ESPÈCES , | ESPÈCES
GROUPES gg [CONNUES GROUPES sg [CONNUES . | 1898 1898
Mammifères 3... .:....: 183 3.900 Report...| 3.236 | 334.550 DISCAUX AR EUR he rue BE "13.000 Myriapodes semer 16 3.000 Reptiles et Amphibiens...| 181 5.000 [Crustacés ........ RENE 89 8.000 POIs ace 414 | 12.000 |Pycnogonides ........... — 150 Lepidoptères ...:....... 542 DOS CODE PVETS ER ER A A | 41 8.000 Coléoptères :,..::....... S95211202000 1TUMICICIS ATEN Re. | 3 400 Hymenoptères .......... 229 | 88.000 |Bryozoaires ............. | 35 1.000 D'PTÉTOSENM ES CU RER à 190 | 28.000 |Mollusques et Brachiopodes 674 50.000 NÉTTOD TO SA TS 39 2.050 |Echinodermes .......... À 29 3.000 OTMOPEOrOS ASE RE MES 150 | 13.000 |Eponges (Cœlentérés ?) | 11 1.500 Hémiptères ............. 195 | 30.000 |Protozoaires ............ LB 6.000 ATACHIITES EC LE ES 78 20.000 7.162 | 415.600
le dépassent, de même la classe des Arachnides. La classe des Insectes à elle seule comprend 281,000 espèces, plus de la moitié du nombre total des espèces fossiles et vivantes ! Les Myriapodes et les Crustacés forment aussi les groupes les plus riches. |
Il est impossible de ne pas être frappé du rapport .qui existe entre le type Arthropode et la différenciation extraordinaire dé ses formes spécifiques. Les Arthropodes ont un squelette externe qui ne se prête plus à des modifications dès qu'il est durci, à l’éclosion de la larve et jusqu’à la prochaine mue ou métamorphose. Ils possèdent des membres unimétamériques, formés d’un seul rayon articulé, pouvant présenter il est vrai de courts appendices latéraux mais ne formant jamais, chez les Insectes, une lame à plusieurs rayons, comme c’est le cas dans l’autopode des Vertébrés. Aussi ces membres ne peuvent-ils se plier aux nombreux usages auxquels se prête si aisément une patte de Mammifère plantigrade par exemple. Ils sont astreints à un emploi bien plus étroitement déterminé, d’où autant de membres différents qu’il y a de fonctions spéciales. Celles-ci sont infiniment plus variées chez les Insectes, vivant sur terre, que chez les Crustacés presque tous confinés dans la vie aquatique. La fonction du vol entraîne la formation de membres dorsaux, sans rapports morphologiques avec les membres ventraux représentant seuls les appendices métamériques. Les ailes, conformées de manières diverses, caractéristiques des ordres, sont en outre susceptibles de présenter une grande
variété de formes, ou de colorations que l’on désigne souvent comme caractères d’ornementation, faute d’un mot meilleur. Les membres ventraux (pièces buccales et pattes) sont adaptés aux divers modes de préhension de la nourriture ou de locomotion, ou encore à des travaux d’ordre moins général (rapes, tarières, brosses des Abeilles, etc.), et infiniment variés comme le sont les mœurs des Insectes. Toutes ces conditions expliquent aisément le nombre prodigeux des espèces d’Insectes dont rien n’approche dans les autres groupes. En effet dans le plus riche d’entre eux, celui des Mollusques, les classes les plus favorisées, celle des Gastéropodes (y compris les Pulmonés et les Hétéropodes), et celle des Lamellibranches possèdent : la première 15.000, la seconde 6.000 espèces environ (Woopwarp S. P.).
La relation qui existe entre le nombre des espèces et celui des types dans une même classe est encore plus importante en raison des conséquences théoriques qui en découlent. Cette relation est exprimée dans la loi suivante de Fucas (K. C. ScaneiDer 1911):
Le nombre des espèces dans un groupe est en raison inverse de celui des types renfermés dans le même groupe. En d’autres termes lorsqu'un groupe est riche en types, il est pauvre en espèces et vice-versa. Aïnsi les Crustacés, les Mammifères sont riches en types, les Insectes, les Oiseaux en espèces. Il en est de même chez les Végétaux : les Smilacées, les Rosiflores, les Liliflores sont riches en types, les Composées, les Légumineuses et les Graminées sont riches en espèces. Comme l’a fait remarquer Fucus, cette distribution relative des espèces et des formes typiques ne s’accorde pas avec l'hypothèse de Darwin. En effet si les différences de type dérivent de l’accumulation de petites variations, on doit admettre que pour faire de grosses différences de type, comme celles qui se rencontrent dans la classe des Mammifères, il faut beaucoup plus de stades intermédiaires, beaucoup plus de variations, que pour engendrer les différences plus petites que nous trouvons dans la classe des Oiseaux. En d’autres termes la classe des Mammifères devrait être beaucoup plus riche en formes variées que celle des Oiseaux. C’est juste le contraire, il y a incomparablement plus d’espèces d’Oiseaux que de Mammifères. De sorte que la riche formation d’espèces dans une forme principale monotone semble être la contre-partie de la faible formation d’espèces dans une forme principale riche en modifications. Ces deux choses s’excluent au lieu de s'appeler mutuellement, comme cela devrait arriver d’après la théorie de DARwIN.
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