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“ règles qu'ils avaient à suivre pour faire de bonnes élections, des hommes dont “ l'influence pouvait être d'autant plus funeste qu'elle paraissait soutenue de #“ l'autorité de la dite Université.” (P. J. No. VII)
Malgré les reclamations des évêques et les promesses de Mgr. le Délégué de faire renvoyer ces Professeurs compromettants pour l'honneur de l'Université, on n'en à rien fait, ils sont encore aujourd'hui à leur poste.
Ces tendances libérales ont même pénétré jusque dans les rangs des prêtres de l’Université, et c’est là sans contredit ce qui a le plus contribué au malaise profond qui règne aujourd'hui dans le clergé de toute la province à cause du prestige et de l'influence de ces prêtres, non seulement sur les élèves du sance. tuaire et sur les laics instruits, mais sur Mgr. l’Archevêque lui-même, qui repose en eux une grande confiance, On croit généralement que c'est par suite de cette influence que Mgr. l’Archevèque s’est séparé plusieurs fois de ses suffragants sur des questions tres importantes.
Le clergé de la province s'est donc alarmé avec raison en voyant l'enseignement universitaire ainsi confié à des professeurs de toute croyance religieuse, et de tout principe politique-religieux. Les évêques eux-mêmes ont plusieurs fois exprimé leur manque de confiance en quelques uns de ces professeurs dont ils ont demandé en vain le renvoi.
IL. Le clergé accusé L'ignorance—Un autre fait qui n'a pas peu contribué à faire perdre à l'Université les sympathies du clergé, ça été la conduite de quelques uns de ses directeurs à son égard. Le clergé avait le droit d'attendre de cette institution appui et protection dans les difficultés qu'il rencontrait dans l'exercice de son saint ministère, et surtout dans les luttes qu'il avait à soutenir pour préserver les fidèles confiés à ses soins, des erreurs séduisantes des ennemis plus ou moins avoués de l'Eglise. Or loin de l'aider dans ces combats qu'il soutenait autant que possible conformément aux directions données par les évéques, ces prêtres de l'Université ne se gênaient pas de les contrecarrer et d'accuser les curés en général d'être des ignorants. Ces accusations d'ignorance contre le clergé canadien ont même été portées jusqu'à Rome, c’est de Mgr. le Délégué lui-même que je le tiens. Vos Eminences comprendront facilement combien de telles accusations étaient déplacées et propres à discréditer ce clergé et à le ruiner dans la confiance des populations. Elles étaient d’ailleurs injustes, comme j'ai eu occasion de le dire plus haut, car le clergé canadien est certainement aussi instruit que le clergé des autres pays catholiques ; c'est le témoignage que des religieux très compétents lui ont rendu,
LIL. Procès pour influence indue.—Mais le fait le plus grave a été celui des professeurs laïques de l’Université qui ont été les premiers à poursuivre les curés devant les tribunaux civils sous le prétexte d'influence spirituelle indue exercée
DT de SRE