‹ Mémoire de Priscille Quertier de Guernesey: conforme aux extraits de son journal et de ses lettresChapitre 12 sur 19 · AU MÊME FRÈRE ET SŒUR · texte numérisé non relu

AU MÊME FRÈRE ET SŒUR

25 Octobre 1869.

Je suis à-peu-près comme de coutume de corps, mais mon esprit repose dans la paix et dans le calme, et je suis soimiise à la volonté de mon précieux Sauveur, soit la vie, soit la mort qui m'attende, et par sa lumière au-dedans de mon cœur, je ressens être une brebis de sa bergerie, car il me favorise par de si précieuses consolations, qui me rendent heureuse et tranquille, ^'Car nous n'avons point ici de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est avenir." Oh l j'ai été rempHe de joie en entendant lire votre lettre ; et j'espère que le Seigneur me fera la grâce de pouvoir vous encourager. Prenez courage, mon ûrère et ma sœur. Tous ceux qui prennent les épreuves et les afflictions que l'on rencontre dans cette vie avec pg-tience, en recevront la bénédiction du Seigneur. Il y a un commencement à penser à notre salut, après, c'est la persévérance que le Seigneur bénit. Continuez à vous faire un devoir de lire journellement . une portion des Saintes-Ëcrituxes, car toutes les promesses qui y sont contenues sont si encoufâ^antes et si douces quand, on en est éclairé, comme celle-ci: '^ Je ne vqus laisserai poiiU.orpheluis, je viendrai à vousi et si vous me cherchez vous me trouverez!" Oh! il n'y a qvi'àciroire à l'Evangile et nous sentir pécheurs devant Pieu, et le confesser avec, un cœur pénit^àt» alors la voix céleste de l'Ëvangile se fera entendre, daxis nos âmes, par des consolations qui appcntent la paix.

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La foi en Jésus-Christ est un don de sa grâce, afin de né pas se glorifier, mais de lui donner toute la gloire. J'espère que la Providence agira en vous, et vous fera prospérer. Quand nous pensons à son grand amour, de sacrifier sa vie précieuse afin de nous acquitter notre dette, qui est le péché, et de plus, nous faire obtenir la vie étemelle, et pour nous £ure semblable à lui en corps glorieux, saints et sans péché. Oh ! que la chose est digne qu'on y pense sérieusement, car iciobas, si nous recevons les afflictions, dans l'espérance qu^ c'est pour notre bien, nous devons nous réjouir de ce que le Seigneur nous fait sentir son châtiment; comme un père châtie son enfant pour son bien, ainsi le Seigneur agit afin qu'on s'humilie et qu'on se repente et qu'on ne croie pas qu'on est pour vivre toujours dans ce monde de vanité et d'épreuves. " Je reprends et châtie tous ceux que j'aime, aie donc du zèle et te repens, dit Jésus." . J'espère que cette lettre vous encouragera de plus en plus dans la bonne voie du salut, afin que nous nous rencontrions tous un jour dans la gloire, pour y chanter les louanges dues à l'Agneau pédant toute l'éternité. Bien vous soit.

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