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LES FEES ET LES DEUX BOSSUS

CONTE PICARD

Trois fées passaient leur temps à danser en rond, en chantant: dimanche, lundi; dimanche, lundi. — Un jour un petit bossu les surprit dans cette occupation; sans s'émouvoir, il les prit par la main et se mit à danser avec elles en répétant : dimanche , lundi; dimanche , lundi.

Il dansa si gentiment que les fées, ravies, pour le récompenser, lui ôtèrent sa bosse.

Tout joyeux, il s'en revint chez lui, tout en répétant l'éternel refrain : dimanche, lundi; dimanche, lundi.

Dans son chemin , il rencontra un autre petijt bossu de sa connaissance. Celui-ci fut bien étonné de voir son camarade débarrassé de sa bosse. Il lui dit : Comment as-tu fait? tu n'as plus ta bosse. — C'est facile, répondit l'autre ; tu n'as qu'à aller à tel bois , tu y trouveras des fées, tu danseras avec elles en chantant : dimanche, lundi, et elles fêteront ta bosse. — J'y cours, j'y cours, s'écria le petit bossu, qui aussitôt se dirigea vers le bois désigné, où il trouva effectivement les trois fées. Sans hésiter , il les prit par la main et dansa avec elles , en répétant : dimanche , lundi. — Malheureusement pour lui, il ajouta : mardi, mercredi. Indignées, les fées ajoutèrent à sa bosse celle du premier bossu ; de sorte qu'il était affreux à voir, si affreux que vous vous seriez sauvé, si vous l'aviez vu. — Et après? — Après, le coq chanta et il était jour.

Conté par Auguste Gourdin, ancien meunier, âgé de 63 ans, à Warloy-Baillon (Somme).

Henri Carnoy.

lia danse des Korrigans < ' i.

Conte des environs de Lorient.

Le soir, les Korrigans dansent en 'chantant : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi; il leur est défendu

(') Dans son ouvrage sur la Bretagne, Mmc Barbé rapporte

d'achever rémunération des jours de la semaine. Un Korrigan ayant eu le malheur de se laisser entraîner à ajouter samedi, il devint immédiatement bossu. Ses camarades , stupéfaits et désolés , essayèrent en vain de renfoncer sa bosse à coups de poing.

LES FUGAR A monistrol-sur-loire (velay).

On appelle en Velay fugar, des feux qu'à certains jours de l'année, on allume sur les places, dans les rues ou les chemins publics.

Il y a les fugar de carnaval , les fugar du premier dimanche de carême , les fugar de la Saint-Jean.

Chaque dimanche de carnaval , à Monistrol et dans les villages ou hameaux voisins, les petits enfants allument le soir un fugar. Ils se sont procuré le charbon qui alimente le fugar à l'aide d'une quête faite dans les maisons de leur voisinage. D'ordinaire , ils accompagnent cette quête de quelques mots de chanson. A Monistrol , ils chantent :

Tsicon lan la !

Cou é la queyta dou Vala (') ,

Douna nou un mourceau de tsarbounié

Par rempli noutre panié,

Chi vou plai, chi vou plai !

Chi nou voulé dzi douna ,

Gniron tsia en voutra pourra (2).

Quelque chose , lan la !

C'est la quête du Valu ,

une légende dans laquelle il est aussi question des Korils ou Korrigans chantant les jours de la semaine :

« Le bon Dieu avait condamné les Korils à danser tous les soirs dans les landes et à rester cachés pendant le jour dans les villes qu'ils avaient construites au milieu des bruyères, jusqu'à ce que leur refrain, qui se composait de : lundi, mardi, mercredi, eût été achevé par un chrétien. Si un Breton attardé s'avisait de traverser les landes à la tombée du jour, quand les Korils avaient dansé leurs danses infernales , il ne pouvait leur échapper, et il fallait qu'il sautât toute la nuit avec eux en répétant leur courte chanson. Le lendemain, il expirait aux premiers rayons du soleil. Mais une belle nuit, un paysan contraint à prendre part aux rondes diaboliques , ajouta au refrain des Korrigans :

Jeudi, vendredi,

Avec le dimanche aussi ,

Et voilà la semaine finie.

L'enchantement cessa. Les nains rentrèrent dans leur sombre royaume, laissant au laboureur leurs sacs de toile pleins de sable et de cailloux que sa moitié de ménage convertit en perles et en diamants en les aspergeant d'eau bénite. » M. Le Men a donné plusieurs variantes bretonnes de cette histoire et la musique des paroles sacramentelles dans la Revue Celtique, t. I, p. 234 à 237. — Voyez aussi, ci-dessus, le conte des Trois Fées, de M. Carnov.

(!) Vala, quartier en pente de Monistrol où se fait le principal feu.

(-) Menace pour ainsi dire classique en Velay. Les quêteurs d'œufs de la nuit du l"- mai, l'emploient vis-à-vis des personnel trop lentes à donner.

Donnez-nous un morceau de charbon Pour remplir notre panier, Si vous plait, si vous plaît !

Si vous voulez rien donner Irons eh. . . en vos porreaux.

Le premier dimanche de carême, plus de quêtes, plus de feux de petits enfants , c'est au tour des jeunes gens de préparer des fugar. Ils se munissent de fagots coupés par eux ou achetés, plantent dans les rues ou sur les places , de petits mâts qui deviennent le centre d'autant de bûchers. Le soir venu , les enfants parcourent les rues avec des farasses (:) flambantes, les jeunes gens se rendent dans les maisons où se trouvent des époux mariés depuis le dernier carnaval, et les invitent à venir vers le bûcher le plus voisin. Là , ils allument des chandelles qu'ils remettent aux mains des époux, par qui le bûcher est enflammé. Autour du feu pétillant, on danse des bourrées ou des branles, puis les jeunes gens, chandelles en main, reconduisent les nouveaux mariés dans leurs maisons. Le plus souvent le mari paie par quelques menues pièces d'argent, l'honneur de cette cérémonie.

Dans certaines localités, à Saint-Didier-la-Séauve, par exemple , c'est au couple le plus nouvellement marié , qu'appartient le soin d'allumer le bûcher. Quelquefois la femme l'allume seule; si elle est courageuse, elle y met le feu d'un coup de pistolet tiré à brûle-bourre sur le fugar dans lequel on a introduit de l'étoupe ou de la paille sèche très-combustible.

Nous retrouvons encore l'usage des feux la veille de la Saint-Jean. Ces feux sont construits à l'aide de quêtes. Il n'est pas besoin ce jour-là de stimuler les dons, ils viennent d'eux-mêmes. Rarement le quêteur dit à la porte où il se présente :

Chi bella dzi de boé , Aure de piousa tout l'an.

Si donnez point de bois, Aurez des puces tout l'an.

On a devancé sa demande, on a donné le fagot destiné au fugar , dont les flammes brûlent, dit-on , les puces et leurs semences.

Le soir venu , garçons et fdles , hommes et femmes , tout se réunit autour du fugar. Dès qu'il flambe , chacun s'emploie de son mieux à le franchir d'un bond. On ne le laisse pas s'éteindre; à peine est-il à demi consumé, qu'on s'empare des tisons ardents que l'on jette ça et là pour qu'ils portent sur tous les points leurs flammes mortelles aux puces.

A quelque distance du bourg de Monistrol , dans les hameaux, on attache une autre vertu aux feux de la Saint-Jean. Les cendres qu'ils déposent, préservent croit-on, les animaux du mal de pied. Aussi, le fugar éteint, les cendres en sont recueillies avec soin et semées devant la porte des étables. Foulées par les animaux, elles les sauveront de ces nombreuses maladies auxquelles leurs pieds sont sujets et que redoute tant le paysan.

Victor Smith.

(1 ) Torches de paille fermées par un iietj.

DICTIONNAIRE DES NOMS

DONNÉS AUX HABITANTS DES DIVERSES LOCALITÉS DE LA FRANCE

Nous voudrions combler une lacune qui existe dans tous les dictionnaires, même les plus complets, publiés jusqu'à ce jour. Vous lisez une page d'un livre historique, vous parcourez un journal, vous voyez qu'il est question des Alréens ou des Lédoniens, vous cherchez dans quel pays l'auteur vous transporte tout-à-coup, vous interrogez les plus grands lexiques, les meilleurs dictionnaires géographiques, et aucun ne vous donne une réponse satisfaisante. Tout au contraire, vous avez à parler des habitants d'Auray ou de Lons-le-Saulnier, vous ne voudriez pas répéter sans cesse cette formule un peu longue, les habitants de Lons-le-Saulnier, vous cherchez un terme plus abrégé, vous vous dites que certainement ces habitants ont un nom particulier, mais là encore les renseignements vous manquent, et vous fermez avec dépit ces gros volumes qui ne tiennent pas tout ce qu'ils promettent.

Nous n'avons nullement la prétention d'offrir de prime-abord un travail complet sur une matière fort étendue, puisqu'il n'est guère de commune, souvent même de hameau en France, dont les habitants n'aient une appellation spéciale : mais nous voulons présenter une première liste où l'on trouvera le nom des principaux lieux historiques de notre pays. Nous faisons appel au bienveillant concours de tous les lecteurs de la Mélusine pour nous aider à compléter ce Dictionnaire, que nous croyons appelé à rendre de véritables services. (Adresser les renseignements à M. Merlet, archiviste du département d'Eure-et-Loir, à Chartres).

Nous nous sommes efforcé de justifier nos appellations par des exemples puisés dans les diverses monographies publiées sur les villes de France ; c'était le moyen de rendre notre liste moins aride et en même temps d'assurer la confiance à notre travail. Les habitants de plusieurs localités ont reçu des noms différents : nous n'avons eu garde de négliger ces variantes, souvent elles sont justifiées par l'usage, souvent aussi ce sont de véritables barbarismes créés par les auteurs pris au dépourvu.

Nous le répétons donc, nous croyons que c'est ici une véritable lacune lexicographique qu'il s'agit de combler; nous serons heureux de citer les noms de toutes les personnes qui voudront bien nous aider dans notre tâche.

Lucien Merlet.

Abbevillois, d'ABBEViLLE, ch. -1. d'arr1, dép1 de la Somme. « Charles V, en récompense du patriotisme des Abbevillois, permit d'ajouter aux armoiries de la ville des fleurs de lys d'or. » (Hist. des villes de France, par Ar. Guilbert.)

Agathais , d'AGDE, ch.-l. de c°", arr' de Béziers, dép» de l'Hérault. « Charles VI permit aux Agathais de commercer pendant deux ans , en payant les mêmes droits qu'on payait à Aiguës - Mortes. » (Agde, par Aug. Chevallier. )

Agénais, d'AGEN, ch.-l. du dép1 de Lot-et-Garonne. « Notre poète agénais, Jasmin, a tracé en quelques vers le tableau des persécutions de Castelmoron. » (Usage en commxm d'un cimetière, par Alphonse Lagarde. )

Aigues-Mortain , (TAigues-Mortes , ch.-l. de c011, arrl de Nismes, dép1 du Gard. « Le règne désastreux de Charles VI porta le dernier coup à l'industrie et au commerce des Aigues-Mortains. » (Aiguës-Mortes, par Aug. Chevallier.)

Airient1), d'AiRE-suR-LA-LYS, ch.-l. de c°n , arr1 de Saint-Omer, dép1 du Pas-de-Calais. « Notre -Dame- Pannetière, notice historique airienne, par J. Royer. »

Aixois(2), d'Aix- en -Provence, ch.-l. d'arr1, dép' des Bouches-du-Rhône. « Jusqu'ici nous avons vu des Avignonnais, des Aptésiens, des Aixois, des Marseillais, des Toulonnais; maintenant il s'agit de savoir ce qu'est le Provençal. » (Le Provençal, par Tax. Delord.)

Ajaccien, d'AjACCio, ch.-l. du dép1 de la Corse. « Une rixe ayant éclaté entre les Ajacciens et le bataillon des volontaires de Liamone , la ville n'échappa à de grands malheurs que grâce à la prudence de Napoléon Bonaparte. » (Ajaccio, par Ch. Toubin.)

Alaisien, d'ALAis, ch.-l. d'arr1 du dép1 du Gard.

Albigeois, d'ALBY, ch.-l. du dép1 du Tarn. « Adélaïde de Boissezon fut l'amie d'Ermengarde de Castres que quelques poètes appelèrent la belle Castraise, et d'autres la belle Albigeoise, parce que Castres est en Albigeois. » (Arch. hist. de l'Albigeois, par Roger.)

Alençonnais , d'ALENçoN, ch.-l. du dép1 de l'Orne. « Vues pittoresques du Perche et de Y Alençonnais , par M. Pattu de Saint- Vincent. »

Alréen, d'AuRAY, ch.-l. de con, arr* de Lorient, dép1 du Morbihan. « Les Alréennes sont les seules femmes de la côte qui soient véritablement de leur sexe par la gi'âce et l'ajustement. » (Magasin pittoresque , 1864.)

Alsacien , de 1' Alsace , ancienne province.

Ambertois, d'AMBERT, ch.-l. d'arr1 du dép1 du Puy-de- Dôme. « Une preuve de l'origine maritime des Ambertois serait leur goût immémorial pour le commerce. » (Ambert, par Ch. Cassou.)

Amboisien, d'AMBOiSE, ch.-l. de con, arrt de Tours, dép' d'Indre-et-Loire.

Amiénois, d'AMiENS, ch.-l. du dép1 de la Somme. « Les Artésiens, pour se moquer des Amiénois, qui faisaient de vains efforts pour lutter contre les soldats de Maximilien , disaient : C'est Jean d'Amiens qui se tue et qui ne fait rien. » (Recueil de proverbes , par Leroux de Lincy.)

Ancenien, d'ANCENis, ch.-l. d'arr1, dép1 de la Loire- Inférieure.

Andelisien, de Les Andelys, ch.-l. d'arr1 du dépt de l'Eure. « Les Andelisiens s'imaginèrent qu'ils auraient en l'autre vie quelque ronde d'ossements entrechoqués au son d'une musique de pierre. » (Hist. des Andelys, par Mesteil.)

Angevin , de I'Anjou , ancienne province , et d'ANGERS , ch.-l. du dép1 de Maine-et-Loir. « Les Angevins sont toujours aussi soumis au préjugé nobiliaire qu'ils l'étaient sous l'ancien régime. » (Angers, par Ar. Guilbert.)

Anglardien (3) , d'ANGLARDS, cnc du con de Salers, arr1 de Mauriac , dép1 du Cantal. « On envoya aux An-

(*) Aire-sur-l'Adour , ch.-l. de con, arr1 de Saint-Sever, dép' des Landes.

(2) Les habitants de huit autres communes, du nom d'Aix, ont la même dénomination que ceux d'Aix-en-Provence.

(3) Anglards, c"e du '•»" et de l'air» de Snint-Flour c Cantal).

glardiens des lettres de grâce qui furent enregistrées au bailliage de Salers. » (France pittoresque, par A. Hugo.)

Angoumois, d'ANGOULKME , ch.-l. du dépt de la Charente. « Les cultivateurs angoumois engraissent généralement des porcs et de la volaille. » (Hist. des villes de France, par Ar. Guilbert.)

Angoumoisin , de l' ANGOUMOIS , ancienne province. « Rien de bien tranché clans les opinions politiques des Saintongeois et des Angoumoisins. » (Hist. des villes de France, par Ar. Guilbert.)

Anniçois, d' Annecy, ch.-l. du dép' de la Haute-Savoie. « Polis et serviables, les Anniçois ne ressemblent pas plus aux Chambériens inquiets, que Jean-Jacques à saint François de Sales. » (Dick Moon en France, par Fr. Wey.)

Annonéen, d'ANNONAY, ch.-l. de c<>n5 arrt de Tournon, dép1 de l'Ardéche. « Les Annonéens élurent pour leur gouverneur le sire de Peloux, jeune officier plein de modération et de courage. » (Annonay, par Eug. Faure. )

Antibois, d'ANTiBES, ch.-l. de con, arr' de Grasse, dép' des Alpes-Maritimes. « Une colonne élevée sur la grande place rappelle aux générations présentes l'antique et moderne vaillance des Antibois. » (Magasin pittoresque, 1860.)

Antrenois, d'ANTRAiN, ch.-l. de cm, arrt cje Fougères, dép1 d'Ille-et-Vilaine. « Il reste à déterminer l'époque à laquelle Y Antrenois fut réuni à la terre de Fougères. » (Notice sur les paroisses du canton d'Antrain, par L. Maupillé).

Aptésien, d'ApT, ch.-l. d'arrtdu dépt de Vaucluse. Voir Aixois.

Arbosien, d'ARBOis, ch.-l. de con, arr1 de Poligny, dép1 du Jura. « Les Arbosiens se sont prononcés avec énergie pour les doctrines démocratiques. » (Arbois, par Ar. Guillert. )

Arcachonnais , d'ARCACHON , cne du c<>n de la Teste-de- Buch, arr1 de Bordeaux, dépt de la Gironde. « Notice sur le chemin de fer de la Teste à Arcachon , par un arcachonnais. »

Ardennais, des Ardennes, département. « UArdennais, ou, pour mieux dire, le haut Champenois est élevé au milieu des images et des traditions de la guerre. » (Le Champenois, par A. Ricard.)

Argentinais, d'ARGENTAN, ch.-l. d'arr1 du dép1 de l'Orne. « A la mode d'Argentan : Ne tirez pas, nous nous rendons. Ce sont surtout les habitants d'Ecouché qui affligent les Argentinais de ce dicton. » (Blason populaire de la Normandie , par A. Canel. ) On dit aussi Argentenois. « Almanach argentenois, pour 1842, par Chrétien. »

Argonnais, de I'Argonne, pays dans les Ardennes. « Rich-Ulphus, défenseur des hauteurs argonnaises, était installé comme châtelain aux Castelets de Grand- Han et de Petit -Han. » (Hist. de Montmédy, par Jeantin. )

Ariégeois, de I'Ariége, département. « J'avais déjà fait le métier de sous-lieutenant dans le Midi, pêlemêle avec des Provençaux , des Languedociens, et des Ariégeois. » (Le Champenois, par Aug. Ricard.)

Artésien O, d'ARLES-SUR-RHÔNB, ch.-l. d'arr1 du dép1

(<) Arles-sur-Tkcii, ch.-l de cou, arr' de Ctret, dép1 des Pyrénées-Orientales.

des Bouches-du-Rliône. « Le costume des Artésiennes donne un attrait de plus à leur beauté célèbre. » (Hist. des villes de France, par Ar. Guilbert.)

Arraagnacot, de I'Armagnac, pays dans le département du Gers. « On n'avait jamais imaginé qu'on pût faire donner du "vin de Bordeaux à ses convives , à moins que ce ne fût des Bourdelais-Soulois , des Armaynacols , Astaracquois et autres Gascons. » (Mémoires de M"10 de Gréquy). Nous n'osons garantir l'authenticité du terme Armagnacot': les Mémoires de Mmc de Gréquy doivent, sous tous les rapports, être soumis au plus sévère contrôle.

Armenonvillois , d' Armenonville - les - Gatineaux , c»c du con de Maintenon , arr' de Chartres , dépt d'Eureet-Loir.

Arrageois, cI'Arras, ch.-l. du dép' du Pas-de-Calais.

Arroutain, cI'Arrou, cne du c011 de Gloyes, arr' de Châteaudun, dép' d'Eure-et-Loir.

Artésien, de I'Artois, ancienne province. « Les Artésiennes du pays de Berck, par tous les temps, s'en vont battre les environs pour tirer parti de leurs marchandises. » (Magasin pittoresque , 1861.)

Asfeldois, d'AsFELD, ch.-l. de c°» , arr' de Réthel, dép' des Ardennes.

Asperomontais , d'ApREMONT-LA-FoRÊT , eae du c°" de Saint-Mihiel , arr' de Commercy, dép' de la Meuse.

Aspois , de la vallée d'AsPE , dans le dép' des Basses- Pyrénées. « Les privilèges d'Oloron furent souvent illusoires devant les entreprises audacieuses des Aspois et des Ossalois. » (Hist. des villes de France, par Ar. Guilbert. )

Astaracquois, de I'Astarac, pays dans le département du Gers. Voir Armagnacot.

Aubainien(1), d'AuBAGNE, ch.-l. de con, arr' de Marseille , dép' des Bouches-du-Rhône.

Auchois, d'AucH, ch.-l. du dép' du Gers.

Audomarois, de Saint-Omer, ch.-l. d'arr', dép1 du Pas-de-Calais. « A la bataille de Poitiers , ce fut un Audomarois , nommé Denis de Morbecque , qui fit prisonnier le roi Jean. » (Saint-Omer, par de Molinari).

Augeron, de la vallée d'AuGE, pays dans le dép* du Calvados. « L'habitant de la plaine de Caen est moins hospitalier, mais plus poli que Y Augeron. » (France pittoresque, par A. Hugo.)

Aumalois, d'AuMALE, ch.-l. de c011, arr' de Neufchâtelen-Bray, dép1 de la Seine-Inférieure. « C'était par animosité que les élus avaient surhaussé les Aumalois de la moitié de la cotisation. » (Hist. de la ville d'Aumale, par Em. Semichon).

Aunisien , de I'Aunis , ancienne province. « Les Saintongeois et les Aunisiens donnent aux tumuli le nom de chirons ou de terriers. » (Hist. des villes de France, par Ar. Guilbert. )

Aurillaquois , d'AuRiLLAC, ch.-l. du dép* 'du Cantal. « Les Aurillaquois faillirent succomber sous le poids de tant de malheurs. » (Aurillac, par Ch. Cassou.)

Authonnier, d'AuTHON-DU-PERCHE , ch.-l. de c°n, an* de Nogent-le-Rotrou , dép1 d'Eure-et-Loir.

Autunois, d'AuTUN, ch.-l. d'arr1 du dép1 de Saône-et- Loire. « Les Autunois , moins puissants et moins belliqueux que leurs ennemis, étaient hors d'état de leur

(!) Aubaine, cne, con de Bligny-sur-Ouche, arrl de Beaune (Côte-d'Or).

résister sans secours. » (Eclaircissements sur les Antiquités de la ville de Nîmes. ) Auvergnat, de I'Auvergne, ancienne province.

« Les Auvergnats et Lymosins Font leurs affaires, puis celles de leurs voisins. » ( Prov. populaire. )

Auxerrois, d'AuxERRE, ch.-l. du dép1 de l'Yonne. « Les Auxerrois, font un grand commerce de vins, surtout avec Paris. » (Auxerre, par Em. Jolibois. )

Auxonnais, d'AuxoNNE, ch.-l. de con, arr1 de Dijon, dép' de la Côte-d'Or. « A la mort de Charles le Téméraire, les Auxonnais prirent parti pour la maison d'Autriche. » (Auxonne, par Em. Jolibois.)

Avallonnais, d'AvALLON , ch.-l. d'arr1 du dép1 de l'Yonne. « Les Avallonnais furent dotés d'un collège et d'un hôpital par un de leurs compatriotes , Pierre Odibert. » (Avallon, par Em. Jolibois.)

Aveyronnais, de I'Aveyron, département. « Les montagnards du Roussillon poussent plus loin encore que les Aveyronnais l'amour de la chicane. » (Le Roussillonnais, par Am. Achard. )

Avignonnais, d'AviGNON, ch.-l. du dép* de Vaucluse. « Il se trouvait des juifs avignonnais à Paris, mais ils y étaient en petit nombre. » (Le Juif, par Alph. Cerfbeer de Médelsheim. )

Avranchais, d'AvRANCHES, ch.-l. d'arr1, dép1 de la Manche. « L'industrie des Avranchais consiste en quelques fabriques de blondes et de dentelles. » (Hist, des villes de France , par Ar. Guilbert. )

Avranchinais , de FAvranchin , pays autour d'Avranches. « Les Avranchinais étaient appelés Bouiderots à cause de la quantité de fourneaux où on bout l'eau de mer pour faire du sel blanc. » (Essai sur l'hist. de l'industrie du Bocage, par Séguin.)

Baguerais, de Bagnères-de-Bigorre, ch.-l. d'arr', dép' des Hautes-Pyrénées. « Ceci est la charte où est contenue la paix faite entre les Lavilanais et les Baguerais. » (Pièce du XIVe siècle. )

Balzatois ('), de Balzac, c»e, c°n et arr1 d'Angoulême, dép1 de la Charente.

Bar-sur-Aubois, de Bar-sur-Aube , ch.-l. d'arr', dép' de l'Aube. » En 1360, Charles Y, voulant indemniser les Bar-sur-Aubois de leurs sacrifices , leur accorda la propriété pleine et absolue des fossés et des remparts. » (Bar-sur-Aube, par Aug. Chevallier.)

Barrégeois, de Barréges, bam., c110 de Betpouey, con de Luz, arr' d'Argelès, dép' des Hautes-Pyrénées. « Après le traité de Brétigny, les Barrégeois furent les premiers à secouer le joug des étrangers. » (Hist. des villes de France, par Ar. Guilbert.)

Barrisien, du Barrois, pays dans le dép' de la Meuse. a La marche barrisienne et la marche chinienne se rencontraient sur les bo^ds de la Chière. » (Hist. de Montmédy, par Jeantin.)

Barrois (2), de Bâr-le-Duc , ch.-l. du dép' de la Meuse. « Femmes du Barrois Vins du Toulois Ne valent pas le charroi. » (Ane. prov.)

Barrois, de Bar -sur -Seine, ch.-l. d'arr', dép' de l'Aube. « Les Barrois, s'étant attachés à la Ligue,

(') Balzac, c"e, c*"1 de Marcillac, arr1 de Bodez (Aveyron). (2) Bau, ce, con de Corrèze, arr1 de Tulle (Corrèze).

se trouvèrent exposés aux coups des royalistes. » (Bar-sur-Seine, par Km. Jolibois. )

Basque, Basquaise, du pays Basque, dép1 des Basses- Pyrénées. « 11 faut voir Basques et Basquaises, deminus , se tenant par la main sur une ligne pour résister aux vagues. » (Le Basque, par V. Guillard).

Batignollais , de Batignolles, cil' de Paris (Semé).

Bayeusain, de Baveux, ch.-l. d'an1, dép* du Calvados. « Les Bayeusains, enflés de leurs premiers succès

contre les Normands, se mettent en défense. » (Hist. de la ville de Bayeux, par Béziers. ) Bayonnais, de IS.vyonne, ch.-l. d'an*, dép1 des Basses- Pyrénées. « Sur les remontrances réitérées des

Bayminais, le roi ordonna au vicomte d'Orte de si' conduire avec plus de modération. » (Bull, de la Société du Protestantisme , 1852.)

(A suivre.)

Vocero de mort violente; reproduction sur bois d'une lithographie de l'album la Corse illustrée, de l'abbé GallcUi

communiquée par M. le Dr Mattei.

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