‹ Mémoire de Priscille Quertier de Guernesey: conforme aux extraits de son journal et de ses lettresChapitre 13 sur 19 · À SON MÊME FRÈRE A · texte numérisé non relu

À SON MÊME FRÈRE A

19 Octobre 1869.

Je suis passablement bien pour moi, et aussi le reste de la famillei

Je t'écris en pensant que ee que je vais te mentionner pourrait te faire méditer sur le salut de ton âme, qui vaut considérablement mieux que des mille mondes ; nous ne connaissons pas les pensées de l'Etemel; cette lettre pourrait être un moyen de te faire connaître le besoin que tu as, comme un pauvre pécheur, de te confesser et de t' humilier devant ton Père Céleste, qui attend pour te faire grâce ; mais, mon cher &ére, prends eoiirage, tâche de sentir ton péché ;

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r amour de JèsnB l'a fitit descendre du lieu de sa gloire pour mourir, afin de sauver ceux qui s'humilieront et se confesseront pécheurs devant lui; car c'est un don qu'il nous fait par sa grâce, afin que nous lui rendions toute la gloire.

Je désire te racoiiter ce que je songeais l' avant-dernière miit^ ce n'est qu'un songe, mais il me semblait te voir un corps sans vie. Je ne veux pas t' attrister, mais supposons qu'il en fut ainsi, où serait ton âme ? Oh ! qu'il est néces* sairé d'y faire une sérieuse attention, et d'écouter la voix du Saint-Esprit qui parle dans nos cœurs, qui nous fera comprendre l'amour de Jésus pour nous indignes que nous ionUnes ; il a été injurié et maltraité pour nous, ses ennemis, afin de sauver tous ceux qui se reconnaîtront pauvres pécheurs devant lui, rendons-lui toute la gloire qui lui est due pour ce don inestimable de la vie étemelle, en sacrifiant sa précieuse vie, et en mourant sur la croix pour nous. Oh travaillons, toi et moi, et tous, afin que nous soyons des brebirtle la bergerîje céleste. Bien te soit.

AU MÊME FKÈRE A E

2e Octobre 1869.

J'ai eu une petite mesure de rétablissement accordée, mais maintenant je recommence à n'être pas si bien : gloire soit à Dieu, il me semble en t' écrivant que je pourrais m' envoler à mon précieux Sauveur. Cette après-midi je me trouve si remplie d'amour que je voudrais confesser mon Dieu à droite et à gauche. Oh ! quel bon Sauveur j'ai trouvé, mon eher firère, aie im profond désir de devenir une des brebis de ce bon Berger qid paît son troupeau» et persévère dans la comudssance de la Térité, et tu seras nourri dans les gras pâturages de ce bon Berger, la chose est digne qu'on y pense sérieusement, je le vois si elair maintenant. OoMn Seigneur et mon Dieu, que ferai«je en reeevant tant de tes

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bènédiotioius ! prends courage, mon cher, afin d'être connu

pour un agneau de sa bergerie, et marche dans le chemin

de la vérité et de la vie, et que nous soyons éclairés «t

conduits par son Saint-Esprit, et enfin, qu^un jour, nous

nous rencontrions dans la gloire, .pour n'être jamais séparés.

O que le Seigneur soit béni et exalté par dessus toutes choses

à jamais,

** Qu'on le confesse et qu'il agisse.

En mettant des âmes en paix*"

Accepte les souhaits et les désirs de ta sœur bien-aimée.

À TOUTES MES CHÈRES PETITES œMPAONBS lyÉCOLE.

27 Octobre 1869.

J'ai tant de choses sur mon esprit que je ne sais que faire pour confesser mon précieux Sauveur. Il me semble que je voudrais vous le faire comprendre, en vous disant pleinement, mes chères petites sœurs, et en vous exhortant de ne pas vous conformer au monde, vous êtes jeunes afin de ne point devenir enracinées dans les vanités de ce présent siècle, car toutes choses d'ici-bas, les coutumes, les plaisirs et les joies, tout périt ; mais la joie de pouvoir dire que Jésus est son Sauveur, et que Dieu est son Père Céleste, est précieuse et permanente. Maintenant que je suis sur im lit de maladie, peut-être plus près de la mort que je ne le pense, si je n'avais pas Jésus mon précieux Sauveur pour me consoler ; que pourrais-je faire dans ces moments d'épreuves ? Ma. position, mes chères petites, je ne l'échangerais pas pour mille et mille mondes, puisqn' encore les jouissances des mondes se passeraient, mais quand je serai avec mon Dieu ce sera pour l'éternité, ou mille ans sont comme un jour, tant c'est une place d'amour, de paix et de joie durable. Oh! il n'y à qu'à vouknr iedre la volonté du Seigneur, et ne pas se plaire dans toutes sortes d'amusements finvoles, mais d'être sage,

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désirant devenir meilleurs et de n'avoir point honte de Jésus, ni de se croire assez bonnes, car pour aimer Jésus il nous faut le confesser son Sauveur, et faire ce qui lui est agréable. Oh ! je vois par grâce et par le Saint-Esprit qui m^éclaire, la di£[erence qu'il y a de servir Dieu ou de ne le servir pas ; je le trouve une chose si facile ; oui, un secours fort aisé à trouver, comme dit David, oh! que je suis heureuse, contente et en paix, que si c'était la volonté du Seigneur de m' appeler d'un moment à l'autre, je n'aurais qu'à me laisser comme un oiseau apprivoisé dans les mains de son nourriseur. Que la gloire, et la louange, et la force soient rendues à mon précieux et charitable Sauveur ; car c'est un don de sa grâce d'avoir mourut sur la croix pour de tels pécheurs que nous, et nous n'avons pas sujet de nous glorifier en rien, sinon en la croix de notre Seigneur Jésus- Christ.

Humiliez vous, vous dofit la conscience

Vous appelera à la voix de pénitence ;

En lisant cet écrit, y bien penser.

Et vraiement pécheurs se confesser.

Accueillez, mes chères compagnes, les désirs et les souhaits les plus sincères de votre amie.

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