CHAPITRE I
Détermination des charges admises dans les calculs.
§ 1er. — Etablissement des hypothèses de surcharges.
Les dimensions des différentes parties de l’arc sont déterminées par la considération des charges qu’il est appelé à supporler, et par celle des efforts du vent auxquels il peut être soumis, soit pendant le passage des trains, soit pendant les ouragans qui rendent toute circulation impossible.
Nous commencerons par déterminer le travail de l’arc dans les hypothèses suivantes :
1° L’arc ne porte aucune surcharge et n’est soumis qu’au poids propre de la construction ;
2° La surcharge d’épreuve s’étend sur toute la longueur du tablier, comprise entre les deux grandes piles-culées ;
3° La surcharge s’étend seulement sur le tablier central d’une palée à l’autre, sur une longueur de 74 m;
4° La surcharge ne s’étend que sur une des moitiés du tablier, comprise entre la clef de l’arc et l’une des piles-culées.
Il importe d’abord de déterminer, dans ces différentes hypothèses, quelles sont les charges qui agissent sur l’arc, soit par l’effet du tablier, soit par l’effet du poids propre de l’arc.
Nous entendrons toujours par arc, l’ensemble des deux fermes qui constituent l’ouvrage. Ces deux fermes sont semblables et toujours semblablement chargées. De plus, nous assimilerons l’ensemble de ces deux fermes inclinées à une ferme unique qui
serait placée dans le plan vertical moyen. L’augmentation des efforts provenant de l’inclinaison des plans de tètes n’étant que de 0 par 0/00 est tout à fait négligeable.
§ 2. — Détermination des charges et surcharges adoptées.
Les surcharges par mètre courant, de la circulaire ministérielle du 9 juillet 1877, s’élèvent pour les tabliers latéraux, dont les travées ont une longueur minima de 51,80 m, à . 3 900%
et pour le tablier central, dont les travées ont une longueur
de 24, 64 m, à . 4 500%
Quant aux charges, elles résultent des métrés des différentes parties de l’ouvrage qui donnent les résultats suivants :