Observation (26 Vendémiaire an
Catherine Klein, âgée de 22 ans, bien portante, et à sa deuxième gestation , ressent dans la nuit les premières douleurs : à huit heures du matin, on perce les membranes , très -tendues; le cordon ombilical sort de la vulve. Deux heures après, je reconnais la septième position du fœtus; les pulsations du cordon étaient presque insensibles : j’applique la branche mâle la première; la tète, n’étant pas assez comprimée, glisse entre les serres du forceps , que j’introduis une seconde fois , et j’extrais un fœtus mort sans aucune empreinte de l’instrument : tous les moyens employés pour le rappeler à la vie ont été sans succès.
i8.e Observation (Octobre 1810).
Une femme entre en travail; une hémorrhagie nécessite l’emploi du forceps. Après avoir introduit la branche mâle pour réduire à la première position, je la confie à un aide, qui la laisse glisser par-dessus l’occiput pendant que je préparais la branche femelle. Je réintroduis la main droite pour replacer la branche mâle au-dessous de l’occiput sur le côté gauche de la tête , où je la fixe avec les trois premiers doigts : les deux der-
niers doigts de celte meme main me servent à faire passer sur la face la branche femelle, conduite de la main gauche, pour la placer sur le côté droit de la tête. Enfant mâle, vivant et à terme.
Cette observation prouve que, dans quelques circonstances , on peut éviter des douleurs à la femme, en introduisant les deux branches avec la meme main, et les dirigeant avec celle qui est dans futérus.
Application duforceps sur la tête dont V occiput se trouve dans la huitième position > c’est-à-dire ; au-dessus de V extrémité droite du diamètre iliaque ou transverse .
19Ô Observation (8 Prairial an 11).
Marguerite Gehrhard, âgée de vingt ans, d’une forte constitution , d’un tempérament sanguin , entra en travail le 8 au matin. Contractions faibles, rares; peu de dilatation, grand mal de tête : une forte saignée du bras. Les eaux s’écoulent naturellement vers neuf heures. L’occiput se trouve sur l’extrémité droite du diamètre transverse. A deux heures après midi la tête est encore mobile au-dessus du détroit abdominal : un fort accès d’épilepsie, un second une demi-heure après , un troisième vers trois heures. La tête n’avançant pas, j’applique le forceps dans un moment de faiblesse après le troisième accès. En introduisant la branche mâle la première à gauche pour l’amener, suivant le précepte du professeur Baudelocque, sous la symphyse des pubis, la face a glissé facilement en devant, en sorte que cette huitième position s’est trouvée réduite à la deuxième , et la face dirigée à gauche et en devant. Le
souvenir de la quinzième observation, dont Madame R. est le sujet, mè fait appliquer la branche femelle sous focciput en arrière et à droite; je la ramène sur le côté gauche de la face, vers laquelle sont dirigées les petites courbures de l'instrument; je tourne focciput dans la courbure du sacrum, et je suis obligé de comprimer et de faire de fortes tractions pour extraire, par un bassin bien conformé, un enfant vivant, pesant sept livres et un quart, ayant la tête très-volumineuse, et l’ossification tellement avancée que la grande fontanelle était presque effacée.
Diamètres de la tête revenue cl son état naturel.
Sus-occipito-mentonnier . 5 pouc. 7 lign.
Occipito -frontal . . . 4 9
Pariétal . 3 9
Auriculaire . 3
2oê Observation (29 Prairial an 11 ).
La nommée Paris, âgée de vingt-deux ans, et à la fin de sa première gestation, entra à la clinique, étant déjà en travail et ayant perdu un peu d’eau. Tout se passa très-lentement jusqu’au lendemain 3o; en introduisant la main pour reconnaître la huitième position , je fis sortir une eau bourbeuse et du méconium. La crainte de laisser périr le fœtus , si toutefois il vivait encore, me fit appliquer le forceps, la branche femelle la première en -dessous et à droite , pour porter l’occiput obliquement en devant , et réduire à la troisième position. Je tirai facilement un enfant vivant et fort. Le volume du ventre et le défaut de resserrement de l’utérus, me firent soupçonner un second fœtus. Le toucher, pendant lequel la seconde poche se rompit , me fit
reconnaître un deuxième fœtus dans la troisième position : les contractions se succèdent , et une demiheure après on voit sortir naturellement un second garçon bien portant.
Une hémorrhagie par le premier cordon en nécessita la ligature. Le placenta ovalaire avait un cordon à chaque extrémité ; la cloison des membranes était au centre.
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Application du forceps >au- dessus du