C. DILATATION DE LA NOTOCORDE DE l'hOMME
Sur les embryons humains, les cavités ou dilatations intervertébrales de la notocorde sont plus petites, plus difficiles à observer, à contour moins net, à contenu moins clair que sur le lapin et sur le chien, fait qui est en rap-
SUR l'Évolution de la notocorde. Sg
port avec la grandeur de la cavité et avec îa faible épaisseur de la portion fibreuse des disques de ces animaux adultes; sur le porc, l'observation en est aussi facile que chez le lapin, et le contour des cavités est presque aussi net.
Sur un fœtus humain, long de 5 centimètres du front au vertex, et de 7 centimètres jusqu'aux talons, la corde dorsale exisfait tout entière sans interruption, depuis le corps du sphénoïde jusqu'à la dernière pièce du coccyx. Elle offrait la disposition générale décrite et figurée précédemment d'après l'embryon de lapin. Elle était seulement un peu plus large (7 centièmes de millimètre) et grisâtre moins transparente. La portion céphalique, renflée en massue, était plus grande qu'aux époques antérieures, avait conservé sa forme et était plus difficile à voir, parce que le cartilage de l'occipital et du corps du sphénoïde était plus épais que chez les embryons moins âgés. Il n'y avait pas de dilatation arrondie entre l'atlas et l'occipital.
TjCs dilatations intervertébrales, malgré le plus grand volume de cet embryon, étaient des deux tiers plus petites que chez le ]a;)in {fig. 8 et 9). Elles étaient ovoïdes dans le sens longitudinal, grisâtres et non claires; enfin leur contour était moins net que sur ce dernier. Elles étaient pleines d'un contenu grisâtre (pl. VU, fig. i5, a, h) qui se prolongeait manifestement dans le canal (c) traversant le centre du corps des vertèbres; le contenu était entièrement formé de cellules polyédriques, grisâtres, finement granuleuses. Les cellules n'étaient point encore réunies en amas ovoïdes, arrondis, ramifiés ou non, etc., tels que ceux qu'on trouve déjà, à un âge moins avancé sur le lapin. Aussi le contenu s'échappait de la cavité intervertébrale en une seule masse et
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non sous forme de grumeaux flottants dans un liquide. Le canal central traversant le cartilage du corps de chaque vertèbre était un peu rétréci au milieu, et sur le contenu celluleux expulsé on voyait que ce dernier s'amincissait beaucoup à ce niveau {Jîg. i5 c). Ce canal n'était oblitéré sur aucune vertèbre, et aucune de celles-ci ne montrait encore trace d'ossification. Néanmoins, il n'était plus possible de démontrer la présence de l'enveloppe hyaline de la chorde dorsale, ni du côté de la tête, ni vers le coccyx.
A partir du premier espace intervertébral du sacrum, les dilatations de la corde dorsale étaient très-étroites, allongées (planche VI, fig. il^ahc) ; elles manquaient complètement dans toute la portion coccygieniie de celle-ci {dé). Au sacrum et au coccyx, la notocorde ne se rétrécissait pas en traversant le centre des vertèbres. La notocorde se terminait assez brusquement en pointe mousse au centre de la dernière pièce du coccyx sans la traverser de part en part (e). Celle-ci était irrégulière, comme bilobée; il n'y avait que quatre pièces cartilagineuses, coccygiennes sans apophyses transverses.
D. DILATATIONS INTERVERTEBRALES DE LA NOTOCORDE CHEZ