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c’est l’abscisse, dans la courbe primitive, du point

Fig. .9. — Dérivée seconde de la courbe (fig. 7).

d inflexion qui nous intéresse et l’abscisse du maximum dans la courbe dérivée (5).

fiS

La dérivée première ~ a un sens précis; elle mesure ce que

l’on peut appeler improprement une vitesse d’établissement, 1 évolution de la sensation dans le temps pour un excitant donné et aussi l’énergie d’un courant induit : elle est liée par une relation simple à une autre sensibilité, laquelle indique l’évolution

de la sensation par rapport à l’excitant i, soit —, au bout d’un

di

temps donné, qui est la dérivée des courbes psyclio-pbysiques, et que nous n’avons pas à considérer ici.

Nous avons donc cherché à interpoler les courbes d’établissement de la mémoire par des équations de la forme

y — Y(1 — e-Pfff.

Comme on le voit par le tableau ni (2e partie, Ij, les résultats sont satisfaisants et l’on peut conclure que les courbes d’établissement de la mémoire ne diffèrent des courbes d’établissement de la sensation moyenne que par une échelle beaucoup plus étendue des temps, proportionnelle aux durées d’établissement de la sensation.

L’histologie du neurone, en nous renseignant sur la plasticité de ces éléments, a conduit IL E. Ziegler (*) à supposer un renforcement et une multiplication des ramifications des neurones du fait de la transmission du courant nerveux: d’où la formation de fibrilles nouvelles qu’il appelle voies embiontiqnes, dues à l’évolution individuelle et bien différentes des voies cléronomes, dues au développement phylogénique de l’espèce : ce sont les voies anastomotiques et èpaphèiques d’Ernest Solvay, sur lesquelles ce penseur avait fondé toute une électro-physiologie cérébrale (1 2). Complété par l’hypothèse (I’Ostwald, le fait

(1) Institut Solvay. Physiologie. Travaux du laboratoire, tome III, 3,

(2) Discours sur le rôle de l’électricité dans les phénomènes de la vie animale. Bruxelles, 1893.

LE CALCUL

qu’un grand nombre de neurones spécialisés est indispensable a l'établissement d’une sensalion complète suffît à l’intelligence des phénomènes de mémoire et d’oubli. Les traces de la mémone s’établissent et s’évanouissent avec la combinaison chimique et ce sont les traces qui se seront établies avec le moins de sensibilité

(la sensibilité ~ grandit moins vite avec le temps quand le degré

de S augmente (4) ) qui s’évanouiront en dernier lieu dans les neurones spécialisés, parce que, localisées dans un plus grand nombre d'éléments, elle représentent des masses chimiques plus

considérables.

4. La mesure de l’oubli par la méthode des « économies — Ebbingiiaus mesurait l oubli par la différence entre les temps nécessaires pour rapprendre une série de syllabes complètement oubliées à des époques t et le temps obseï vé lois de l’acquisition primitive ; ces différences qu il appelle économies vont décroissant : elles peuvent s’exprimer en pourcentages y. Il interpolait ses expériences par l’équation

log tc

que l’on peut écrire

log y = log K — c log log t.

M. Henri Pièron a appliqué la même méthode à la recherche de la loi d’évanouissement des traces mnémoniques chez les Lymnées, à la suite d’obscurations : il interpole ses nombres par une expression

K’ (log t )

ou c' < 0, tandis que c > 0. L’évanouissement est plus rapide que dans les expériences d’EBBiNGHAUs.

p) Sensation et Énergie, § 6, lig. 13. Pour les sensations de degré plus élevé, la loi d’établissoment prend la forme

St = S0 (1 — e-fs®)T. avec y > 2 ;

les dérivées dans ce cas présentent un point d’inflexion dans leur période d’établissement,.

Soient, au temps t, n obscurations nécessaires pour que l’animal ne réagisse plus ou bien n lectures pour apprendre des syllabes ; au bout du temps t', il faut un nombre d’excitants

n' <n\ — — — ost une économie ; au bout du temps t" > /', il

faut n" excitants > n' ; l’on a : n ~ 5 * * * * * 11 ' -n ~ n' • l’économie

décroit jusqu’à zéro. Il y a dans cette méthode un « test » intéressant de l’oubli, mais non des mesures rigoureuses, car on réapprend à chaque t ; la persistance inconsciente est augmentée, 1 oubli diminué par ces réapprentissages successifs. A un autre point de ■vue, la méthode implique cette simplification et cette hypothèse arbitraires que la mémoire est mesurée par des nombres d’excitants ou, ce qui revient au même, par un temps. L’équation d’EBBiNGHAus indique une décroissance trop lente de la persistance mnémonique.

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