‹ Mémoire présenté a l'appui du projet définitif du Viaduc de GarabitChapitre 9 sur 46 · CALCUL DES TABLIERS · texte numérisé non relu

CALCUL DES TABLIERS

Description sommaire.

Le tablier supérieur n’est pas continu sur toute sa longueur ; il est interrompu au-dessus des deux palées de l’arc et se compose, à proprement parler, de trois tabliers consécutifs :

1° Le tablier du côté de Marvejols, qui s’étend depuis la culée Marvejols jusqu’à la première palée de l’arc ;

2° Le tablier central, qui est compris entre les deux palées de l’arc ;

3° Le tablier du côté Neussargues, qui va de la deuxième palée de l’arc jusqu’à la culée Neussargues.

Le tablier du côté de Marvejols comprend cinq travées :

2 travées extrêmes, de 51 ,80 m de portée, divisées en 14 panneaux de 3,700 m donnent une lon¬

gueur- de . 103,600 m

3 travées intermédiaires de 55,500 m, divisées en 15 panneaux de 3,700 m, donnent . 166,500

Enfin, un panneau plein sur la culée, d’une largeur de . 0,240

porte la longueur totale à . 270,340 m

Le tablier central comprend 3 travées égales de 24,64 m, divisées en 6 panneaux de .4,106 m, et donnant une longueur totale de . 73,920 m

Enfin, le tablier du côté de Neussargues a deux travées égales de 51,80 m, formées de 14 panneaux de 3,700 m, comme les travées extrêmes du tablier Marvejols; leur longueur cumulée

est de . 103,600 m

En y ajoutant le panneau plein sur la culée Neussargues . . 0,240

on obtient pour la longueur totale . 103,840 m

Les tabliers latéraux sont fixés sur les grandes piles métalliques, dont les soubassements servent de culées au grand arc. Ils peuvent se dilater librement de chaque côté, et, pour permettre les déplacements produits par les variations de température, il existe sur les culées un jeu de 250 mm pour le tablier Marvejols et de 100 mm pour le tablier Neussargues, entre leurs extrémités et les murs garde-grèves, et un jeu de 100 mm entre leurs extrémités et le tablier central, sur les palées de l’arc.

Quant au tablier central, il est complètement fixé sur les deux appuis du milieu, et il repose, à ses deux extrémités, sur des appuis fixes articulés.

Le système de tablier adopté est à voie intermédiaire. Celle-ci passe à 1,66 m au-dessous des semelles supérieures des poutres, dont les parois verticales forment un garde-corps d’une très grande raideur.

Les tabliers supérieurs se composent de deux poutres principales de 5,160 m de hauteur et distantes de 5 m d’axe en axe. Ces poutres sont constituées par deux membrures horizontales, en forme de T, l’une inférieure, l’autre supérieure, réunies entre elles par un treillis à simples mailles et par des montants verticaux. Chacune des membrures se compose d’une âme verticale de

600 X 16, de deux cornières horizontales de - ^ - ? et d’une

semelle constante de 500 x 10. Des semelles supplémentaires sont ajoutées à la partie constante partout où le calcul en démontre la nécessité, et comme on le voit sur les épures.

Les barres de treillis ont la forme d’un simple T et sont composées, dans les tabliers latéraux, d’une semelle, d’une âme et

de deux cornières, et, dans le tablier central, simplement d’une âme et de deux cornières. Les dimensions respectives de ces barres sont indiquées dans les calculs qui suivent.

Les montants verticaux présentent également une section de

simple T, formée par deux cornières de - ^ - , et une âme

de 8 mm d’épaisseur.

Au-dessus des appuis, ces montants courants sont remplacés par des panneaux pleins fortement constitués, pour assurer la répartition des efforts provenant des barres de treillis.

Dans le plan des montants, et s’attachant sur ceux-ci, se trouve une entretoise porteuse ou pièce de pont, ayant la forme d’un double T. Elle est constituée par une âme de 700 X 8 et 4 cornières de ^ ■ y-—* Get'.e entretoise est supportée en son milieu

par deux contrefiches, formées chacune de 2 cornières de

juxtaposées. Ces contrefiches s’attachent au pied des montants; elles sont réunies à leur partie inférieurè par un tirant en forme

de T, formé de 2 cornières de — jQ ^ ’ enfm> deux barres de

môme composition que les contrefiches qu’elles viennent croiser en leur milieu et qui s’attachent, d’une part, sur les montants au-dessous de la pièce de pont, d’autre part, au centre du tirant, complètent, avec les montants verticaux, la pièce de pont, le tirant et les contrefiches, un entretoisement vertical à croix double d’une grande rigidité.

Les entretoises porteuses sont reliées les unes aux autres par cinq files de longerons qui sont composés, dans les tabliers laté-

raux, d’une âme de 550x 7 et de 4 cornières de — -777- — ;mais,

dans le tablier central où la portée des longerons est plus grande, 90 X 90

les cornières ont - ^ — -, l’âme ayant toujours 550 X 7.

Ces longerons portent le platelage métallique de la voie. Ce dernier est composé de fers zorès de 240 mm de largeur sur 120 mm de hauteur ; il est assez résistant pour supporter le poids d’une locomotive, en cas de déraillement; d’autre part, les poutres prin-

cipales formant garde-corps sont assez fortes pour prévenir la chute de la machine déraillée.

Outre cet avantage, le plancher métallique, presque jointif, en présente un second, qui est de contreventer d’une manière parfaite le tablier au niveau de la voie.

Un contreventement inférieur, composé de croix de Saint-André,

dont chaque barre est formée de 2 cornières de - g - , achève

de donner aux poutres la plus grande solidarité, pour résister à tout déplacement horizontal.

Les poutres reposent sur leurs supports au moyen d’appuis à charnières, dont les uns sont mobiles et les autres fixes. Chaque appui se compose d’une partie supérieure en fer forgé, qui se fixe au-dessous des semelles des poutres, et qui porte une entaille dans laquelle vient se loger une clavette destinée à régler le niveau du tablier. Cette clavette repose sur une pièce inférieure en fonte, dont l’entaille est disposée de manière à engrener avec celle de la pièce supérieure, et à empêcher tout mouvement latéral. La pièce inférieure affecte une forme différente, suivant que l’appui est fixe ou mobile.

Dans le cas de l’appui mobile, cette pièce a une hauteur moindre et repose, à sa partie inférieure, sur des rouleaux en fonte.

Ceux-ci sont en forme de segments, ce qui permet d’en augmenter le nombre en les rapprochant. Ils reposent sur une plaque d’assise en fonte.

L’emploi des appuis à charnières présente l’avantage d’obliger, dans tous les cas, la réaction verticale de l’appui à passer par l’axe du support, ce qui est une condition absolument nécessaire dans le cas de piles métalliques de grande hauteur.

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