‹ Memoire sur de nouvelles applications du stéthoscope de M. le professeur LaennecChapitre 3 sur 4 · II · texte numérisé non relu

II

L'écoulement de l'urine se fera facilement par l'urètre ou par la plaie. Son infiltration nous paraît impossible, i°. parce cpie la vessie est plus haut chez la femme que chez l'homme ; 2°. parce que le tissu cellulaire placé entre la vessie et le pubis est peu abondant , fin et élastique ; 3°. parce que le peu de longueur du canal, sa largeur, sa position plus déclive, devront, comme l'ont observé les auteurs, favoriser l'écoulement de l'urine ; 4-°- « la rigueur , l'écoulement des urines et des mucosités par l'urètre ne pourrait être empêché cjue par une inflammation : or , l'inflammation se serait préalablement emparée de la plaie , et aurait rendu le tissu cellulaire voisin imperméable. Une sonde, placée pour quelques jours dans l'urètre, pourrait peut, être devenir utile.

L'inflammation de la vessie et du péritoine ne sera pas plus à craindre , quand nous inciserons la vessie transversalement, que si nous taillons sous le pubis par une autre méthode.

Nous ferons d'ailleurs observer que la section du col de la vessie et l'extraction du calcul par ce point , sont beaucoup plus douloureuses que dans l'opération que nous pratiquons sur le corps de l'organe.

La méthode que nous communiquons à l'Académie évite donc les inflammations péritonéales , les fistules urinaires , les incontinences d'urine , accidens qui se développaient trop souvent, et contre lesquels lous les moyens de l'art venaient souvent échouer.

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