‹ Mémoire présenté a l'appui du projet définitif du Viaduc de GarabitChapitre 44 sur 46 · DISPOSITIONS NOUVELLES EMPLOYÉES DANS LES PILES MÉTALLIQUES · texte numérisé non relu

DISPOSITIONS NOUVELLES EMPLOYÉES DANS LES PILES MÉTALLIQUES

Au pont du Douro, les quatre arbalétriers des piles étaient constitués par des caissons rectangulaires complètement fermés, réunis par des entretoisements en cornières d’une faible rigidité et destinés seulement à résister à des efforts de traction. A Garabit, les grandes faces des piles, c’est-à-dire celles qui sont transversales au tablier et qui résistent à l’action du vent, sont constituées comme des poutres rigides à double paroi ; les arbalétriers ne comportent plus que trois faces formant une coupe en U dans l’intérieur de laquelle viennent s’insérer les entretoisements horizontaux et diagonaux, dont la forme générale est celle d’un caisson en treillis.

L’avantage de cette disposition est de permettre une visite et un entretien faciles de toutes les parties tant intérieures qu’extérieures de la pile; déplus la forme en caisson donnée aux barres de treillis des entretoisements ne leur permet pas de flamber sous les efforts de compression, et la rigidité de la pile est considérablement augmentée par rapport aux efforts latéraux du vent. M. Eiffel a eu à justifier devant le Conseil général des ponts et chaussées, d’accord avec M. l’ingénieur en chef Bauby, cette solution des piles métalliques de son système breveté, parallèlement à , laquelle M. l’ingénieur Boyer proposait celle des piles creuses en maçonnerie.

Ces piles métalliques sont amarrées aux maçonneries de leur

soubassement par de forts tirants qui prennent leur point d’attache inférieur sur des sommiers en fer logés dans des galeries qui en permettent la visite. De cette façon on intéresse à la résistance, et comme surcroît de sécurité, la plus grande partie du poids de la maçonnerie des soubassements.

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