‹ Mémoire du Sieur de Ramezay, commandant à Québec, au sujet de la reddition de cette ville, le 18e septembre 1759 [microforme]Chapitre 24 sur 27 · HR LE · texte numérisé non relu

HR LE

bardée et canonée depuis le 12 J'uïllet dernier, et investie du treize du mois de Septembre, après la perte d'un combat et la retraite de l’armée qui couvrnit la place; et après avoir fait lecture des ordres de M. le Mauis. de Vaudrueil, Gouverneur Général, il a été vérifhé que cette place, peu succeptible de défence, étant fermée en partie d’une simple palissade, auroit pu par son artillerie et ses munitions de guerre, résister quelques tems aux efforts de l’ennemy, si la partie des vivres s'était trouvée aussi abondante; mais, les états produits par les commis du munitionnaire géuéral et les recherches exactes faites chez les différents particuliers de la ville ont prouvé, qu'il ne restait en vivres de toute espèce qu'environ quinze ou seize mille rations ; les dites rations réduites à la moitié et même au quart, pour nourrir plus de six mille bouches, dont deux mille deux cent combattants, soldats, miliciens, ou matelots; deux mille six cent femmes, ou enfants; mille à douze cents hommes aux hopitaux, employés, communautés d'hommes et de femmes, ou prisonniers de guerre. D'après cet exposé, M. de Ramezay, président en sa qualité de Lieutenant pour le Roy dans la place, a requis Messieurs le Chevalier de Bernetz, Lieutenant Colonel d'infanterie, le Chevalier Doms, Delestang de Celles, Daurittan, Daubrepy, de St. Vincent, De Parfouru, de Bigart, de Marcel, Capitaine d'infanterie; Messieurs de Fiedmont, de Luzignan, Capitaine d'artillerie, de Cerry, et de Pellegrin, Capitaine de port. M. de Joannés, Capitaine Ayde-Major au Régiment de Languedoc, Major de la place, de donner leur avis par écrit pour décider sur le parti à prendre dans la conjoncture présente, lesquels ont opinés comme il suit:

Vû l'exposé du conseil de guerre, et les raisons qui ont obligé M. de Ramezay de l’assembler, je ne vois point d’autre parti à prendre que de tâcher d'obtenir de l’ennemy la meilleure capitulation qu'il sera possible. À Québec, le 15 bre 1759.

(Signé,) PELLEGRIN.

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suit :

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Vâû le manque total de vivres; étant sans aucune espérance de secours, mon sentiment est de remettre la place, et d’en sortir avec le plus d'honneur que nous pourrons. A Québec, ce 15 bre

Re emtaren Pre …

(Signé,) MaizzeBousT CERRY.

L'investissement de la place fait, les batteries de l'ennemy au moment de jouer, sans espoir de secours; l’armée qui nous couvroit s'étant repliée, comme nous en pouvons juger par le mémoire instructif de M. le Marquis de Vaudreuil à M. de Ramezey; menacé de famine sous deux jours, j'opine qu'il est tems de composer avec l’ennemy pour pouvoir obtenir des conditions honorables qu'il nous refuseroit s’il étoit instruit du manque de vivres où nous nous trouvons. À Québec, le 15 Tbre 1759,

(Signé, ) LusieNaN, fils,

De réduire encore la ration, et pousser la deffence de la place jusqu’à la dernière extrémité. A Québec, le 15 7bre 1759.

(Signé,) FrepMonr.

D’après l’exposé de M. de Ramezay, le seul article de vivres me détermine d’opiner, qu’il n’est guère possible d'attendre une plus grande extrémité pour tâcher d'obtenir de l’ennemy la capitulation la plus honorable possible: tel est mon avis A Québec, le 15 bre 1769,

(Signé,) Manrrer,

Và l'extrémité où la place se trouve réduite pour les vivres, mon avis est, de demander à capituler. A Québec, le 15 Tbre

(Signé,) Braarr,

Và les raisons cy-dessus exposées et prouvées, et après avoir réduit la garnison de cette place à la plus petite ration, mon avis est de capituler, À Québec, ce 15 7bre 1759.

(Signé,) PARFrOURU,

Vû l'exposé qui nous assemble, le dénombrement des vivres, la quantité de bouches qui est dans cette place investie de toutes parts, je conclus qu’il est à propos d'obtenir de nos ennemis une capitulation aussi avantageuse qu'il sera possible. A Québec, le 15 Tbre 1759,

(Signé,) Sr. VINCENT.

Va l'exposé et le peu de vivres, je conclus à capituler le plus honorablement qu’il sera possible. À Québec, le 15 7bre 1759.

(Signé,) DAUBREPY.

L'extrême disette des vivres où est la place, l’impossibilité d’en recevoir, et de très-mauvaises fortifications délabrées, m'oblige à opiner qu’on obtienne au plutôt une capitulation honorable aux armes du Roy, et dans laquelle les trouppes réglées soient libres d'aller rejoindre leurs corps. À Québec, le 15 7bre 1759.

(Signé, ) DAURILLANT.

Va le peu de vivres qui sont dans la place, nous devons tâcher de faire une capitulation honorable. A Québec le 15 7bre 1759.

( Signé,) De L'EsrAnG DE CELLES.

Sur le compte qui a été rendu, le conseil de guerre assemblé, la disette des vivres où se trouve la place, mon avis est de faire des propositions. À Québec, ce 15 7bre 1759.

(Signé, ) LE CHER. Dos.

J’opine, attendu la disette des vivres qui nous manquent totalement, de capituler aux conditions d'obtenir du général Anglois la meilleure capitulation et la plus honorable. A Québec le 15 7bre

(Signé,) LE CHEVALIER DE BERNETZ.

Vâ l’état des vivres qui prouve qu’il ne peut y avoir de vivres que pour six à sept jours dans la place en réduisant la ration au

quart, et qu’en faisant sortir même les femmes et enfants, cela ne pourroit prolonger que de peu de jours la reddition de la place, mon avis est, qu'après avoir fait sortir de la ville un détachement choisi d'environ six cent hommes, plus ou moins, pour rejoindre et renforcer l’armée, le reste pris par préférence sur les miliciens de la ville et gouvernement de Québec, capitule pour obtenir suivant les instructions de M. le Marquis de Vaudreuil les conditions les plus honorables. À Québec, le 15 7bre 1759.

(Signé,) JoANNés.

Vû les instructions que j'ay reçues de M. le Mauis. de Vaudreuil, et la disette des vivres prouvée pat les états à moy donnés et recherches que j'ay fait faire, je conclus à tâcher d'obtenir de l'ennemy la plus honorable capitulation, À Québec, ce 15 ‘bre

(Signé, ) DE RAMEZAY.

Pour copie collationnée, conforme à l'original, (Signé,) ne RAMEZAY.

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