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parlant la langue française et le reste parlant la langue anglaise, population qui n’a pu augmenter de plus d’un dixième depuis cinq ans; et que l’augmentation ne peut maintenant 8e faire sentir que dans les quartiers Ste. Anne, St. Antoine, St. Jacques et Ste. Marie, dans lesquels il existe encore beaucoup de terrains vacants.
Pour se conformer au Décret Apostolique, il faudrait donc réunir à Notre Dame, le territoire des paroisses St. Patrice et St. Jacques qui enontété distraits,
Si l’on examine maintenant les enquêtes de commodo et incommodo tenues par ordre de l’Evêque, on cherchera en vain, du moins quant aux paroisses déjà érigées, de quoi supporter les motifs indiqués dans les décrets, savoir : “ que l’accès à l'Eglise paroissiale est “ devenu pour un grand nombre de ses habitants très “ difficile tant à cause de la distance des lieux, que “ de sa population surabondante.
Le paroissien le plus éloigné de l’église paroissiale de N. D., soit dans la paroisse de St. Patrice ou dans celle de St. Jacques, n’en est pas à un mille de distance, et ne peut désirer de communication plus facile ni en meilleur état que les rues qui conduisent à l’Eglise.de Notre Dame.—Voilà pour le premier point, Quant au second, il suffit de jeter un coup d'œil sur l’état de la paroisse pour le déclarer aussi peu fondé que le premier. Comme on l’a déjà observé, en 1861 la population catholique tant française qu'irlandaise était de 66099. Dans dix églises sous le contrôle de la Fabrique et du Séminaire, on célèbre le Dimanche les offices solennellement et ces dix églises peuvent contenir au moins vingt cinq mille personnes, ce qui ex-
cède le nombre de paroissiens qui peuvent assister à la Grand’ Messe, et cela indépendamment de la Cathédrale, de l'Eglise du Gésu appartenant aux RR. PP. Jésuites, et de celle de St. Pierre, la propriété des RR. PP. Oblats, lesquels peuvent encore recevoir au moins cinq mille personnes. Dans quatre des églises sous le contrôle du Séminaire et de la Fabrique on fesait la communion paschale et on tenait des registres de l’état civil, et on n’attendait que la permission de l’'Evêque pour en faire autant dans les autres églises comme succursales de la paroisse. Comment avec un tel état de chose pouvoir dire que l'accès à l'Eglise paroissiale est devenu difficile par la population surabondante ?
Ainsi donc, ni l'éloignement des paroissiens, ni l'excès de population ne pouvaient justifier ces démembrements surtout lorsqu'ils n'étaient demandés par aucun des paroissiens compris dans ces deux nouvelles paroisses, mais qu'ils ont soulevé la population Irlandaise de la paroisse, qui se plaint au moyen d’un appel séparé dont il est inutile de parler ici. Qu'il suffise de dire que le démembrement en question a ravivé des susceptibilités de race, que jusqu'ici on avait à peu près assoupies.
Dans une lettre pastorale en date du 26 d'avril 1866, Me lEvêque de Montréal, énumérant lesavantages qu’il prétendait que la paroisse de Notre Dame retirerait des démembrements en contemplation, énonçait: la dignité d’Eglise-Mère, la conservation d’un territoire et d’une population convenable à cette dignité, la conservation de ses propriétés et la probabilité que bon nombre des paroissiens des nouvelles paroisses voudraient assister
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