‹ Mémoire adresséChapitre 18 sur 23 · RÉ 7. EU · texte numérisé non relu

RÉ 7. EU

de ceux qui crient ou les dispositions de ceux, auxquels on applique ces poids et ces mesures.

Le dernier recensement général du Canada (et il n’est pas partial à notre égard), divise la population comme suit en chiffres ronds : deux millions de Catholiques et deux millions huit cent mille non-Catholiques, Protestants et autres. La différence est considérable sans doute, mais elle ne l'est pas assez pour justifier l'opinion qui semble prévaloir, que les Catholiques ne do, vent pas ètre traités comme les autres et qu'ils sont tenus d’accepter en silence, voir même avec reconnaissance, tout ce qui est décidé par leurs concitoyens de croyances différentes. .

Nous avions la paix dans le Manitoba et le Nord-Ouest, au sujet de l'éducation. Les promesses parties d'Angleterre avaient été répétées à Ottawa et leur écho bienfaisant se répercutait dans les prairies de l'Ouest. Alors vint un homme, qui souflla sur ce pays un soufle de discorde et de fanatisme. Des politiciens n’hésitèrent pas à se servir de cette arme dangereuse, pour défendre leur propre position ; ils feignirent le désir d’abolir toute instruction religieuse dans toutes les écoles. [ls ne pouvaient pas ne pas prévoir le résultat ultérieur de leur tentative. La majorité a élevé la voix contre ce projet, au moins pour ce qui concernait ses écoles, et cette majorité a fait un pacte avec les hommes de la politique. La majorité dit aux auteurs de la loi scolaire : vous pouvez abolir les écoles Catholiques, nous n'en serons que trop contents, maïs ne touchez pas à nos écoles protestantes, nous voulons qu'elles restent ce que nous les avons faites. Fort bien, dirent les politiciens, donnez-nous un vote compacte, soutenez-nous dans toutes nos mesures et, à cette condition, non-seulement nous abolirons les écoles Catholiques, mais même nous forcerons ceux qui les soutiennent à payer pour les vôtres. Et il fut fait ainsi! Les écoles Catholiques sont répudiées par une loi qui protège et enrichit les écoles conformes aux idées des Protestants. La paix a cessé depuis dans le pays ; la dissension est parmi les citoyens ; cette semence si dangereuse prend racine dans le Nord-Ouest et une pénible agitation menace la Confédération.

Les partis politiques redoutent ou désirent le résultat qui peut suivre toute cette excitation ; les tribunaux sont à la recherche des interprétations les plus subtiles ; les auteurs les plus savants sont ! consultés pour s'assurer si le Parlement du Canada savait on ne savait pas ce qu'il disait ou ce qu'il voulait dire, quand il a préparé et voté la Constitution de Manitoba. Au cours de ce tournoi politico-légal, les opinions les plus contradictoires sont exprimées par des hommes également iustruits: les uns prétendent qu'il n’y a #

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1 applique pas lieu de désavouer une loi inconstitutionnelle, parce qu'elle est nulle ; d’autres, au contraire, affirment qu’on ne devait pas désavouer l'Ordonnance du Nord-Ouest, sous le prétexte qu'on n’a pas prouvé

+ qu'elle fût inconstitutionnelle On dit oui et on dit non, et ce

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huit cent … désaccord empêche la protection requise et demandée.

érence est Il est évident au reste que la phraséologie défectueuse d’une ir justifier loi n’e:° pas la source véritable de nos difficultés, et voici la preuve o,vent pas de mon assertion.

ceepter en L'Acte de Manitoba passé par la Législature Fédérale en 1870 décidé par "et ratifié par le Parlement Impérial en 1871, se lit comme suit à la

| clause 23 :

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