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Rose noble.
Henri noble.
Angelot.
Lion d'or.
Écu au soleil.
Florin S*.-André.
Ducat de Hongrie.
Florin d'or d'Allemag.
Pièce de 4 patarts.
Patart.
Réal d'or battu sous
Charles V.
Demi-réal.
Florin d'or de Ch. V.
Philippe.
Réal d'Espagne.
AUX XV ET XVI SIECLES. aai
Avec les tables que nous venons de donner on peut réduire, au moins approximativement, les sommes que l'on rencontre dans les écrivains contemporains, lorsqu'ils ont soin de spécifier la monnaie avec laquelle ils comptent. Nous avons tiré ces tables de Van Meteren qui a ramassé une foule de détails curieux, et qui doit être cru sur cette matière, ayant fait le commerce lui-même et suivi tout ce qui y avait rapport (i) ; d'ailleurs elles sont conformes aux ordon-
L'auteur des Recherches sur le Commerce a extrait d'un recueil imprimé en i6a4i la note suivante de celles qui ont' 0 été publiées en Hollande, sur les monnaies, pendant le XVI e siècle (a).
Placard concernant les monnaies de Tan . i5i3.
Id sur le cours des espèces ....... a janvier i5i6.
Id. ........ 5 août i5ai.
& • • • 4 mars i5aa.
Renouvellement et continuation des monnaies. i5 juin i5a/J.
Sur le cours des espèces . . a5 novemb. i5a5.
— Espèces d'or et d'argent 10 décemb. i5a5.
Id. — — i5 février i5a7.
Sur les monnaies, sans date, mais après le i er décemb. i53o.
Sur le cours des espèces 7 octobre i53i.
Id. 11 août i536.
Id. pour deux mois. 9 avril i53o,.
Espèces d'or et d'argent ia juillet i53g.
(1) Voyez sa vie a la fin de son livre, (a) Tom. I, 1" part., pp. i33-i34, à la
du Commerce,
^ Concernant la monnaie 19 octobre i54o.
/,/. — — 7 novemb. i54i-
jd, 6 novemb. i54a.
Pour frapper de» florins Caroli ai février i54a.
Défense d'une certaine monnaie d'or et d'argent. 5 mai 1 545. Ordonnance très-ample sur les monaaies. . . $ juillet i548. Concernant une monnaie nommée Angelot , de
la marque O. 16 novemb. 1 549.
Sur les blancs d'argent i4 février i54g.
Sur le cours des espèces a3 mars i55a.
ld. ........ la mai i553.
ld. \ m février i553.
Diminution sur le cours des espèces ao janvier 1 554.
Cours des espèces a3 juillet i555.
Continuation 27 décemb. i555.
ld. Très-ample. i4 janvier 1 556.
ld. — — a6 octobre 155g.
ld. ao avril j56o.
Une lettre de la duchesse de Parme concernant
les monnaies du 4 septemb.i56i.
Placard concernant la tolérance des espèces jusqu'à
la S«. Jean 1 566, et défense des espèces d'or et
d'argent qui ne se trouvent point évaluées. . aa juillet i564.
Il y en a encore du 4 juin 1567, du 3 décembre 1 575 , du 17 juillet 1578, du 4 mai 1579 et quelques autres.
inicrft d e L'intérêt de l'argent avait e'té* au XIII e siècle à 20 pour l'argent. cçnt et quelquefois à 3o; on ne connaissait pas encore les opérations de banque ; plus tard on sut faire un commerce productif avec l'argent d'autrui. Les marchands, dit Guicciardin, en s'emparant du numéraire, et prêtant à intérêt, ou
empruntant sans en avoir besoin . arrêtent ou facilitent, suivant leurs intérêts, la circulation des espèces (i). Les nobles mêmes exerçaient l'usure ou la faisaient exercer à leur profit. On l'appelait dépôt pour colorer la chose, et une ordonnance de Charles-Quint, confirmée par son fils, permettait que le dépôt se fit à un intérêt de.-ia pour cent, que l'on trouvait encore le moyen d'outrepasser (a). Ces princes permirent aux nobles et à ceux qui vivaient de leurs rentes de prêter de l'argent à 6 i/4 pour cent et même à 8. Vers l'année i56o, le cours de l'intérêt dans le public semble avoir été à 8 pour cent l'année (3). Les différentes négociations publiques d'argent qui ont été faites au commencement du XVI e siècle , paraissent le plus souvent l'avoir été au denier ia et 16. Cependant on trouve que, dans l'année i544î l es etats mêmes avaient été obligés de payer les intérêts à raison de ao pour cent l'année; en i554 au denier la ou 8 i/3 pour 100, en rentes perpétuelles, et au denier 6 en rentes viagères (4).
Le haut intérêt de l'argent suffit seul pour prouver que les produits du commerce étaient prodigieux. Ce qui le démontre encore, c'est le prix énorme des objets de première nécessité , dont se plaint Meyer (5). Dans les provinces moins riches que la Flandre, ce prix était moins élevé. En i5oi, au récit de Van Meteren, on avait en Zélande, une demi- Ci) Guicciard., t r « édit., orig. p. 118.
(a) Id., ibid. — Roberston , hist. de Charles-Quint, tom. II, p. 271.
(3) VaderUndwhe bis»., tom. VI, p. a3.
(4) ld. % ibid. tom. V , pp. 10 , 19 , 20 %>j5, 4oa, «te-
(5) Rer. Flandr.,fol. 46.
mesure de froment ( agtendeel) , une oie grasse, une livre de beurre et un pot (stoop) de vin de Poitou pour 6 patarts (i). Les mêmes objets coûtèrent néanmoins le même prix en Flandre en i5ai (a). (Voy. les articles particuliers des villes).
juif». Nous venons de voir qu'on avait triomphé du préjugé reli-
gieux qui proscrivait même l'intérêt légal. Les juifs, à qui on devait les lettres de change, n'étaient plus les seuls usuriers , eux qu'on appelait de Joden en Cawersynen (3). Il convient de remarquer cependant que ces juifs si méprisés, étaient quelquefois, dans les circonstances pressantes, mis en avant par ceux mêmes qui affectaient de les dédaigner. Quand le château de Luxembourg se rendit au duc Philippe-le-Bon e parla pour ceulx du chastel un juif, dit Oli- » vier de la Marche, qui demouroit dedans la ville et s'es- » toit rendu avecques eulx, lequel estoit homme prudent » et sage en sa loy , et firent appoinctement avec le duc de » Bourgongne ou ses commis (4). »
(1) Reigersbergen, ann. i5oi.— -Van Meteren, fol. 9. Cet auteur dit deux pots de yin de Poitou.
(2) Van Spaan, p. n6\
Étymologie. (3) Analyse du iném. de Mr. Verhoeven, p. 18. — Letymologie de ce mot semble être dans ce passage du Dante:
E perd lo minor giron suggella l>el segno soo e Sodomma e Caorta.
Boccace dit dans son commentaire sur ces vers, en parlant du penchant général des habitans de Cahors pour l'usure : Per la quai cosa è tanto questo lor mùerabile eserciùo divulgato, e massimamente appo noi, che corne l'huorn dice d'alcuno , egli e Caorsino, cosi s intende che egli sia usurajo.
Voyez aussi Du Cange, Gloss. au mot Caorsini.
(4) Coll. de Méra., tom. VIII, p. i3/f.
AUX XV ET XVI SIÈCLES. aaS