DU PORC
Chez le porc, la forme et les dimensions des dilatations de la notocorde sont les mêmes que sur le lapin. Bien que les disques intervertébraux soient très-étroits et les cartilages du corps des vertèbres allongés, les dilatations sont ovoïdes, allongées, et se montrent à partir du septième disque (pl. V, fig. ij, en comptant du dernier espace intervertébral de la queue. Vers la dixième dilatation, elles deviennent sphéroidales (pl. V, fig. 11, d) et conservent cette forme jusqu'au premier ou au deuxième disque lombaire. Là elles deviennent ovoïdes transversalement. Ces renflements ont un con-
(1) Sur un embryon humain de dix semaines, Luschka a vu déjà la disparition de la corde dorsale au centre du corps des vertèbres montrant un point d'ossification; les cavités intervertébrales avaient encore un prolongement de chaque côté qui leur donnait un aspect fusiforme. La forme qu'il leur attribue dans son dessin (loc. cit. p. 53, pl. III, flg. 2) n'est pas tout à fait aussi régulière que celle que je leur ai vue.jLes disques intervertébraux sont surtout plus épais par rapport au corps des vertèbres qu'il ne les représente. La différence entre nos observations porte principalement sur les cellules qu'il figure dans ces cavités. Elles sont, en effet, bien plus nombreuses et autrement disposées; mais surtout elles ne sont pas claires, sphériques ou allongées à cet âge. Elles sont polyédriques pressées les unes contre les autres. Elles ne prennent la disposition qu'il leur donne qu'après l'action de l'eau qui, comme on sait, modifie beaucoup les cellules, action avant laquelle elles [sont grisâtres, trèsgranuleuses.
tour presque aussi net que chez le lapin et sont aussi larges. Cliez les porcs de lo centimètres, ils acquièrent près de 7 millimètre dans les disques lombaires. A cet âge, les cellules, qui sont grandes, polyédriques et finement granuleuses, sont déjà distendues et déformées par de nombreuses gouttes sarcodiques développées dans leur épaisseur. Ces gouttes sont claires, légèrement rosées et réfractent très-faiblement la lumière.
Sur les chiens, les dilatations de la notocorde sont remarquablement larges et épaisses, au point d'être presque sphériquesentre les pièces coccygiennes et cauda les plutôt qu'ovoïdes. Celle qui est entre le corps proprement dit de l'axis et l'apophyse odontoïde disparaît dès le début de l'ossification de celle-ci. Leur contenu gélatineux est formé par une quantité de cellules plus grande que celle que constitue le liquide visqueux qui les accompagne. Beaucoup des cellules contiennent déjà des gouttes sarcodiques incolores. Quelques-unes sont distendues par une seulè de ces gouttes, et leur noyau alors flotte dans la cavité pleine de ce liquide ou est adhérent à la surface interne de la substance propre de la celhde, devenue vésiculeuse et distendue en forme de paroi cellulaire mince.