‹ Mémoire sur cette representation [illustration] gravée en tête de quelquesChapitre 6 sur 24 · Properce, H, Eieg,^ xxviii, p · texte numérisé non relu

Properce, H, Eieg,^ xxviii, p

compte. Les grecs disent bien BaTiXeùç IlToXeuatoç riToXefxatou xotl 'Apatvdïjç, le roi Ptolémée (fils) de Ptolémée et d'Arsinoé; mais le démotiqué égyptien réserve pour la filiation paternelle seule cette forme elliptique ^, et, à l'exemple des hiéroglyphes, rend obligatoire l'emploi de jn M Mes, engendré de, quand il s'agit de la filiation par la mère 2. U semble donc qu'en disant VApis de la vache Tahor, r Apis de la vache Kerk, nos stèles évitent à dessein l'expression même de la filiation maternelle, et que, conséquemment, Tahor et Kerk ne sont pas, contre toute attente, les mères des Apis auprès desquels nous les rencontrons. — J'avoue que cette objection peut n'être pas sans valeur. Mais si l'on veut me pernaettre d'entrer dans quelques détails sur la conception d'Apis et le rôle de la mère de ce dieu dans le mythe de son fils, on verra, je l'espère, que, loin d'être un empêchement à l'attribution que j'ai proposée, cette anomalie est, au contraire, un argument nouveau en sa faveur.

De l'aveu constant et unanime des écrivains de la tradition classique, Apis est l'image vivante d'Osiris. « On entretient à « Memphis , dit Plutarque * , le bœuf Apis qu'on regarde c< conmie l'image d'Osiris, et qui, à ce titre, doit être au même « endroit que son corps. » — « La plupart des prêtres, dit le « même auteur en un autre passage ^, veulent que le nom « de Sérapis soit composé de ceux d'Apis et d'Osiris, fondés

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