MOITIÉ -DE -COQ
(conte du pays messin.)
Il y avait une fois une Moitié-de-coq, qui était en train d'explorer en tous sens un gros tas de fumier, et semblait très-absorbée par cette besogne.
— Tu es bien bête, Moitié-de-coq, lui dit un homme qui passait à côté , de perdre ainsi ton temps à fuser inutilement les pattes.
— Tu te trompes compère, je ne perds pas mon temps, car je viens de trouver une bourse de cent écus.
— Vraiment !
— Regarde plutôt.
— Commère, veux-tu me prêter ces cent écus, je te
(!) Milan déjô-, en patois messin.
les rendrai dans huit jours? — J'y consens, tiens, les voici, répliqua en lui mettant la bourse dans la main, Moitié-de-coq, qui était incapable de refuser un service
A la fin de la semaine, Moitié-de-coq, ne voyant pas revenir son débiteur, commença à craindre d'avoir été dupée et incontinent se dirigea vers la demeure du compère. Chemin faisant, au détour d'une route, elle rencontra une échelle.
— Où vas-tu donc, Moitié-de-coq, demanda l'échelle?
— Je vais chez mon compère, réclamer cent écus que je lui ai prêtés. Veux-tu venir avec moi ?
— Volontiers !
— Eh bien ! fourre-toi dans mon c. . . , dit Moitié-decoq !
Moitié-de-coq reprit sa course, et un peu plus loin rencontra une rivière.
— Où vas-tu donc, Moitié-de-coq, demanda la rivière?
— Je vais chez mon compère, réclamer cent écus que je lui ai prêtés. Veux-tu venir avec moi ?
— Avec plaisir , répondit la rivière. -
— Eh bien ! fourre-toi dans mon c. . . !
La Moitié-de-coq se remit en marche , lorsque , au milieu d'un bois, elle croisa un loup.
— Où vas-tu donc, Moitié-de-coq, demanda le loup?
— Je vais chez mon compère, réclamer cent écus que je lui ai prêtés. Veux-tu venir avec moi?
— Soit !
— Eh bien ! fourre-toi dans mon c. . . !
Malgré le poids de ses trois compagnons , Moitié-decoq ne tarda pas à arriver au terme de son voyage.
— Bonjour, compère, bonjour, dit-elle en entrant, je viens te prier de me rendre mes cent écus.
Pour toute réponse, le compère, qui était bien décidé à ne pas acquitter sa dette , fondit sur la Moitié-de-coq, la saisit par les ailes, et la jeta dans un puits qui bordait sa maison. Quoique étourdie par cette terrible chute, la pauvre bête ne perdit pas la tête.
Échelle , échelle , sors de mon c . .
Ou je suis une Moitié-de-coq perdue
s'écria-t-elle ! L'échelle obéit aussitôt et la Moitié-decoq, gravissant à la hâte les échelons, remonta hors du puits.
Le compère qui la croyait noyée, ne put maîtriser sa colère en l'apercevant.
Il se rua de nouveau sur elle et la jeta dans son four.
En sentant l'ardeur des flammes, elle cria d'un ton pressant :
Rivière, rivière, sors de mon c. . .
Ou je suis une Moitié-de-coq perdue.
La rivière s'épandit immédiatement et éteignit le feu.
Moitié-de-coq se réjouissait déjà d'avoir si heureusement échappé à tant de dangers, et s'éloignait sans défiance, quand elle fut encore une fois empoignée par le compère.
Ah! maudite bête, vociféra-t-il , tu t'imagines pouvoir me lasser, non, tu n'y parviendras pas, et en prononçant ces paroles, il la lança violemment entre les jambes de ses bœufs serrés dans une étroite étable , persuadé qu'ils allaient infailliblement l'écraser.
Loup, loup, sors de mon c. . .
Ou je suis une Moitié-de-coq perdue !
A cet appel désespéré, le loup bondit, et en quelques minutes étrangla les bœufs et ensuite le compère.
La Moitié-de-coq reprit ses cent écus qu'elle trouva cachés chez le compère an fond d'une armoire, et après avoir chaleureusement remercié l'échelle, la rivière et le loup, s'en retourna dans son pays où elle mena désormais une existence paisible et honorée.
Conté par Mme Ve Richet, âgée de 77 ans, à Woippy , près Metz.
Nérée QuÉPAT.
[On peut rapprocher de ce conte, celui que Mllc Clém. Poey d'Avant a publié en patois des environs de Fontenay- le -Comte, sous le titre de: la Mouété-de-Quene (Moitié-de-Cane) , dans la Bev. des Prou, de l'Ouest; Nantes, 1858. On y voit successivement mis en scène : un meunier, une moitié de cane, une bourse d'argent, un renard, un loup, une échelle, une rivière.
Un autre conte qui ressemble beaucoup à celui que nous publions est Bout -de- Canard, dans les Contes et chants popul. français, de M. Ch. Marelle. Il est d'origine champenoise. Bout -de -Canard prête de l'argent au roi, qui ne se presse pas de le rendre. L'animal se met en route en chantant :
Quand, quand, quand, Me rendrez-vous mon bel argent ?
11 fait la rencontre d'un renard , d'une échelle , d'une rivière , d'un guêpier. Il leur permet d'entrer clans son corps. Arrivé chez le roi, on le met dans la basse-cour, on le jette dans le puits, puis dans le four et finalement on veut le décapiter. Le Benard mange les dindons qui veulent faire du mal à Bout-de-Canard , l'échelle l'aide à sortir du puits , la rivière éteint le feu du four , et le guêpier lâche ses guêpes , qui piquent furieusement le roi et ses serviteurs. Remarquons la formule rimée dont se sert Bout-de-Canard pour appeler ses auxiliaires à son secours ; il dit par exemple à la rivière :
Rivière, rivière, dépêche et sors Ou je suis un Bout-de-Canard mort.
M. A. de Lamothe a publié dans ses Légendes de tous pans, un conte espagnol (traduit de Caballero?) dans lequel il est question d'une moitié de poulet , qui refuse successivement de rendre service au ruisseau, au vent, au feu. Saisie par un cuisinier qui va la mettre à la casserole , Moitié-de-poulet fait vainement appel à la générosité de l'eau bouillante et du feu; lèvent, imploré à son tour, l'emporte dans les airs et la cloue en haut d'un clocher, où elle est encore en qualité de girouette. — Mil. )
DICTIONNAIRE DES NOMS
DONNÉS AUX HABITANTS DES DIVERSES LOCALITÉS DE LA FRANCE
(Suite.)
Bouillois, de la Bouille, c»e, cm de Grandcouronne,
arr1 de Rouen, dép' de la Seine-Inférieure. <i Ces Bouillois ont mérité le surnom de, Ilale-Hissacs par la
frénésie avec laquelle ils se ruent sur les paquets des voyageurs. » (Le Normand, par Ém. de la Bédollière. )
Bouju, du pays des Bauges, dép1 de la Savoie. « Le peuple des Bauges est conuu à Gharabéry sous le nom de Boujus. » (Verneilh, Stat. du dép^ du Mont- Blanc.)
Boulonnais (*), de Boulogne-sur-Mer, ch.-l. d'arr1, dép1 du Pas-de-Calais. « Aimery de Ghastellux eut pour précepteur Jean André, boulonnais, un des plus fameux jurisconsultes de son temps. » (Hist. du Diocèse de Chartres, par Souchet. ) On dit aussi Boulenois.
Bourbonnichon , du Bourbonnais, ancienne province.
« Bourbonnichon, Habit de velours, ventre de son. »
(Ane. Prov.)
Bourbonnois (2), de Bourbon-l'Archambault , ch.-l.
de con, arr* de Moulins, dép1 de l'Allier. Bourbourien, de Bourbourg, ch.-l. de con, arr* de
Dunkerque, dép1 du Nord. « La race boulonnaise
appartient surtout au Pas-de-Calais et à la Somme ;
elle devient bourbourienne dans le Nord et cauchoise
dans la Seine-Inférieure. » (Eug. Gayot, le Cheval.) Bourgaisin, de Bourg-Saint-Andéol, ch.-l. dec°», arr1
de Privas, dép1 de l'Ardèche.
Bourgeais, de Bourg-sur-Gironde, ch.-l. de c°», arr1
de Blaye, dép* de la Gironde.
Bourguignon, de la Bourgogne, ancienne province.
« Bourguignon salé,
L'épée au costé,
La barbe au menton,
Saute, Bourguignon. » (Ane. Prov.)
Bournaisien, du Bournais, pays dans le dép1 du Pasci e-Calais. « Les vaches bournaisiennes tirent leur nom de la petite contrée anciennement appelée Bournais. » (Eug. Gayot, Bêtes bovines.)
Boussagol, de Boussagues, cne, c°" de Bédarrieux, arr1 de Béziers, dép1 de l'Hérault. « On remarquait, dans quelques groupes tumultueux , des Boussagols et des campagnards des villages voisins. » (Revue contemporaine. )
Bouvronat, de Bouvron, c»e, c°» de Blain, arr1 de Saint-Nazaire , dép1 de la Loire-Inférieure.
Brayau , de la Limagne , pays dans le département du Puy-de-Dôme. « Ces marchands sont des Brayaux, habitants de la Limagne, ainsi nommés de leurs braies. »
Brayon, du pays de Bray, dép1 de la Seine-Inférieure. « Réponse d'un Brayon à des lettres parisiennes, par B**\ »
Bréchamptais , de Bréghamps, cne, con de Nogent-le- Roi , arr1 de Dreux, dép1 d'Eure-et-Loir. « Union Bréchamptaise. »
Bressan, de la Bresse, pays dans le dép1 de l'Ain. « Le Bressan ne se meut qu'en ligne droite, à moins que ses pas aient un but, et ils n'en ont jamais. » (Le Bressan, par Fr. Wey.)
(!) La même appellation s'applique aux habitants de cinq autres communes portant le nom de Boulogne.
(*) Bourbon-Lancy, ch.-l. de c0", arr' de Charolles (Saônect-Loire).
Bressuirais, dé Bressuire, ch.-l. d'arr1, dép* des Deux-Sèvres. « Le Bressuirais, almanach nouveau du cultivateur. »
Brestois, de Brest, ch.-l. d'arr', dép' du Finistère. « Louis XIV accorda aux Brestois le droit de nommer leur maire et deux échevins. -> (Recherches sur la Bretagne, par Delaporte.)
Breton, de la Bretagne, anc. province.
Brévillais (J) de Bréville, c»e, c°» de Bréhat, arr* de Coutances, dép* de la Manche. « Les petits Brévillais, tel est le blason de Bréville. » (Blason popul. de la Normandie, par A. Canel.)
Briançonnois , de Briançon , ch.-l. d'arr1, dép1 des Hautes-Alpes. «A la chute de l'empire d'Occident, les Briançonnois se constituèrent en république. » (Briançon, par Eug. Faure.)
Briennois (2), de Brienne-le-Chateau , ch.-l. de c"», arr1 de Bar-sur-Aube , dép1 de l'Aube.
Briéron, de la plaine de la Grande-Brière , dép1 de la Loire-Inférieure. « Les Briérons, paysans des bords du vaste marais, en retirent chaque année plus de 20,000 tonnes de tourbe. » ( Géographie universelle, par El. Reclus. )
Brignolais, de Brignoles, ch.-l. d'arr1, dép1 du Var. « En 1707, le duc de Savoie, marchant sur Toulon, leva sur les Brignolais une contribution de 22,500 livres. » (Hist. des villes de France, par Ar. Guilbert.)
Briochin (3), de Saint-Brieuc , ch.-l. du dép1 des Côtesdu-Nord. « On voit, dans les annales briochines, que la ville de Saint - Brieuc fut déclarée exempte de louages. » (Recherches sur la Rretagne, par Delaporte.)
Briois , de la Brie , pays dans le dép1 de Seine-et- Marne. On trouve également Briard.
Broutin, de Brou, ch.-l. de con, arr1 de Châteaudun , dép1 d'Eure-et-Loir. On dit aussi Brouais.
Brulonnais, de Brulon, ch.-l. de c°n, arr1 de la Flèche, dép1 de la Sarthe.
Bullois (4), de Bulles, cn% con et arr1 de Clermontsur-Oise , dép1 de l'Oise.
Burhin, de Boz, c"e, con de Pont-de-Vaux , arr' de Bourg-en-Bresse, dép1 de l'Ain. « Les habitants de Boz ont reçu le nom de Burhins. » ( Hist. des villes de France , par Ar. Guilbert. )
Buzancéien (5), de Buzancy, ch.-l. de c°n, arrt de Vo-uziers, dép1 des Ardennes.
Cadurcien, de Gahors, ch.-l. du dép1 du Lot. « Les Cadurciens avaient encore la haine de tous les calvinistes par leur profond attachement à la foi catholique. » (Hist. de Montauban, par H. Lebret.) On dit aussi Cahorsin.
Caennais, de Caen, ch.-l. du dép1 du Calvados. « Le Caennais est resté de première force dans le maniement de l'épée et du bâton. » (Le Normand, par Em. de la Bédollière. )
(!) Bréville, cn", c011 deTroard, arr' de Caen (Calvados). — Bréville, c1"-, c»» et arr' de Cognac (Charente).
(2) Brienne, c"=, c°n d'Asfeld, arr1 de Réthel (Ardennes). — Brienne, cnc, c°n de Cuisery, arr' de Louhans (Saône-et-Loire).
(3) Saint-Briac, cne, con de Pleurtuit, arr' de Saint-Malo, dép' d'IUe-et- Vilaine.
(4) Bulle, c"e, con de Levier, arr1 de Pontarlier (Doubs).
(5) Buzancy, cne, con d'Oulchy-le-Chàteau , arr1 de Soissons
(Aisne).
Calaisien (G) , de Calais, ch.-l. de con, sut* de Boulogne-sur -Mer, dép* du Pas-de-Calais. « Comment s'imaginer que les Strasbourgeois puissent se dire les compatriotes des Calaisiens et des Marseillais. » (Dick Moon en France, par Fr. Wey.) Camarguais, de la Camargue, île dans le dép1 des Bouches-du-Rhône. « Je commence à être convaincu que ta vraie vocation est de te faire camarguaise. » (Le Proscrit de Camargue, par Al. de Lamothe.) On dit aussi Camargue, mais en parlant surtout des chevaux et bœufs que nourrit l'île. « Le cheval Camargue rappelle assez bien le type tartare ou cosaque. » Cambrésien , de Cambrai , ch.-l. d'arr1, dép1 du Nord. « L'immortel auteur de Télémaque est la plus glorieuse illustration que les Cambrcsiens puissent revendiquer. » (Cambrai, par Ed. Le Glay.) Campbonais, de Campbon, ce, cn de Savenay, arr1 de
Saint-Nazaire , dép1 de la Loire-Inférieure. Cancalais, de Cancale, ch.-l. de con, arr1 de Saint- Malo, dép1 d'Ille-et- Vilaine. « Les habitants de l'archipel Chausey n'ont pas de bancs d'huîtres à exploiter comme leurs voisins les Cancalais. » (Géographie universelle, par El. Reclus.) Cantalien, du Cantal, département. « La région cantalienne ne présente pas trace de sédiments secondaires. » (Revue scientifique , 10 févr. 1877). Carcassonnais, de Carcassonne, ch.-l. du dép1 de l'Aude. « Les Carcassonnais tournaient la viande dans leur assiette, la contemplaient et ne mangeaient pas. » (Voyage aux Pyrénées, par H. Taine. ) Carhaisien, de Cariiàix, ch.-l. de con, arr1 de Châteaulin , dép1 du Finistère. « La race bovine carhaisienne est l'une des plus appréciées de la Basse-Bretagne. » (Géogr. universelle, par El. Reclus.) Carladais, de Carlat, cIie, con de Vic-sur-Cère , arr1
d'Aurillac , dép* du Cantal.
Carolopolitain , de Charleville, ch.-l. de con, arr* de
Mézières, dép1 des Ardennes.
Carpentrassien , de Carpentras, ch.-l. d'arrt, dép1 de Vaucluse. « Ils ne vont pas criant par dessus les toits qu'ils sont Carpentrassiens , mais ils ne rougissent pas de l'être. » (Em. Blavet, dans l'Illustration , t. XLIV.) Carvinois, de Carvin , ch.-l. de con , arr1 de Béthune, dép1 du Pas-de-Calais. « Compte-rendu de la cavalcade carvinoise du 3 avril 1859, par Léonie. » Casselois, de Cassel, ch.-l. de con, arr1 de Hazebrouck, dép1 du Nord. « Le canton de Cassel donne à la race bovine le nom de Casseloise. » (Eug. Gayot, Bétes "ovines. ) Cassianite (*), de Saint-Cassien , ce, c0,i de Rives,
arr1 de Saint-Marcellin , dép1 de l'Isère. Castrais, de Castres, ch.-l. d'arr1, dép1 du Tarn. « Suivant la biographie castraise, .1. Caches mourut en 1612. » (Bull, de la Soc. du Protestantisme, 1855.) Castrogonthérien , de Ciiateau-Gontier , ch.-l. d'arr1,
dép* de la Mayenne.
Cauchois, du pays de Caux, dans le dép1 de la Seine- Inférieure. « Place Cauchoise, » à Rouen. « Les Cauchoises, les Fécampoises , les Granvillaises , les Bayeu-
('■) Saint-Calais, ch.-l. d'arr1 (Sarlhe).
t1) Saint-Cassien, c"% con de Montpazier, arr1 de Bergerac (Dordogne). — Saint-Cassien, c"% c"" de Moncontour, arr1 de Loudun (Vienne;.
saines sont surmontées de bonnets de formes variées. » (Le Normand, par Em. de la Bédollière.)
Caudebécais (s), de Caudebeoen-Caux , ch.-l. de c, arr1 d'Yvetôt, dép1 de la Seine-Inférieure. « Si les Caudebécais ne finirent pas par être couards, ils furent du moins obligés de se soumettre. » (Blason popul. de la Normandie , par A. Canel. )
Caussenard, du plateau calcaire de Larzac, dép1 de FAveyron. « Le Caussenard, mangeur de pain d'orge et d'avoine et buveur d'eau claire , est grand , osseux et fort. » (Géogr. universelle, par El. Reclus.)
Cautérésien , de Cauterets , c"e, c> et arr1 d'Argelès , dép1 des Hautes-Pyrénées.
Cerdanyol , de la Cerdagne , pays dans le dép1 des Pyrénées-Orientales. « Le langage et les mœurs des Cerdanyols français sont presque absolument semblables à ceux des Catalans, leurs voisins. » (Hisl. des Villes de France , par Ar. Guilbert. )
Cettois, de Cette, ch.-l. de c011, arr1 de Montpellier, dép1 de l'Hérault. « La pêche n'est pas, comme on devrait le croire , la principale occupation des Cettois. » (Le Languedocien , par Em. de la Rédollière.)
Cévenol , des montagnes des Cévennes. « Relation d'un prisonnier cévenol, de 1754, par J.-P. Hugues. »
Chalonnais ( ' ) , de Chalonnes- sur -Loire, sh.-l. de con, arr1 d'Angers, dép1 de Maine-et-Loire. « Les moines , las d'y perdre leur éloquence , admirent enfin les Chalonnais aux pratiques de la religion. » (Recherches sur Angers, par Bodin. )
Chalonnais (2), de Chalon-sur-Saône, ch.-l. d'arr1, dép1 de Saône-et-Loire. « Tous les Chalonnais se traitaient de cousins , et la ville ne paraissait composée que d'une seule famille. » (France pittoresque, par A. Hugo.)
Chalonnais, de Chalons-sur-Marne , ch.-l. du dép1 de la Marne. « Les Chalonnais et les Rémois fournirent à Louis-le-Gros un corps de 60,000 hommes. » (Châlons-sur-Marne, par Aug. Chevallier.)
Chalossin, du Chalosse , pays dans le dép1 des Landes. a Bien qu'en butte à de rudes secousses , le Médoqnin, le Bazadais, le Gascon, le Lanusquet, le Chalossin, le Bigourdan, le Béarnais et les autres sont encore pleins de vie. » (A. Lefèvre, dans V Illustration, t. XLIV.)
Chambérien, de Chambéry, ch.-l. du dép1 de la Savoie. « Les Chambériens font fête à la Chorale des enfants de Genève. » (Le Monde illustré, 30 août 1873.)
Chambliois , de Chambly, cne, con de Neuilly-sur-Thelle, arr1 de Senlis, dép1 de l'Oise. On dit aussi Chamblisien.
Chambonnais (3) , de Ciiambon-Sainte-Croix, c»e, c°n de Bonnat, arr' de Guéret, dép1 de la Creuse.
Chamouniard, de Ciiamonix, ch.-l. de cn, arr1 de Bonneville, dép1 de la Haute -Savoie. (Leschevin, Voy. à Genève et dans la vallée de Chamouni. )
(8) Caudebec-lès-Elbeuf , cno, con d'Elbeuf, arr1 de Rouen (Seine-Inférieure).
(!) Chalonnes-sous-le-Lude , cno, con de Noyant, arr1 de Baugé (Maine-et-Loire ).
(2) Chalon, c"% con de Beaurepaire, arr' de Vienne (Isère).
— Le Chai.on, c"°, cnn de Romans, arr1 de Valence, (Drome).
— Chalons, cn", c"" d'Argcntré, arr1 de Laval (Mayenne). — Lhalons-sur-Vesle, c"*1, c°" de Fismes, arr1 de Reims (Marne).
(8) Les habitants de douze autres communes du nom de Ciiambon ont la même appellation.
Champenois, de La Champagne, anc. province. « Gars normand , fille champenoise, Dans la maison font toujours noise. »
[Ane., prov.)
Chaourçois, de Chaources, ch.-l. de con, arr' de Barsur-Seine, dép1 de l'Aube. « Le nom d'Amadys Jamyn est resté gravé dans le cœur des Chaourçois. » (Voyage paléogr. de l'Aube, par d'Arbois de Jubainville.)
Charentais, de la Charente et de la Charente-Infé-
rieure, départements. « Lettres charenlaises , par Babaud-Laribière. »
Gharitois, de La Charité-sur-Loiiœ , ch.-l. de con, aii1 de Cosne, dép* de la Nièvre. <■ Le départ du gouverneur du Roi, du Châtel - Chigy, démoralisa les Gharitois. » (Le Nivernois , par Morellet.)