‹ Mémoire sur l'intégration des équations de la mécaniqueChapitre 24 sur 42 · Les équations canoniques étant (n · texte numérisé non relu

Les équations canoniques étant (n

«ty<__

dt

dpt

dU

dt

dq t *

dans lesquelles

H = F (t,qi, ... q ni p l , ...p„),

nous savons que les intégrales, au nombre de 2n, contiennent 2n constantes arbitraires a 4 , ... a n , (3 4 , ... (3 rt . On peut, comme nous l'avons déjà remarqué (n° 44), les résoudre par rapport aux variables p if ... p n , q i9 ...q n , en fonction de cl { ... a n , (3 4 , ... (3 M , f, ou par rapport aux constantes ««> - *„> Pi, - P„> en fonction de f, ç n ... q n , p ly ... p tt .

Dans la première hypothèse,, il existe une relation due à Lagrange; elle donne

dp { dq { dp { dq t da. dp dp da.

dp n ^9n^Pn <tyn

da. dp dp da

= const.y

ou , sous une forme symbolique ,

[a, p] = const. (83)

57. Démonstration. — Considérons la fonction H, et supposons que Ton y remplace les inconnues en fonction de t, et des 2n constantes, parmi lesquelles se trouvent

DE LA MÉGANIQUE. 47

«, (3 : cela posé, la démonstration repose sur l'identité

dadp — dpda Nous aurons

dH __ dH dq K dH dp, dH d?,, dH dp n

(/a dçr { (/a (Ip x da dq n da dp n da

ou, en vertu des équations canoniques,

dH dpidqi dq i dp i dp n dq n dq H dp n

da dt da dt da dl da dt da

par suite ,

ePH d*p { dq K dp { d?q t dfy dp,

dadp dtdp da dt dddp dtdp da

dq { <Pp l tfp n dq n dp H <Pq n

dt dadp dtdp da dt dadp

d>q n dp { dq n d*p H .

dtdp da dt dadp

nous aurions, de la même manière,

dH dH dq { dH dp { dH dq n dH dp n

dp dq t dp dpi dp ' dq n dp dp H dp

dq { dp i dpt dq H dq H dp t

d'où

dH

dp ~

dp i dq {

Ht dp

et

dt dp dt dp dt dp

d*/?i dq { dpi d*q { d*q t dp t

dpda ~~ dtda dp - dt dpda dtda dp

dq t <Fp t cPp n dq { dp n d*q n

dt dpda dtda dp dt dpda

d?q n dp n dq n d*p n

dtda dp dt dpda

En égalant les deux expressions (85) et (87), on trouve

dtdp dd dtdoi dp dtdp d* dtda dp "*" ' * '

Or, cette expression n'est autre chose que^

on en tire

[a, (3] == const.,

ce qui démontre la proposition. .

58. Il existe un théorème analogue à celui de Lagrange, mais beaucoup plus important : ce théorème, découvert par Poisson (*), suppose les intégrales résolues par rapport aux constantes a, p. On l'énonce ainsi :

Théorème. — Si l'on connaît deux intégrales

résolues par rapport à a, (3, l'expression

d* dp do. dp dd dp d* dp

dq t dp K dp i dq K "" <fy„ dp n dp n dq n

sera constante pendant toute la durée du mouvement. Pour démontrer cette proposition, il suffit de prouver

que •

en vertu des équations canoniques.

(*) Poisson, Sur la variation des constantes arbitraires, etc., Journal de l'École polytechnique, 15 e cahier.

DE LA MÉGANIQUE. 49

On peut le faire par une simple vérification, comme M. Bertrand (*), ou directement comme Jacobi (**), et M. Donkin (***).

59. Avant de passer à la démonstration de cette formule, nous devons faire observer que, d'après la notation de Poisson (n° 11), on a

60. En outre, nous ferons remarquer les deux formules suivantes, faciles à démontrer.

Si Ton désigne par <p, \p, G trois fonctions quelconques des variables t, p { , ... p„ , ç 4 , ... q n , on a (****)

(f. (*,•)) + (M e »ï)) + (Mf>*)) — 0; (93)

si l'on cherche la dérivée partielle de (<p, \p) 9 par rapport à Tune quelconque des variables, t,p i9 ...p n9 q { , ...q„, on aura, en désignant cette variable par f ,

61. Cela posé, nous donnerons la démonstration de M. Donkin, la plus simple et la plus élégante de toutes. Nous aurons, en prenant la dérivée totale de (a, (3) par rapport à t,

(*) Lagrange, Mécanique analytique , 1. 1, note 7.

(**) Jacobi, Vorîesungen iiber Dynamik, pp. 421 et 426.

(***) Donkin, On the differential équations of dynarflics , Philosophical Transactions, 1854.

(****) Donkin , On the differential équations ofdynamics , Philosophical Transactions, 1854, p. 92.

(*****) Idem.

d («, p) = d (a, p) ^ d (*, p) dq g ^ + <*(«,?) cfy. Q dt dt dq { dt dq n dt

d («, p) dp, d (a, p) d/>„ #

dpi dt dp n dt

or, en vertu des équations canoniques, il vient d (a, p) d (a, p) d («, (3) dH d (a, p) dH

dt dt dq { dp { dp { dq {

d (a, p) dH d (*, p) dH

d<7„ dp n dp n dq n

ou bien

. -dr^—dr* ((a ' p) ' H) -

Mais, on sait, d après la relation (94), que la dérivée partielle du second membre est

dt \dt ,p l \'dth

par conséquent, la formule (97) devient

, Puisque les fonctions a, (3 sont des intégrales du système (26), noas aurons (n° 23)

(*) Dans les formules (95), (96), (97) et (98) le d{a ^ du premier membre est une dérivée totale , celui du second membre une dérivée partielle.

DE LA MÉGANIQUE. M

L'équation (98) devient alors

dt

ou, à cause des relations (92),

mais , d après la formule (93) , le second membre de cette dernière équation est nul, et, par conséquent

dt ~" 9 d'où

(a,p) = con*f.,

ce qui démontre la proposition.

62. On peut donner au théorème de Poisson plus de précision : a { et (3. étant deux constantes conjuguées, il

vient

(« t ,p,) = zb4, (99)

tandis que

■(«oM — 0, i

En effet, Ton a

rfa,. rfp 4 doti dp,- da^ dPi da, dp,

dq { dp t dpidqi '" dgf„ dp„ dp n dq n '

ou , en vertu des équations de Jacobi (n° 55) ,

/ c\ ( d *i dQi doL { dp { da. { dq n d^dpA

\a(/4 dct-i dp { doii dq n da { dp n da { /

on déduit de là

doL {

car,

et , en remplaçant dans a, , p et g par leurs valeurs , en fonction de a, (3, /, on a une identité, et la dérivée de a { , par rapport à a., est l'unité.

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