Id. XXIX
« sur ce point de doctrine qu'Apis est l'image la plus beUe « d'Osiris. » Strabon *, de son côté, nous enseigne que Memphis renfenne, entre autres temples, celui d'Apis qui est le même qu'Osiris. Enfin Diodore ^ a également puisé aux sources égyptiennes l'explication qu'il nous donne du culte d'Apis : « Quelques-uns, dit cet auteur, expliquent le culte d'Apis par « la tradition que l'âme d'Osiris passa dans un taureau, et que ce depuis ce moment jusqu'à ce jour elle se manifeste aux « hommes sous cette forme qu'elle change successivement. » Quant aux monuments, leur témoignage vient à l'appui dès auteurs que nous venons de citer. Sur un papyrus de Berlin *, trois taureaux noirs et blancs comme Apis, sont accompagnés de légendes explicatives qui ne laissent aucun doute sur cette question. On lit en effet au-dessus du premier I ^.y^/bj*"^ A ^^ figure cachée d'Osiris qui s'est orné de cornes; au-dessous du
second j % ^ ^ Osiris qui s'est orné de Voreille du
taureau; et enfin au-dessous du troisième : x'^ g |
Osiris qui a changé de face. Apis, confondu avec Osiris, se retrouve également sur les stèles du Sérapéum ^. Le nom j "Ij'Tr^Éh, Osiris- Apis (l'Osirien Apis) peut, à la vérité, n'être que la qualification funéraire du dieu; mais l'autre forme |"P^|i^a j Apis-Osiris, tout aussi fréquente que la première, même pendant la vie du dieu, assure l'identification