‹ Mémoire sur cette representation [illustration] gravée en tête de quelquesChapitre 21 sur 24 · Todt., c. 86, l · texte numérisé non relu

Todt., c. 86, l

Jedii à pu dire : et cita erat Ltix^ et Lux erat vita, et Lux erat Verbum; si, selon lui, le Verbe est la lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde; si, d'un autre côté, la lumière est la puissance que, dans presque tous les systèmes religieux de la Grèce et de l'Orient, nous voyons en quelque sorte placée à la droite de Dieu comme son Verbe, nous pouvons dire qu'à son tour la lumière égyptienne est le Verbe égyptien. Le Verbe égyptien, dans sa forme abstraite, est donc cette lumière immatérielle et insaisissable, source de toute vie et de tout mouvement, dans le sein de laquelle rentraient, comme dans le î^ûn de Dieu lui-même, les âmes des hommes vertueux. — Mais cette lumière, que saint Jean nomme vita^ que Cicéron et Macrobe appellent mens mundij n'est-elle pas aussi celle-là même qui, en s'unissant, comme dit saint Justin^, au corps du Soleil, d'immatérielle qu'elle était devint matérielle? La lumière du soleil n'est-elle pas ainsi la substance du Verbe? En d'autres termes, le Verbe n'est-il pas aussi le Soleil? A côté du Verbe abstrait, conçu pour la méditation du sanctuaire, nous avons donc le Verbe corporel , c'est-à-dire le Soleil , source et foyer de toute lumière, et le plus magnifique révélateur Avt Dieu qu'un œil humain puisse contempler. Où, en effet, en . cherchant autre part que dans les profondeurs de la métaphysique, où trouver une image de Dieu plus admirable que le Soleil? Pour l'Égyptien, attentif à l'ordre étonnant qui marque les phénomènes de la nature dont le Soleil est le régulateur, Dieu, se manifestant à l'homme, ne prend pas de plus belle

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