‹ Mémoire sur l'anatomie comparée de l'écorce: ThèseChapitre 12 sur 19 · LE LIBER EXTÉRIEUR · texte numérisé non relu

LE LIBER EXTÉRIEUR

l. — Quand il ne s'agit que du liber qui occupe la place ordinaire, nous avons affaire à la partie du faisceau fibro-vasculaire située en dehors du cambium, La région externe du faisceau procambial se transforme directement en un tissu permanent, qui n'est autre chose que le liber primaire; de même que sa partie interne se transforme directement en bois primaire^ la région située entre ces deux parties extrêmes conserve indéfiniment la propriété de diviser ses cellules, et d'engendrer en dehors du liber secondaire j en dedans du bois secondaire. Les éléments libériens primaires qui apparaissent d'abord sont les fibres libériennes, quand elles doivent exister ; mais il se forme en

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outre du parenchyme; quant aux cellules grillagées, elles n'existent que rarement dans le liber primaire. Il se passe très-fréquemment dans la formation du liber primaire un phénomène particulier dont l'explication n'est pas encore très-nette, quoique plusieurs auteurs s'en soient occupés avec beaucoup de soin. A l'état adulte, on trouve souvent les fibres libériennes avancées jusqu'au milieu de l'écorcc primaire et séparées par conséquent du liber mou par un tissu tout à fait semblable à celui de l'écorce primaire. On peut concevoir que dans certains cas où cette disposition n'est pas très-exagérée, les éléments d'origine procambiale puissent prendre la forme des cellules appartenant au tissu fondamental; mais cette opinion devient inadmissible quand ce tissu est très-volumineux, et il est probable qu'une partie de la zone génératrice, ou des faisceaux procambiaux, se sépare de la partie interne, et se dirige plus en dehors en subissant diverses modifications. Cela est notamment le cas dans les tiges qui possèdent, à une certaine distance du liber, une zone complète ou presque complète de fibres libériennes, cas qui a été mentionné plus haut à propos de la gaine protectrice.

La tendance du parenchyme libérien primaire à prendre la forme plus ou moins exacte des cellules de l'écorce primaire ressort nettement des exemples fréquents, où l'on observe sur la coupe transversale un passage insensible de l'une de ces parties à l'autre; l'illusion devient encore plus complète quand les fibres libériennes font défaut ; mais généralement la coupe radiale montre une démarcation beaucoup plus visible, à cause de la longueur des éléments libériens.

D'un autre côté, il arrive tout aussi fréquemment que le passage de l'écorce primaire au liber, même en l'absence des fibres libériennes, se fasse très-brusquement. Il est évident que, lorsqu'il y a une gaîne Casparienne, la délimitation est toujours très-nette; il en est de môme quand il doit se former plus tard un périderme entre le Hber et l'écorce primaire. Il y a là, en un mot, bien des combinaisons, dont on pourra d'autant mieux tirer parti pour les diagnoses, que ces caractères sont d'une constance

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remarquable dans le même groupe de plantes. J'en cite quelques-unes des plus importantes :

1. Anneau fibreux à une certaine distance du liber mou, et séparé de celui-ci par un parenchyme semblable à celui de l'écorce primaire (Cucurbitacées, Berberis, Aristolochiées^ etc.) .

2. Fibres libériennes primaires séparées du liber secondaire par du parenchyme cortical primaire :

a. Le parenchyme cortical primaire est séparé du liber par une ligne de démarcation nette.

b. Il y a entre ces deux parties un passage insensible-

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