‹ Mémoire de l'évêque des Trois-Rivières sur les difficultés religieuses en Canada [microforme]Chapitre 7 sur 85 · D TD RE D AIMER TE DU SU · texte numérisé non relu

D TD RE D AIMER TE DU SU

C'est le libéralisme, vingt ans écrasé, qui en sa personne monte sur Le plus haut tribunal du pays

Le Vulional, de son voté, s'objecta à ce que l'on mit de coté les vrais chefs du parti-libéral, les anciens rouges, et il dit :

Aux vieux soldats lu récompense de leur courage, aux nouvelles recrues la reconnaissance d'abord, et

ultérieurement lu récompense,

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{l s'irrita beaucoup du rapport d'un journal catholique sur l'aflaire de l'enterrement dans le cimetière catholique de l'excommunié Guibord, et il finit par tourner seandaleusement en ridicule la peine de lexcommunication, d'accord

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n cela avec son ami le Bien Public :

l'our étre tolérant, disait cette dernière feuille, il faut dévier des vraies principes, et S'exempter de pratiquer les enseignements de l'Eglise,

our les Hbéraux de vielle-roche, qui étaient toujours l'âgne du parti, l'or-

sance reconnu a été la Patrie, qui est aujourd'hui l'organe ofliciellement recon-

| nu de tout le parti libéral. Cette triste feuille à pour rédacteur et propriétaire un moine défroqué, devenu apostat et franc-maçon.

Voici ce qu'il disait de lui-même en Janvier 1878, en réponse au Protecteur Canadien :

Eh bien, Protecteur, redites Le à vos lecteurs :

Lo, Nous sommes franc-maçon, ét méme franc-maçon avancé,

vo. Nous sommes libéral, et même libéral avancé,

so, Nous sommes l'admirateur enthousiaste des principes de la révolution française, et partisan de la aléclaration des droits de l'homme,

Pour donner une idée des principes de cette feuille libérale, il suffit de citer l'article suivant de l’un de ses confrères, La Minerve.

D'un côté la Patrie de Montréal, principal organe des libéraux canadiens français, n'a pas eu un mot de blâme ou de respect pour la persécution dont les ordres religieux sont victimes de la part du gouvernement républicain en France. Au contraire, elle n'a toujours eu que de l'encens à brûler en son honneur et en l'honneur de ceux qui l'appuient. Pas plus tard que mardi dernier, conseillant à ses lecteurs de fêter l'anniversaire de la lugubre date du 14 Juillet, date qui ouvrit l'ère des massacres de la sanglante révolution française, elle

disait: “ Demain sera célébré la fête nationale de la France. Un immense jubilé attestera la vitalité de Ja

grande nation qui a été Le Hambeau de la civilisation, et qui « érigé l'humanité dans la voie ouverte par la révolution. (Winerve 19 Juillet 1880.)

Le 7 Mai 1880. La Patrie disait :

La Minerve, parlant du correspondant de l'Unier, s'écrie avec une naïveté dont un Conseiller législatir est seul capable : “ Nous ne doutons pas qu'avec le libéralisme qui le distingue, il aurait préféré Victor Hugo à Veuillot, ou Gambetta à Lucien Brun, où Jule Ferry au Comte de Mun.”

Mais sans doute, brave homme! et nous aussi! Il n'y a que de profonds ignorants ou des Tartufes de métier qui peuvent mettre ces hommes la en comparaison.

Le Canada catholique,—ajoute la Minerve,—n'a rien à faire avec {a France révolutionnaire. Ecoutez, hommes à bons principes! Les révolutionnaires en France sont d'abord les communistes qui dénoncent Gambetta, les Baudry d'Asson, les Cuneo d'Ornano et les Cassagnac qui regrettent 1e casse-tête ; et puis les de Mun, les Lucien de Brun, les Chèsnelong et les Veuillot qui conspirent avec les Chambord. Voilà les révolutionnaires français du jour. Libre à vous de les adorer; mais vous n'avez pas le droit de nous les imposer: et sion le

tente, il y aura des protestations énergiques et significatives, soyez-en surs ! (Patrie, © Maui 1880).

Ce rapide examen de la presse libérale démontre qu'il existe réellement au Canada depuis une trentaine d'années un parti qui s’est donné la triste mission d'y faire prévaloir les idées subversives de la France, de battre en brèche les doctrines de l'Eglise sur les rapports des deux puissances et d'attaquer ouvertement le Clergé.

Par conséquent ve parti, qui a pris le nom de parti libéru!, n'est pas seulement un parti politique maïs encore un parti anti-catholique dont le Clergé à eu aison de combatÿre les doctrines perverses et les tendances dangereuses, afin de préserver les Fidèles confies à ses soins, d'une séduction aussi funeste.

Enseignement et direction donnés par les Evéques de la province de Québec touchant la polilique.

L'enseignement constant des Evéques de la Province sur la question qui nous occupe ici, n'a pas varié depuis une trentaine d'années. Sans cesse leur voix se fait entendre soit dans les Convciles, soit dans les lettres pastorales ou autres documents pour prémunir leurs ouailles contre un ennemi qui n’est que trop visible à leurs yeux. Les extraits suivants que je me permettrai de mettre sous les yeux de Vos Eminences, forment, si je ne me trompe, un ensemble de preuves bien difficiles a renverser.

lo. Extraits du Règlement disciplinaire adopté dans le second Concile provincial, en 1854.

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