‹ Mémoire au soutien de l'appel de la fabrique de N.D. de Montréal, Canada [microforme]Chapitre 4 sur 6 · FM S LE · texte numérisé non relu

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à ses offices ct faire chanter des messes ct autres offices dans la vaste église de Notre Dame.

Les paroissiens de Notre Dame de Montréal ne peuvent qu'être reconnaissants de la qualité d’'Eglise- Mère donnée à leur église, mais leur paroisse n’en deviendra pas moins insolvable par la rédnetion qu’apportera nécessairement dans ses revenus la séparation de son sein de neuf paroisses nouvelles. Elle ne peut compter, pour combler le déficit, sur les offices que les habitants des nouvelles paroisses voudraient faire chanter à Notre Dame: et le territoire qu’on va lui laisser sera loin d’être suffisant pour sa dignité. Quant à la conservation de ces propriétés, cela ne peut être considéré comme un avantage, car on ne conçoit pas de quel d'oit on pourrait les lui ôter.

Pour les paroïssiens eux-mêmes voici quels avantages l’Evêque leur permettait dans la même lettre :

“1. Ils demeurent paroissiens du Séminaire de “ St. Sulpice qui ne fait autre chose que multiplier pour “le bien spirituel et temporel, le secours qu'eux et ‘ leurs pères en ont de tout temps recu:

“2, Ils vont done continuer à avoir pour curés “ des Prêtres de St. Sulpice, à Ia différence qu'au lieu “ d’un seul, ils en auront autant qu'il pourra être né- ‘ cessaire pour le plus grand bien des âmes.

“3. Ces curés Sulpiciens, en venant s'établir, pour ‘ainsi dire à leur porte, pourront beaucoup plus fa- ‘ cilement, et par la même plus efficacement, leur pro- ‘ diguer les soins de tous genres que de bons pasteurs ‘ prodiguent à leurs brebis.

4, Il leur sera beaucoup plus facile de recourir

“à eux pour leurs baptêmes, mariages, sépultures, et “autres services qu’ils ont droit d'attendre de leur zèle.

‘5. Ces curés Sulpiciens ainsi dispersés sur le vaste “ territoire qui forme la paroisse actuelle de Montréal, ‘“ continueront à faire un emploi honorable de leurs ‘biens, pour bâtir partout des Eglises, des maisons ‘“ d'école, des dépôts de mendicité, des orphelinats, et ‘faire enfin toutes ces grandes et belles œuvres que ‘ nous leur voyons faire depuis deux siècles avec tant “ d'édification.”

Tous ces avantages les Paroissiens de Montréal les possédaient pleinement avant les démembrements canoniques faits par l’Evêque, ct le seul effet de ces démembrements sera de faire perdre aux habitants des nouvelles paroisses, au moins une grande partie, sinon tous les avantages qu'ils possédaient auparavant. On a vu plus haut que l'érection en paroissiales des églises qui étaient succursales de Notre Dame leur à fait per-

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dre leurs registres. De plus le Décret Apostolique laisse ; au Séminaire le droit de refuser les nouvelles curés ca- à noniques, et suivant toutes les apparences, le Sémi- 4 naire ne pourra sans risquer son existence, accepter î toutes celles que l'Evêque se propose d’ériger, au nombre de dix, tel que mentionné dans une de ses lettres # pastorales. En eftet, 1l est aisé de comprendre que si les { prêtres du Séminaire sont obligés de se disperser dans î dix résidences diftérentes, en supposant que leur nom- 4

bre pût le permettre, la vie de communauté qui les a engagés à entrer dans cette compagnie, devient impossible: ils la quitteront pour aller dans quelque autre endroit où ils pourront jouir de cette vie de commu-

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