‹ Mémoire sur l'analogie de composition et sur quelques points de l'organisation des échinodermes;Chapitre 9 sur 21 · DES PIQUANTS DANS LES ASTÉRIES · texte numérisé non relu

DES PIQUANTS DANS LES ASTÉRIES

L'Astérie glaciale (Asteracanthion glacialis, J. M. et T. ) a des piquants considérables (1), soit à sa face dorsale, soit à sa face ventrale, entre lesquels s’en trouvent de moindres dimensions (2). Tous font partie du squelette ; ils reposent tous sur l’un des tubercules appartenant à ce squelette (3).

Comme ces tubercules, ils se développent dans une capsule comparable au périoste et de nature analogue.

On dirait même qu'elle se continue avec celle du tubercule, pour laisser libre une partie de sa base, formant une facette articulaire un peu concave, qui se meut librement sur le sommet correspondant du tubercule, sur lequel le piquant est posé. 1

Ces mêmes piquants sont recouverts par la peau qui est contractile, et me paraît être le seul moyen de les mouvoir.

Il y a donc une analogie très-grande entre les piquants des Zstéries et ceux des Oursins, et les différences viennent de celles qui existent entre le squelette, plus complétement ossifié chez les derniers, beaucoup moins ossifié chez les premiers.

Il en résulte que les piquants, chez les uns (les Oursins), font partie des organes du mouvement, tandis que, chez les

(migrer elter.

(2) Fig. =, e”, e”.

(3) Fig. x, d.

Je.0. 5

34 DE L'ORGANISATION autres (les Æstéries), ce ne sont plus que des armes défensives.

Sous ce rapport, nous avons découvert un arrangement particulier et très-remarquable dans lÆsteriscus palmipes, M.et T.

On observe, de chaque côté de la double série des pieds vésiculeux, quatre rangées de piquants réunis par paires; chaque paire s'articule sur un même tubercule, et parait devoir se rapprocher par la pointe, dans les contractions de la peau (n}:

La série la plus près des pieds vésiculeux est plus longue que les pieds; la série externe est de la même longueur. Ces deux séries de pinces sont évidemment des armes défensives, arrangées pour protéger les pieds vésiculeux contre les animaux marins qui en feraient leur proie.

Cette explication deviendra plus évidente, lorsque nous aurons démontré, dans la Troisième partie de ce mémoire, l'usage des Pédicellaires, dont cette espèce d’Astérie est dépourvue, mais qui existent chez d’autres espèces d’un certain nombre de genres de cette famille.

(1) PL I, fig. 2,e' ete”, et fig. 2 bis, qui représente une de ces paires de piquants grossis,

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