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Interpolation de la loi de l’oubli par unê formule

psycho-physique. — Nous avons au contraire une mesure

de la persistance mnémonique avec l’erreur absolue y que l’on commet en reproduisant le trait qui, dans les précédentes expériences sur la mémoire, a servi de lest (108mm), à des temps variables, comptés à partir du moment de la reproduction exacte. Il est vrai que cette méthode ne nous fournit pas une mesure de l’oubli total : mais nous pouvons tracer le début des courbes assez loin pour vérifier les données théoriques.

Voici comment ont été construites les courbes [fig. La

persistance mnémonique est donnée par la relation

y étant l’erreur absolue. C'est la colonne 3 de nos tableaux ivvjii (2e partie, I). Les ordonnées sont négatives et croissent en valeur absolue, ce qui correspond à la croissance continue de l’erreur. Nous les transformons en ordonnées positives et décroissantes, y2, correspondant à une décroissance continue de la per-

LE CALCUL

sistance : d’où, deux nouveaux axes, 02x2, 02iy2, axes définitifs de la courbe de persistance mnémonique.

L’établissement de la mémoire étant assimilable a l’etahlis-

],jg io.— Courbe de persislanee mnémonique (Soli).

sement de la sensation, il est naturel de penser que la loi de la persistance mnémonique ne diffère pas de la loi de persistance de la sensation.

L expérience indique pour celte loi une expression de la forme

(7) y — Ye -

V é,anl l’énergie de la sensation au temps x (').

o js

■Ao

-Sa

lo

Fig. 12. — Courbe de persistance mnémonique (Lag).

(') Psycho-physique et Énergétique ( Institut général psychologique, 1909, Bulletin I).

LE CALCUL

Nous avons donc cherché à interpoler les courbes par cette équation et, comme on peut le vérifier par le tableau ix, les résultats sont satisfaisants.

6. Justification théorique. — Considérons la courbe dérivée de la courbe d’établissement de la sensation et de la

cl S

mémoire. Les ordonnées représentent L — , c’est-à-dire les

dl

vitesses d’établissement ou les valeurs du progrès de la sensation par rapport au temps pour un excitant défini.

Fig. 15, — Courbe schématique (l’évolution do la sensibilité positive en fonction du temps.

En t [fig, 15), la sensibilité est nulle, la persistance maxima. C’est un fait que la persistance d’une impression et la sensi-

VtvUOtK* KT HAtMTVUK

à hik Mire de même espece sont <l?s quutiiii s mentatres. K» recroissant. U sensibilité repasser* nov ment par les meuves valeurs qu elle a nmmw en sont, f<rjyk des temps étant évidemment ch.utc.

En «émettant qu'il | a seulement un ehansemen’ pour les temps, b persistance est mesurée pur les o: COmpl r ment aires v , à partir de tt

les * décroissant de t jusqu'à * — - lop temps correspond '.v. \ '... ' ce sens-'.

Il est trop bbone calculer les paramètres de c éfHÉm pour souçer à rappliquer à nos courbes empiriq ce versis cc:e tv.r.emonîque ; tuais on peut montrer tue équations de ces courbes concordent pratiquement avec i pression > . cccs es limites .ie l exverience.

Nous construisons par linlesraphe ou par tout autre proc

r.: 15- — C:<2Tt>e ir de IVtaKlssenier.t vie U c. -rn

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pratique fnli'^i ilion les courbes intégrales ifiç- 16-20) è { - : • : n comrvrtnrr.t Aire de nos courbes te p-rsist ince. c e>

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MÉMOIÜE ET HABITUDE

taire de yt : nous obtenons ainsi une courbe intégrale (tableau x (Soh) ) représentée par la lig. 16, à partir du point d’inflexion de celle courbe, c’est-à-dire à partir de x — 4. La

Fig. 19. — Courbe intégrale de l’établissement de la mémoire, déduite de la courbe {fi g. 13).

lig. 1b représente donc, outre la courbe expérimentale, une extrapolation de celte courbe en deçà du point d’inflexion, les abscisses et les ordonnées marquées sur la figure étant comptées à partir de la nouvelle origine.

Nous vérifions que la courbe ainsi construite peut s’interpoler assez exactement par une équation de la forme

(10) y 3 Y, (;l — e'-fb*)8.

Le tableau x présente les coordonnées de la courbe intégrale de la fonction complémentaire de chacune des courbes de persistance considérées.

Le tableau xi prouve que chacune de ces courbes intégrales répond à une équation de la forme 1/3 = Y, (! — e

LE CALCUL

Nous restituons ainsi, d’après une courbe de persistance mnémonique, une courbe d’établissement de la mémoire.

La loi de décroissance de la persistance mnémonique apparaît comme une image fidèle, mais à une échelle agrandie dans le

Fig. 20. — Courbe intégrale de l’établissement de la mémoire, déduite de la courbe (fig. 14).

temps, d’une loi de sensibilité croissante. Il est remarquable que l’échelle des temps soit agrandie proportionnellement et non suivant une loi complexe.

On a [fig. 15) pour la durée x' de la persistance, t étant la durée d’établissement du souvenir, K étant la nouvelle échelle des temps

x' = K^f — i log,i 2^ ;

comme .v' est négatif, la persistance mnémonique est d’autant plus courte que la durée d’établissement t et que le coefficient de rapidité d’établissement (B auront été plus grands : son énergie grandit avec l’énergie de la sensation d’établissement.

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