SECOND MÉMOIRE
Sur la Distribution de la Chaleur dans les Corps solides ;
Par M. POISSON.
Lu à l'Académie des Sciences, le 3 1 Décembre 1821*
Le Mémoire que j’ai l'honneur de présenter aujourd’hui à l Académie, est la suite de celui que j’ai lu à l’Institut sur le meme sujet en 1815, auquel j’ai fait plusieurs additions , et qui a ete rendu public au mois de mai dernier (*). La question qui fait l’objet de ces deux Mémoires, se divise naturellement en deux parties : la formation des équations différentielles du mouvement de la chaleur, soit à 1 intérieur, soit à la surface des corps solides , et la résolution complète de cés équations, pour en déduire, à un instant quelconque, les températures de tous les points du corps que l’on considère, d’après celles qu ils avaient à une époque déterminée. Pour former 1 équation relative aux points intérieurs, je suis parti de l’hypothèse que M. Laplace a proposée le premier, et qui consiste à faire dépendre la communication de la chaleur dans l’intérieur des corps solides, d’un rayonnement entre leurs particules, qui s’étend à des distances finies , mais imperceptibles ; en sorte que cette action calorifique puisse être assimilée, quelle qu’en soit la cause, à toutes les autres espèces d’actions moléculaires, La forme de 1 équation
(*) Celui-ci est imprimé au commencement de ce volume; et il en a été distribué des exemplaires particuliers, à l’époque citée,