CHAPITRE XII
DES VARIATIONS DE LA MONNAIE , DE L'INTÉRÊT DE L'ARGENT ET DES RICHESSES PARTICULIÈRES.
<ii»c«ité d. La multiplicité des monnaies, les altérations qu'elles ont u nuuete. SUD î es t en conservant les mêmes noms, jettent une grande obscurité sur l'histoire. Les évaluations des historiens ajoutent au désordre, parce qu'ils négligent d'avertir du tarif de réduction qu'ils suivent. Le docte Leblanc a tâché de débrouil- ÉeriT.itti à 1er l'histoire monétaire de la France. L'abbé G/iesquiere s'écon*aiter. ^ proposé de faire la même chose pour la Belgique, dans une suite de mémoires. Il s'est arrêté malheureusement en chemin et a terminé son travail à l'année i45o. Van Mieris, Van Alkeniade, Van Loon et l'auteur de Recherches sur le commerce ( i ) , ont répandu beaucoup de jour sur cette matière. Nous ne nous proposons ni de les refondre ni de les compléter. Cette entreprise, trop au-dessus de nos forces , absorberait d'ailleurs notre sujet capital ; nous ne voulons que montrer, en passant, combien le numéraire a perdu de sa valeur en se multipliant, combien la mauvaise foi des gouvernans peut être funeste et quelle a été l'ancienne splendeur de notre patrie.
(i) Recherches sur le commerce ^ etc. Amsterd., 1778 , a Toi.
V. aussi au V e yoI. des Mém. de l'Acad. Recherches sur les monnaies frappées dans les provinces des Pays-Bas, au nom et armes des ducs de la maison de Bourgogne , comtes de Flandre, par M. Geba.ro.
Les Pays-Bas, partagés long-temps entre diflférens souverains, placés au milieu de vingt peuples divers que le besoin et l'intérêt y attiraient, étaient inondés d'espèces frappées dans toutes les parties de l'Europe. Le droit de battre monnaie avait été pour les seigneurs un grand moyen de crédit et de richesse. Philippe-le-Bel , qui luttait sans cesse contre la foiwqa. a. féodalité, sur les ruines de laquelle il affermissait son trône, B*, Phllippc " U ne se contenta pas, en commençant son règne, de changer sans cesse la forme des monnaies, mais il en altéra continuellement les valeurs, au point que tout le monde se voyant ruiné, les plaintes éclatèrent de toutes parts. Les seigneurs imitèrent le roi , au lieu de partager le mécontentement du peuple, et quand l'exaspération fut à son comble, Philippe fit faire une fabrication exacte et loyale qui lui valut la reconnaissance de la nation en rendant les seigneurs plus odieux que jamais. C'est alors que, maître de l'esprit public, il interdit à ceux-ci la fabrication des espèces d'or et d'argent (i). | .^°° ,iïdr Les autres souverains imitèrent souvent la mauvaise foi de Philippe, mais les peuples n'en obtinrent pas toujours les mêmes résultats. La monnaie de France n'avait cours en Flandre que réduite à celle de cette province. En i53o, la monnaie d'argent du roi de France y fut condamnée au bris, parce qu'elle n'avait point son poids : « Plût au ciel, s'écrie à cette occasion Meyer, que la nôtre ne fut jamais aussi infidèle! Et sous ce rapport, ajoute-t-il, l'Angleterre mérite des éloges, elle dont la monnaie est toujours la plus modiuu loyale. » « Hoc saeculi nos tri anno XXX, moneta régis Franci A ' A H let " n - » argentea damnata est in Flandriis ad forfices , proptereà » quod ponderis esset minime justi , qualem utinàm et nul-
(i) Foliaire, Essai sur les mœurs et l'esprit des nations, ch. 84- — Thouret, Observât, sur l'histoire de France (Brux. De Mar, in- 18); p. 147.
» lamhaberemusdomesticam.Hocnomine laudanda estAnglia » undè venit pecunia longe probior (i). » Aujourd'hui l'Angleterre a mérité le titre de terre classique de la fausse monnaie.
Attention I-* 8 Belges étaient fort attentifs à cette partie de l'admise 1*» twgei nistration d'où dépend la fortune des citoyens. Jacqueline, »7n™r" sur les plaintes réitérées des villes, promit par un diplôme du ao juin i4i8, de ne plus toucher aux monnaies, sans le consentement des villes de Dordrecht, de Leyde, de Haarlem et de Delft (a). Une sédition sérieuse éclata en Flandre en i43a, à cause de la monnaie nouvelle qu'on avait affaiblie. Le peuple indigné s'écrie que l'intérêt général est sacrifié à l'avarice d'un petit nombre, et qu'il ne souffrira point de pareilles fraudes; tandis que toutes les villes conjurent vainement le duc Philippe de Bourgogne de remédier à cet abus, les ouvriers de Gand prennent les armes, et, dans leur premier mouvement, après avoir tué quelques citoyens, pillent les maisons de ceux qui avaient pris la fuite : ils pénètrent dans la prison publique , délivrent les détenus , ne respectent pas les magistrats, et propagent la sédition dans toute la ville. Cet exemple devient contagieux; mais bientôt Tordre se rétablit, et les Gantois obtiennent leur pardon eu payant au duc une amende (3).
En i4^9 un faux monnayeur fut condamné, à Douai, à être noyé dans de l'eau bouillante (4). Un autre fut brûlé en 1 55j (5).
(1) Meyer., Rerum Fl. fol. 48 et verso.
(2) Ma ni l'est, dans Balen , Descript. de Dordr., in-4<>, 1677 , p. 5aa.
(3) Buïelin, Ann. Gallo-Fl., p. 399. — Loyetw , p. lao.
(4) Buwlin. p. 4o5.
L'argent, comme nous l'avons dit , avait alors une valeur v " ,enr d « énorme. L'abbë Chesquiere donne pour valeur intrinsèque au Jjjjjj», mouton de Vilvorde, ou au florin de Hollande qui avait cours en i4iQ, au moins 4 florins, 7 sols, 4 deniers, argent de Brabant (1).
Le rider d'or, appelé aussi rider (a) ou ridre de Bourgogne, frappé vers i436, sous Philippe-le-Bon , lorsqu'il eut pris le titre de comte de Hollande, valait, selon le même auteur, 6 florins, argent de Brabant, non compris les frais de fabrication, ni le droit de seigneuriage (3j.
Le noble Philippus, ou noble de Flandre, ou vieil noble, valait 11 florins, 5 sols, 4 deniers, sans compter les frais de fabrication, ni les droits de seigneuriage (4).
Le vieil lion d'or ou gouden leew, aussi frappé sous Philippe-le-Bon, et ce semble à Malines, avait pour valeur intrinsèque 6 florins, 19 sous, 1 denier (5).
Cousin, sous l'année i/joa, dit que vingt florins ou vingt p r u <i« iw> livres parisis étaient le prix d'un bon cheval de gentilhomme (6).
(1) P. i34. Uém. sur trois points importons de l'hist. monétaire des Pays-Bas. Brus. , 1786, in-8.
(i) 11 paraît que ces monnaies avaient cours en France ; Rabelais s'exprime ainsi, dans la fable du Bûcheron et Mercure: « En Cbinon il « change sa coignée d'argent en beaux testons et autre monnoye blanche : ■ sa coignée d'or en beaux saluts, beaux moutons blancs à la grande laine, « belles Riddes, beaux royaux, beaux esc us au soleil. •
Pantagr. prolog. du livr. IV.
(3) Ghesquiere, p. x43.
(4) Ihid. , p. 144.
(5) Ibid. p. 146.
(G) Hisu de Tournay. Douay, 1619 ao.tora. IV, p. i8!>.
L'an 1409 le comte de Flandre, à la prière des Flamands, érigea une cour de justice à Gand. Le président eut 5oo florins d'appointement et les conseillers 3oo ; l'avocat fiscal 3oo; le procureur-général aoo; le greffier 100 patagons; le receveur des amendes, qui en même temps exerçait les fonctions de notaire, aussi 100 patagons; les huissiers i5 patagons ; le gardien des prisons 3oo florins. Cette cour de justice fut abolie dans une émeute du peuple à cause de la longueur de ses procédures (1).
Le chapelain du magistrat de Mons, établi le i eP août i4i3, recevait 45 livres de gages, ce qui était alors une somme considérable , dit Bossu (a).
Le 9 mars i4a*, Philippe, duc de Bourgogne, promit au capitaine Jean Van Nykerke , qui avait conservé la ville et le château de Schiedam, sans avoir reçu de paiement, un écu par jour (schild) de Hollande, pour ses dépenses et celles de sa maison (3).
Arnoul, duc de Gueldre, avait été jeté dans un cachot par son fils Adolphe. Le pape et l'empereur chargèrent leduc de Bourgogne de faire cesser cet horrible scandale ; il somma donc les deux princes de venir s'expliquer à sa cour. Philippe fit offrir à Adolphe le titre de gouverneur ou mambourg de la Gueldre, avec tout le revenu, sauf la ville de Grave qui devait rester au père, avec trois mille Jlorins et
(1) Chron. de Fland. Brug. , 4 vol. in-fol., tom. 11 , p. i53. (a) P. ia3.
(3) Van Mieris, groot karter-boek, tom. IV, p. 896. — Recherches sur le commerce, tom. I, p. an, 1" partie.
AUX XV ET XVI SIÈCLES. ai3
autant de pension. « Ainsi, dit Commines, le tout lui eût » valu 6,000 florins avec le titre de duc comme raison était (1). » Ce serait aujourd'hui le traitement d'un simple agent du fisc.
Adolphe ne voulut pourtant point consentir à ces conditions; il se déguisa et partit, lui deuxième seulement, pour se retirer dans son pays. « En passant un pont auprès de Na- » mur, il paya un florin pour son passage. Un prêtre le vit » qui en prit suspicion , et en parla au passager ; et regarda » au visage celui qui avait payé ledit florin, et le connut; » et là fut pris et amené à Namur, et y est demeuré pri- » sonnier jusques au trépas du duc de Bourgogne (a). »
Adolphe paya peut-être pour son passage un florin de Gueldre ou un florin & Arnaud, frappé vers i4o6, et dont la valeur intrinsèque était de 5 florins, 2 sous, argent de Brabant (3). Ce fut cette munificence qui le trahit
Philippe-le-Bon mourut en 1467 et laissa dans son épargne* Ricb««.. 4oo,ooo couronnes d'or, et 7a,ooo marcs d argent; ses meubles , ses bijoux et ses pierreries se montaient à plus de 4,000,000 : trésor immense à cette époque (4).
On voit d'après l'état de la maison de son fils, composé en i474 P ar Olivier de la Marche, que la cour de ce prince,
(1) Coilett. de Mém., tom. XI , p. aag.
(a) Comra, , coll. de mém. . ion» XI, p. a3o. — Hist. ecclcsiast. Ducatûs Geldrise, auctore J. Knippenberg. Br. 1719, p. ia8.
(3) Ghesquiere , p. ifa. — Van Meteren dit que c'était un florin d'or, fol. 8 verso.
(4) Olivier de la MUrche, li*. I , ch. 3j.
une des plus brillantes de l'Europe, ne lui coûtait que deux millions de livres par an (i).
Altération de Les guerres qui suivirent la mort de Charles avaient fait a moooai.. j iausser j a mo nnaie dans tout le pays, et surtout la petite. Un patart était monté à 3 palarts et demi, un florin d'or à 63 patarts , ce qui rendait les marchandises et les vivres fort chers. Jean de Lannoy, abbé de St.-Bertin et quelques autres, ayant été chargés d'arrêter le mal, abaissèrent l'argent tout d'une fois, ce qui excita de grands troubles, car chacun cherchait à payer ses dettes, en donnant l'argent au plus haut prix.
Maximilien , roi des Romains et Philippe, archiduc d'Autriche, duc de Bourgogne etdeLothier, etc., rendirent à Breda le 14 décembre i4$9, une ordonnance qui abaissa l'argent de la manière suivante (2) :
• Rose noble 56 patarts.
Henri noble 5o —
Noble de Flandre 48 —
Lion d'or 3o —
Florin de Bourgogne a6 —
Rider de Bourgogne (3) a6 —
(1) Coll. de mém., tom. IX, p., 349.
(a) Tom. I des placards de Flandre , p. 447.— -Pontus Henterus, Austr. rer. , pp. 100 — 10a.
(3) L'abbé Ghesquiere estime la valeur intrinsèque de cette mon» naie à 6 florins de Drabant, et le noble de Flandre à 11 - 5-4 ; or, le rider vaut ici a6 patarts, et le noble de Flandre 48» il s'ensuit que le patart valait environ 4 sols 7 deniers.
AUX XV ET XVI SIÈCLES. ai5
Dacat a5 patarts.
Salut a5 —
Nouvel écu a4 —
Vieil écu *4 —
Écu de Bretagne et de Savoie. . . a3 —
Écu de Guillaume ar —
Florin de S*. André de Bourgogne, ai —
Florin de Reynsbourg ao —
Florin d'Utrechl 18 —
Florin de Namur 18 —
Scutkin a4 —
Rider de Gueldre 18 —
Florin de Dira mer ao —
Philippe d'or. i5 —
Florin de Bavière i4 —
Pistolet 11 —
Florin d'Arnoul (1) 10 —
Angelot 37 p. 16 mailles.
Ducat de Hongrie de 69 à 70 au M. 26 — Florin d'Allemagne de 74 à 75 au M. 187 — Écu de France au soleil de 7 1 au M. a4 — Le même de 7a à 73 au M. ... a3 —
Les Flamands opposèrent de la résistance aux dispositions de ce placard, car ils avaient beaucoup de dettes à payer. 1 Bruges fut forcée par un régiment allemand appelé la grand
(i) Il ne peut être question ici du florin dont nous ayons parlé toutà-l'heure , car dans ce cas le patart aurait valu en même temps 4 sols 7 deniers environ et to sols a deniers.
21G DU COMMERCE
garde , envoyé par le comte Engelbert de Nassau , gouverneur de Flandre. Cette ville souffrit beaucoup dans son commerce. Gand et Ypres furent ensuite réduites à l'obéissance (i).
Les effets de cet édit furent des plus funestes. Les receveurs laissaient accumuler les débets , bien sûrs de dédommager leur recette en attendant la commodité des débiteurs, et les étrangers se pressaient d'enlever des marchandises , dont ils étaient certains de ne payer que la moitié. Wagenaar rapporte un trait qui montre quel était dès-lors l'esprit des financiers. Les habitans de l'île de Texel étaient arriérés de 1800 florins envers Nicolas Karf, receveur de la Nord-Hollande. Cet homme ayant eu vent de la diminution des espèces, pressa ses débiteurs de s'acquitter, et feignant d'être touché de leur misère, il se contenta d'une obligation payable quelques mois plus tard. L'édit qui parut dans l'intervalle, doublant son capital, il recommença sa poursuite plus vivement, et ses débiteurs furent trop heureux de lui passer un contrat de cent florins de rente, pour sûreté duquel il se fit hypothéquer toute l'île. Ses héritiers jouirent de ce bénéfice jusqu'en i5o6, que le prince informé de la manœuvre, autorisa la commune à rembourser le contrat moyennant i£oo florins, poids léger (a).
n«*ov«rte L'or du Nouveau Monde semble avoir appauvri Charlesda Non««a Quint. Depuis la découverte de l'Amérique, c'est dans les • registres des contrôleurs des finances qu'il faut chercher l'o-
(1) Van Meterea , fol. 6 et verso.
(a) Vaderlandsche hist. , tora. IV, p. 262.
rigine de toutes les révolutions. — Le vendredi i4 mars i5i5, on célébra à Bruxelles, dans l'église de Ste.-Gudule, les obsèques du roi catholique Don Fernand. « Et furent célé- » breez, dit Remy Dupuys, tant de messes esdis autelz le » vendredi jour du service que fut possible depuys laube du » jour jusqucs à midy sans cesse ne intermission quelconques. » Si eust chascun prestre trots soulz (i). »
En i5ao l'argent était haussé de rechef.
au marc,
6o patarts.
ao —
Ducat d'Italie et Salut. .
Écu de France au soleil. .
Florin d'Allemagne ....
Réal d'argent d'Espagne.
Le patart alors ne valait donc plus environ que trois sols de notre monnaie de Brabant (a).
(i) Les exèques et pompe funerale de feu deternelle et glorieuse mémoire Don Fernande, Roy oatholicque, etc. , en ai feuillets in-4°.
(a) Ceci est confirmé par cette note de Ghesquiere : ■ Sous Charles- » Quint ce qu'on appelait en flamand ecnen stujrver, un sou, était une > pièce de meilleur aloi que nos plaquettes et qui pesait au moins onze » as de plus. - P. 1 3a à la note.
ai8 DU COMMERCE,
En i5a6 l'argent était déjà fort monté, de sorte qu'on permit que , pour environ trois mois , les pièces susdites eussent le cours suivant:
Réal d'or fin 68 patarts.
Carolus d'or —
Rose noble 97 —
Henri noble 86 —
Angelot 65 —
Lion d'or 5o —
Ducat d'Italie et Salut 43 —
Florin S*. André 33 —
Écu de France 4° —
Florin d'Allemagne 5a —
Le premier mai i5a7 tout devait être remis sur le pied précédent et au cours de l'an i5ao.
L'an i53i on renouvela encore, par placardée cours de i5ao , ce qu'on imita de temps à autre jusqu'en i548, où
les réaux d'or furent estimés à 63 patarts.
L'angelot 60 —
Celui de Bourgogne 38 —
Le Henri noble 80 —
L'écu de France 38 —
Le rose noble 90 —
Un nouveau changement s'introduisit en 157a.
Le double ducat eut cours à 84 patarts.
Crusat de Portugal » . . 4° —
Pistolets ou écus d'Espagne, écus d'Italie
et vieux écus 39 "
Écu d'or au soleil 4° —
Rose noble 96 —
Angelot 63 —
Louis d'or 48 —
Florin d'Allemagne ......... 3i —
Real d'or 67 —
Henri noble 84 —
Florin S«. André 3a —
Carolus d'or ai —
Vieux et nouveau souverains d'Angleterre. 60 (i) —
L'argent eut cours au même prix pendant presque toute la durée du règne de Charles-Quint. Ce prince qui , de même que François I er , recherchait l'alliance du roi d'Angleterre, - avait commencé par gagner le favori de ce monarque , et aussitôt après son avènement au trône de Castille, il avait fait à l'ambitieux et avide cardinal Wolsey une pension de trois mille livres (a).
En i586, le prince de Parme, maître d'Anvers, donna un autre cours à la monnaie. On le trouvera dans le tableau comparatif ci-après :
(1) Van Meteren, fol. 11 verso.
K 2) Robewion , tora. 1U, p. i58 (Amsterd- 177 1 ).