‹ Mémoire de l'évêque des Trois-Rivières sur les difficultés religieuses en Canada [microforme]Chapitre 17 sur 85 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

Question de l'influence-inäue.

Déclaration de l'Archeveéque et des Eveques

de ln Province ecclésiastique de Québec, au set de la loi électorale.

La premiere poursuite qui ait été intentée devant les tribunaux civils

contre le clergé pour avoir exercé sur les électeurs une influence-indue en abu-

Sc

sant de la chaire où autrement, est ceile qui eut lieu dans le comté de Charlevoix, diocèse de Québee, en 1876. La population de ce comté est à peu près ° toute catholique, et toutes les personnes qui ont pris part à cette poursuite, accusateurs, témoins et avocats Ctaient aussi catholiques. C'est un fait remarquable que toutes les poursuites ainsi faites jusqu'à ce jour contre le clergé, ont été le fait d'hommes catholiques appartenant au parti libéral. Jamais les catholiques non libéraux ni les protestants n'ont porté de semblables plaintes contre les prêtres.

La plainte des Hhéraux contre les curés de Charlevoix fut d'abord portée au tribunal de Mgr. l'Archevêque de Québec, C'était régulier; et s'ils eussent continué dans cette direction, ils auraient eu l'avantage d'obtenir justice sans violer les règles de l'Eglise, et sans manquer au respect qu'ils devaient, comme catholiques, au caractère sacré du prêtre et à son saint ministère. Mgr. l'Archevêque reçut sans difficulté cette plainte et fit commencer une enquête réguliere sur les faits incriminés, afin de constater jusqu'à quel point les allégués étaient fondés, et de rendre ensuite justice à qui de droit.

Ce fut alors que Na Grandeur demanda lopinion de ses suffragants sur cette épineuse affaire, et que je lui adressai la lettre reproduite aux pièces justificatives N.° V en date du 26 Mars 1:476, et que je prie Vos Eminences de lire.

Les accusateurs craignant sans doute de ne pas atteindre leur but, par cette voie, et redoutant la lumière et l'intégrité de ce tribunal, en retirèrent bientôt après leur cause, sous le prétexte hypocrite de la porter au tribunal supéfi rieur du St, Siège; mais en réalité pour en saisir le tribunal civil malgré la défense

qu'en avaient faite les évêques dans leur dernière Pastorale, et au mépris des Sts. Canons.

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