‹ Mémoire adresséChapitre 16 sur 23 · SE · texte numérisé non relu

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deront dans ces mêmes écoles ; quelque contraires que les règlements puissent être aux convictions religieuses des propriétaires.

Est-il possible que tout cela puisse être toléré ?

Dans les Territoire: du Nord-Ouest, on à eu un certain respect pour la loi ; les écoles séparées ont leur existence ; l'Ordonnance et ceux qui l'administrent se contentent d'enlever aux écoles Catholiques tout ce qui peut les caractériser comme telles, sans paraitre se douter que l'esprit de la loi fédérale est violée de la façon la plus arbitraire. Trompé par de fausses informations, non-seulement Ottawa a décidé qu'il n’y avait pas de raison de désavouer l’'Ordonnance de 1892, on va même jusqu'à dire aux Catholiques qu'en réalité et dans la pratique l'Ordonnance ne leur enlève rien.

La persécution contre les Catholiques est tolérée sous prétexte de respecter l'autonomie provinciale ou territoriale. Et l'autonomie fédérale qu'en advient-il ?

La dignité et la prospérité d'un pays, qui se gouverne lui-

même, ne consistent pas seulement dans la protection de ses droits

- et privilèges, mais bien aussi dans l’accomplissement de ses devoirs \ et obligations. Le (rouvernement est juge du degré de protection -qu'il se doit à lui-même. D'un autre côté ceux, en faveur desquels il a contracté des obligations, ont le droit d'en réclamer l’accom- -plissement. La voix de ceux qui souffrent ne peut pas être étouffée sans inconvénients, tant pour eux-mêmes que pour les autres. Le Canada ne peut pas tolérer l'injustice sans abandonner par cela même l'exercice de ses droits et l’accomplissement de ses obliga-

ions. CE SERAIT LE SACRIFICE DE L'AUTONOMIE FÉDÉRALE.

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