‹ Mémoire sur l'innoculation vaccinaleChapitre 9 sur 12 · PREMIÈRE OBSERVATION · texte numérisé non relu

PREMIÈRE OBSERVATION

Une gamine d'environ quatre ans, fille du signor Ranelli, demeurant à la Guglia del Vescovado, jouissait de la santé la plus florissante; ni sur le père, ni sur la mère, bien connus de nous depuis longues années, ainsi que de l'honorable signor Amantea, ne pouvait tomber le moindre soupçon de maladie personnelle ou acquise. Cette enfant fut vaccinée par nous avec du pus recueilli sur un petit garçon, sain d'aspect, qu'une sage-femme avait fait inoculer. La vaccination fut régulière, mais environ deux ou trois semaines après, l'enfant, parfaitement saine

c'est que cette fillette n'avait jamais souffert de telles maladies avant d'être vaccinée, et que ses frères et sœurs, vaccinés précédemment avec du pus de sujets reconnus en bonne santé, n'ont jamais été atteints d'aucune incommodité ni fait usage d'aucun remède. Nous avons cru de notre devoir de prescrire à cette gamine une préparation mercurielle en rapport avec son âge, et dont l'emploi a notablement amélioré son état.

jusque-là, fut atteinte d'une ophtalmie grave. Cette ophtalmie guérie, survinrent dans les articulations d'atroces et violentes douleurs qui s'exacerbaient surtout la nuit. L'os du coude gauche commença à grossir, à s'enfler en exostoses, et ce ne fut pas sans grande peine, beaucoup de remèdes et longueur de temps, qu'elle put lentement se rétablir en une médiocre santé. Depuis, elle ne s'est jamais aussi bien portée qu'avant l'inoculation, quoique la vaccination remonte maintenant à quatre ans environ. Il semble de plus que sa croissance en ait été bien retardée, si on la compare à celle de ses frères et sœurs.

Page 1