‹ Mémoire de la baronne d'OberkirchChapitre 93 sur 220 · II · texte numérisé non relu

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206 MÉMOIRES DE LA BARONNE d'OBERKIRCH.

mement cette pauvre chère princesse Frédérique; je restai près de sa mère pour mêler mes larmes aux siennes, et lâcher d'adoucir Tamertimie de sadouleur.

Madame la princesse de Montbéliard connaissant mon dévouement pour cette jeune princesse, et l'amitié qu'elle me témoignait me donna pour souvenir un des tahleaux en découpure faits par l'artiste de Genève. Il représente la princesse assise devant une table et jouant avec son chien. Elle occupe la droite du tableau et a derrière elle son mari le duc de Holstein ; à la gauche se trouve assise madame la princesse de Montbéliard sa mère, et, au milieu, le prince Ferdinand son cinquième fils, âgé de vingt et un ans. Tout cela est d'une ressemblance parfaite et sera gardé précieusement toute ma vie.

Après un mois passé près de la pauvre mère, il fallut pourtant revenir à Strasbourg. L'année commença mal par la mort de Casimir de Rathsamhausen, prince abbé des chapitres nobles réunis de Murbacli et de Lure. Il mourut juste le l"janvieràGuebwiller, en odeur de sainteté parmi les catholiques; il le méritait par ses vertus et sa bonté. Ce fut encore un chagrin pour le prince de Montbéliard qui l'ai-mait beaucoup. M. d'Andlau , abbé commandataire de Lure, était aussi fort malade. Ce bénéfice de dix mille livres de renies éveillait bien des am^ bitions.

Je reçus une lettre de madame la grande-duchesse au commencement de l'année, toute pleine de

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