‹ Mémoire de l'évêque des Trois-Rivières sur les difficultés religieuses en Canada [microforme]Chapitre 4 sur 85 · VAR 1: ED · texte numérisé non relu

VAR 1: ED

Au moment de la définition de l'infailibilité pontificale, il s'écrie :

Plaise à Dieu que leurs réjouissances (des Pères du Concile) ne soient pus le signal du Schisime.( Zune, 4 Juin 1870).

Les passions religicuses menacent l'avenir plus qu'elles n'ont affecté le passé, IE aura encore et toujours des charlatans pour les exploiter, Les hommes sincères, ceux qui savent concilier les nécessités de la vie pes litique et civile avec les besoins de la vie de l'âme, ceux-là resteront avec nous pour protéger les masses contre

les aberrations et les complots de têtes folles et perverses, (Pays, 9 Juin 1870).

Voici comment le journal Hibérai traite les évèques canadiens à la même date :

Le l'ape se réconcilie de gré où de force avec les aspirations de son siècle et de son peuple. Sex lion

tenants ici ne se réconcilient avec rien, et, S'ils sont sincères, ils devront bientôt attaquer les actes de celui qu'ils viennent de déclarer infaillible, Où le Pape à tort d'accepter la situation qui lui est faite à Rome, ou l'on a tort ici de maintenir une situation qui menace perpétuellement l'ordre civil et politique, et aspire à le contrôler au

nom des prétendus principes religicux. (lus, T Oct. 1870).

L'impitté du Pays et sa haine de l'Église peuvent se résumer dans cette phrase qu'il osait imprimer en 1862:

Le Pape n'est qu'un mendiant sanguinaire qui salit tout ce qu'il touche.

L'Avenir et le Pays se publiaient à Montréal où se trouvaient les chefs les plus influents du parti Hbéral, mais il ne faudrait pas conclure que ce mouvement anti-religieux qui s'était organisé dans cette métropole du Canada en 1848, était limité à cette région. Au contraire ces deux journaux qui étaient les orgunes reconnus du parti libéral, trouvaient de trop nombreux abonn£s dans toute l'étendue de la province de Québec. Ce fut au point que l'on fonda un nouveau journal libéral à Québec intitulé le National. Il parut en 1855 et dès son début il eut le soin de se ranger sous l'étendard de l'Avenir.

Un pas immense a été fait depuis la fondation de PHeenir ; mais la route est encore longue et si la jeunesse se laissait endormir, le fruit de six années de travail pourrait être perdu... Nous souhaitons LE AUULSS à notre confrère, rédigé d'une manière à faire honneur à la presse française et 4 devenir un appui remarquable du parti démocratique, (Wational, 11 Déc. 1855).

Voici ce qu'il écrivait sur la question italienne le 9 Septembre 1856 :

Vous avez-lu comme nous avec émotion l'adresse que les étudiants de Paris ont envoyée aux journaux anglais pour les féliciter de leur zèle à prendre en main la cause italienne. Us rendent hommage, disent-ils, à ln puissante assistance qui leur a été donnée par toutes les presses libres de l'Europe et par la presse la plus libre

de toutes, la presse anglaise. Nous tenons, nous aussi, à remercier les journaux de notre pays qui s'associent

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