À SON FRÈRE ^J ET A SA SŒUR E
11 Juin 1869.
Il m'est venu à l'esprit de vous écrire quelques lignes, pour TOUS donner des idées comme je me trouve mM^ton^nt sur mon lit de maladie. Je suis bien ùable et ma santé décline, mais par grâce je suis une brebis de la bergerie du Seigneur, je m'attends à la mort, qui est peut-être Inen près ; mais tous les liens qui m'attachaient à la terre sont rompus. C'est maintenant Jésus qui ^est mon grand soutien et toute ma confi^noe. Oh ! je tarde à déloger pour chanter ses louanges; mais il &ut que je sois patiente,. et qne j'attende son bon plaisir, pour quand il me dira : c'est assez.
PBISCILLE QUEBTIEB. 145
monte ici. Oh! combattons le bon combat de la foi, et servons tous ce bon Sauveur, tandis que nous sommes en santé et en vigueur, puis quand le dernier moment de notre vie ici-bas approchera, vous et moi, nous puissions nous mettre avec une pleine confiance entre ses bras, afin qu'il nous conduise dans son Boyaume Céleste.
P. S. — Je suis bien reconnaissante pour le présent que vous m'avez envoyé, il me sera bien utile.