‹ Mémoire présenté a l'appui du projet définitif du Viaduc de GarabitChapitre 24 sur 46 · ARCHE C NT AU · texte numérisé non relu

ARCHE C NT AU

Description sommaire.

La grande arche présente une corde de 165 m de longueur; la flèche d’intrados est de 51,858 m et sa hauteur à la clef de 10 m.

Elle se compose de deux fermes principales en treillis placées symétriquement, par rapport au plan médian de l’arche, dans des plans obliques à ce dernier.

Il en résulte que leur écartement, qui est de 20 m aux naissances, va en diminuant à mesure qu’on se rapproche de la clef où il n’est plus que de 6,2815 m mesuré à l’extrados.

Le fruit des plans des fermes est de 0,1 1088 m par rapport à la verticale.

Cette disposition a pour effet de donner une grande stabilité à l’arche, pour lui permettre de résistera l’effort des vents violents.

Les fermes principales affectent la forme d’un-croissant dont la fibre moyenne est une parabole ; elles présentent une grande hauteur à la clef et se terminent en pointe à chaque naissance où elles s’appuient sur les retombées par l’intermédiaire de rotules. — L’avantage de cette forme est de permettre de supprimer les tympans dont le rôle, difficile à apprécier par le calcul, peut varier considérablement par l’effet des dilatations ou des déplacements de surcharge et dont les dimensions inusitées nécessiteraient l’emploi d’une quantité énorme de métal.

En effet, par la rigidité propre que cette forme donne aux fermes, elle leur permet de résister, indépendamment de toutes pièces accessoires, aux déformations résultant de l’inégale distribution des charges, et elle présente, en outre, l’avantage de faire disparaître toute indétermination sur le point de passage aux naissances de la résultante des forces ; ce point de passage, qui est donné par le contact de la rotule sur le coussinet, reste invariable, quelles que soient les déformations des fermes.

Chaque ferme comporte une membrure d’intrados et une membrure d’extrados reliées l’une à l’autre par des treillis et des montants verticaux, excepté dans les panneaux adjacents aux naissances, où elles se réunissent pour former des panneaux pleins.

Ces membrures sont en forme de caissons dont la face intérieure reste ouverte ; ces caissons se composent de deux âmes de 0,60 m de hauteur, raidies par deux cornières de bordure et reliées aux semelles par quatre cornières. Les semelles sont ellesmêmes formées pâr un nombre variable de tôles de 0,65 m de largeur. Un treillis en cornières rivé, sur les cornières de bordure, entretoise les âmes dans le plan de la face ouverte des caissons.

Les montants verticaux et les croix de Saint-André sont composés de quatre fortes cornières reliées par un treillis en petit fer plat; dans les barres intérieures des panneaux nos 2 et 3, le treillis est remplacé par une âme pleine. — Le panneau n° 1 , près de la retombée, ne forme qu’un seul caisson. Les diagonales y sont remplacées par des tôles de 12 mm d’épaisseur, renforcées par des cornières.

Les fermes sont reiiées entre elles par des entretoises horizontales formées chacune de quatre cornières de 70 mm, reliées par un treillis en fer plat, sauf à la retombée où ce treillis est remplacé par une âme pleine convenablement renforcée. En outre, dans le plan de ces entretoises et des montants des arcs, se trouve un contreventement vertical. Chaque barre de contreventement a une section en croix formée par la juxtaposition de deux cornières.

La liaison des deux arcs est enfin complétée par deux puissants contreventements disposés l’un dans le plan de l’intrados, l’autre dans celui de l’extrados. Ces contreventements sont cons-

titués par des caissons carrés, formés de quatre cornières d’angle, réunies sur les faces par un treillis double en fer plat.

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