime un autre, je me meurs d'amour pour lui.
Coupe-moi par morceaux, brùle-moi, je" ne dirai rien. Vieux mari, terrible mari, tu ne le connaîtras pas.
Il est plus frais que le printemps, plus ardent qu'un jour d'été. Comme il est jeune et ardent! Comme il m'aime!
Comme je l'ai caressé dans l'ombre de la nuit ! Comme nous avons ri de tes cheveux gris !
Je m'arrête ici pour aujourd'hui. J'ai dit en commençant que je ne m'astreindrais à aucun ordre, j'ai tenu parole. J'ai apporté des faits, des documents, rien de plus. Une autre fois, on les systématisera, s'il y a lieu.
Agréez , Messieurs , l'assurance de ma profonde sympathie pour votre œuvre , et de mon désir de vous seconder dans les limites de mes forces.
J. Fleury, Lecteur en langue lrançaise à l'Université de Saint-Pétersbourg.
DICTIONNAIRE DES NOMS
DONNÉS AUX HABITANTS DES DIVERSES LOCALITÉS DE LA FRANCE
(Suite.)
Vascon, deDAX, ch.-l. d'arr1, dép1 des Landes. « Nous signalerons à notre fière cité vasconne l'ardeur intrépide de M. Gamiade. » (Courrier deDax, 13 janvier 1866.)
Vauclusien , de Vaucluse , département. « La richesse minérale du sol vauclusien fut découverte fortuitement par un habitant du hameau des Tapets. »
Vaudois, de Vaux -Rhône, cn*, c0" et arr1 de Villefranche-sur-Saône , dép' du Rhône. « Pierre Valdo , né à Vaux sur les bords du Rhône, fut le fondateur de la secte des Vaudois. » (Archives liist. de l'Albigeois, par Roger.)
Védaçais, de Vaas, cllc, c«» de Mayet, arr' de la Flèche , dép1 de la Sarthe.
Velaisien, du Velay, pays dans le dép1 de la Haute- Loire. « La noblesse velaisienne déroule rarement ses parchemins pour s'en faire un mérite. » (La Loire historique , par Touchard - Lafosse. ) On dit aussi Velave : « Les montagnards du Velay ou Velaves ont perdu l'âpreté de leurs anciennes mœurs. » (Gêogr. univers., par El. Reclus.)
Venaissinois , du Comtat - "Venaissin , ancienne province. En 1790, on proposa de donner au pape le titre de « Pie VI , prince des Venaissinois. »
Vendelais ( l) , de Vendeuil-Caply, c"e, con de Breteuil, arr1 de Glermont , dép1 de l'Oise.
Vendômois, de Vendôme, ch.-l. d'arr1, dép1 de Loiret-Cher. « Godefroi et Richard Hulsard furent pris dans une embuscade que les Vendômois leur avaient dressée dans les fonds de Sainte-Anne. » ( Essais hist. sur la ville de Blois , par Fournier. )
Verbinien, de Vervins, ch.-l. d'arr1, dép1 de l'Aisne.
Verdigois, de Varzy, ch.-l. de c°n, arr1 de Clamecy, dép* de la Nièvre. « En 4310, Pierre de Grez accorda aux Verdigois l'usage dans le bois de l'Évêché. » ( Le Nivernois, par Morellet. )
Verdunois ("2), de Verdun-sur-Meuse, ch.-l. d'arr1, dép1 de la Meuse. « Notice sur Jean de Schelandre, poète verdunois, par Gh. Asselineau. » On dit aussi Virdunois : « Godefroi le Bossu, incendiaire de la cathédrale virdunoise. » (Histoire de Montmédy , par Jeantin. )
Vermandois, de Vermand, ch.-l. de con, arr1 de Saint- Quentin , dép1 de l'Aisne.
Verneuillois (3), de Verneuil-sur-Avre , ch.-l. de con, arr1 d'Evreux, dép1 de l'Eure.
Vernonais (4), de Vernon, ch.-l. de c011, arr1 d'Evreux, dép1 de l'Eure. « Le jésuite Doucin , que les sarcasmes de Voltaire ont immortalisé , était vernonais. » (Courrier de l'Eure, 20 avril 1877.)
Vero, de la vallée du Biot, dép1 de la Haute-Savoie. « Les habitants de la vallée du Biot sont appelés Vero parce que , autrefois , il y avait un passage fermé par une porte sur laquelle était écrit Deo vero. » (Les Primes d'honneur en 1865. )
Versaillais , de Versailles , ch.-l. du dép1 de Seineet-Oise. « A dix heures précises le couvre-feu sonne pour tout honnête Versaillais : le bonnet de coton du Versaillais est une horloge pour l'exactitude. » (L'habitant de Versailles , par Am. Frémy. )
Vésulien, de Vesoul, ch.-l. du dép1 de la Haute- Saône. « Les Vésuliens envoyèrent au colonel Cornini leur or, leur argent , leur vaisselle , les bagues et les bracelets de leurs femmes. » (Vesoul, par Gh. Toubin. )
Vexinois, du Vexin, pays dans le dép1 de l'Eure. « La Beauceronne vexinoise , société d'assurances mutuelles contre la grêle. »
( ') Vendeuil, cne, c°n de Moy, arr1 de Saint-Quentin (Aisne). — Vendeuil, cne, con de Fismes, arr' de Reims (Marne).
(2) Les habitants de quatre autres communes du nom de Verdun ont la même appellation.
(3) Il y a dix-sept autres communes du nom de Verneuil, dont les habitants ont la même appellation.
(4) Vernon, cne, con de Joyeuse, arr1 de Largentière ( Ardèche ). — Vernon , cne, c™ de la Ville-Dieu , arr1 de Poitiers (Vienne).
Vézélien, de Vézelay, ch.-l. de con, arr1 d'Avallon, dép1 de l'Yonne. « Les Vêzéliens se donnèrent une commune et des consuls. » (Le Nivernois, par Morellet. )
Vichinois, de Vichy, cne, con de Cusset, arr1 de la Palisse , dép1 de l'Allier.
Viducasse , de Vieux , c^, con d'Evrecy, arr1 de Caen , dép1 du Calvados.
Viennois ('), de Vienne, ch.-l. d'arr1, dép1 de l'Isère. « Le Moniteur viennois, journal du notariat , des avoués, du commerce et des annonces. »
Vignolat, de Vigneux, cne, con de Saint-Etienne-de- Montluc, arr1 de Saint-Nazaire , dép1 de la Loire- Inférieure.
Villequérais (2), de Villequier, c^, cn de Caudebec, arr1 d'Yvetot, dép1 de la Seine-Inférieure.
Vincien, de Vence, ch.-l. de con, arr1 de Grasse, dép1 des Alpes-Maritimes.
Virois(3), de Vire, ch.-l. d'arr1, dép1 du Calvados. « Les Virois étaient appelés Purains à cause de la grande quantité de bouillie d'avoine qu'on y mangeait. » (Essai sur l'hist. de l'industrie du Bocage, par Séguin.)
Vitréen(4), de Vitré, ch.-l. d'arr1, dép1 d'Ille-et- Vilaine. « La beauté, l'esprit, le courage de Christine de Rieux enflammèrent les Vitréens et surtout les Vitrèennes, qui ne voulurent pas se montrer audessous d'elle. » (Hist. des villes de France, par Ar. Guilbert. )
Vivarais (5), de Viviers, ch.-l. de c°n, arr1. de Privas, dép1 de l'Ardèche. « Ausone, l'évêque d'Alba détruite, établit sa nouvelle résidence à Viviers qui, devenu le chef-lieu du territoire helvien , lui donna le nom de Vivarais. » (Magasin pittor., 1848. )
Vosgien , des Vosges , département, a Les Vosgiens ont des mœurs sévères et pures. » (Hist. des villes de France, par Ar. Guilbert.)
Vougeois, de Vouzy, c™, c°« de Vertus, arr1 de Ghâlons-sur-Marne , dép1 de la Marne.
Vouzinois, de Vouziers, ch.-l. d'arr1, dép1 des Ardennes. « L'Echo Vouzinois, journal de l'arrondissement de Vouziers. »
Vovien. de Voyes, ch.-l. de con, arrt de Chartres, dép1 d'Eure-et-Loir.
Wazemmois, de Wazemmes, h., cne, con et arr1 de Lille, dép1 du Nord. « Le Wazemmois. Commerce, littérature , théâtre , nouvelles et annonces. »
Yportais , d'YpoRT , cne, con de Fécamp , arr1 du Havre, dép1 de la Seine-Inférieure, «. La Société Yportaise enrôle chaque jour un homme de lettres ou un artiste. » (Petite. Bévue, 4e trim. )
Yssandonais, d'YssANDON, c™, c°n d'Ayen, arr1 de Brives , dép1 de la Corrèze. «
Yvetotais, d'YvETOT, ch.-l. d'arr1, dép1 de la Seine- Inférieure. « Ceux des Yvetotais qui seraient le plus à
« ( ' ) Les habitants de cinq autres communes du nom de Vienne
ont la même appellation.
(2) Villequier-Aumont, cne, c»n de Chauny, arr' de Laon (Aisne).
(3) Vire, c"e, con de Puy-l'Évêque , arr' de Cahors (Lot).
(4) Vitré, cne, con de Celles, arr' de Melle (Deux-Sèvres).
(5) Il y a neuf- autres communes du nom de Viviers, dont les habitants ont la même appellation.
portée de nous fournir des notes ont de légitimes raisons pour refuser de nous donner ces éclaircissements. » (Essai hist. sur Yvetot, par Alex. Fromentin.)