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son nom. Cette déesse est désormais, non pas une épouse, mais une mère d'Apis, qui, selon Strabon, avait son temple à Memphis, et ses prêtres selon les monuments; c'est elle que les visiteurs du Sérapéum associent à leurs prières; c'est elle qui suit l'Apis auquel elle a donné le jour, et lui fournit en quelque sorte le nom par lequel, sous les Ptolémées, cet Apis était distingué des autres. Telle est l'explication définitive du problème. La représentation de nos proscynèmes n'a plus maintenant de mystères. Apis et sa mère sont sans contestation l'objet de cette représentation, et si l'on en veut une dernière preuve, on la trouvera dans la recherche même des scribes qui, par une habileté bien digne de leur temps, ont donné de la vache sacrée et de son fils une image à double sens, dans laquelle les Égyptiens voyaient à la fois la mère d'Apis et Hathor, la déesse mère par excellence, tandis que les Grecs y reconnaissaient l'Epaphus ou l'Apis d'Hérodote et sa mère la vache lo dont Properce devait dire plus tard en si jolis vers :
lo versa caput primos mugiverat annos; Nunc Dea, quœ Nili flumina vacca bibit ^
Pour tout dire, cependant, je dois ajouter que cette solution, en apparence si nette, n'est pas à l'abri de toute objection. La manière dont le nom de la déesse est introduit après le nom d'Apis est , en effet , selon les habitudes des monuments égyptiens, une anomalie dont il est impossible de ne pas tenir