Ouest, au
rre avalent ‘ débats des Chambres de la Législature, mais dans la rédaction des archives, procèscutait dans we
‘ L'usage de la langue française ou de la langue anglaise sera facultatif dans les
verbaux et journaux respectifs de ces Chambres, l'usage de ces deux langues sera
iflla sur ce 4 obligatoire; et dans toute plaidoierie ou pièce de procédure par devant les tribunaux REP ‘hé ARTTEE ii pourra être également lait usage, à faculté, de l'une où de l’autre de ces langues. 1ciens n ne- “
Les Actes de la Législature seront imprimés et publiés dans ces deux langues.” A U ur défendre
ute instruc- La rédaction de cette loi est certainement parfaitement claire, ; pas ne pas le sens en est évident et tout à fait intelligible ; il ne peut pas y ité a élevé la avoir deux opinions sur sa signification véritable. Eh bien! qu'estes écoles, et il arrivé? Le Gouvernement Local de Manitoba, malgré un statut litique. La fédéral si clairement exprimé, et au mépris de la sanction donnée à z abolir les ce statut fédéral par le Gouvernement Impérial ; oui, le (rouvernets, mais ne 6 ment de Manitoba a proposé, et la majorité qui l’appuie a voté ce elles restent : # qui suit :
politiciens, 1 ‘“# Nonobstant tout statut ou loi contraire, la langue anglaise sera seule en usage
toutes nos - & dans la rédaction des archives et des journaux pour lAssemblee Legislative pour la bolirons les # Province de Manitoba, et dans toute plaidoierie où pièce de procédure émanant de
à + “ toute Cour de la Province de Mamitoba ; les Actes de la Législature de Manitoba ne qui les sou- ;
Les écoles
enrichit les L Le Lieutenant-Grouverneur sanctionna ce projet de loi, quel-
cessé depuis qu'inconstitutionnel et injuste qu'il füt et il est entré au livre de
tte semence .nos Statuts sous la désignation 53% Victoria, Chapitre 14.
pénible agi- La chose fut référée à Ottawa. On s’y plaignit d'un acte si injurieux à la dignité du Parlement Britannique, si subversif de la
tat qui peut Législation Fédérale et si préjudiciable aux intérêts de la popula-
cherche des tion Canadienne-française. Je le demande, 4 ui a élevé la voix dans le
savants sont = Parlement Fédéral, qui à agi de façon à ce qu'un acte si inconstiavait où ne "Mtutionnel soit rayé des Statuts de la Province de Manitoba ? Que
il a préparé s Membres du Sénat et des Communes qui vont bientôt se réunir ournoi poli- Ottawa me permettent de leur dire avec respect, mais en toute primées par ranchise que nous avions droit de compter sur leur protection et
qu'il n'y a ue nous la leur demandons instamment.
Se LB. come
Par contre et depuis, la cause de nos écoles est portée de tribunal en tribunal, pour avoir une opinion sur les subtilités de langage qui peuvent être renfermées dans la clause 22 du même Acte de Manitoba. La clarté du langage de la clause 23 ne nous a été d’aucun avantage et on s'efforce de prouver que la clause 22 est inintelligible et cela pour éviter de nous rendre la justice de reconnaitre des droits assez clairement indiqués, si l'on donnait à cette clause sa signification naturelle.
J'aime mon pays; je voudrais voir ses institutions politiques le sujet de l'admiration ; je serais heureux de sentir que la liberté, qu’elles sont sensées accorder, est en réalité l'apanage de tous, mais hélas! les événement des dernières années ne montrent pas le Canada ni les Canadiens, sous le jour le plus avantageux.
Les préceptes divins ont préparé ma volonté à la soumission aux lois du pays de mon allégeance, mais mon cœur ne peut pas ne pas saigner, quand ces lois sont injustes et sacrifient les intérêts d'un si grand nombre des loyaux sujets de Sa Majesté. Les Catholiques sincères, obéissent aux lois, même à celles qui leur sont les plus préjudiciables et qui leur sont imposées, précisément parce qu'ils ont des convictions Catholiques. Quelle cruauté ii y a dans l'oppression infligée précisément parce que les victimes ont l'esprit de soumission.
Que Dieu pardonne aux auteurs de ces lois et à ceux qui les protègent ; qu'Il les éclaire, afin que tous puissent comprendre que les mauvais traitements infligés à la minorité ne peuvent pas manquer d'être préjudiciables à la Province de Manitoba, aux Territoires adjacents et même à toute la Puissance du Canada.
f ALEX. TACHEÉ, Arch. de St-Boniface, O. M. I.
St-Boniface, 7 Mars 1894.
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