‹ Mémoire sur l'intégration graphique et ses applications (volume 2)Chapitre 3 sur 24 · Théorème des charge» déerivées. — Une · texte numérisé non relu

Théorème des charge» déerivées. — Une

poutre, droite ou courbe, supporte une charge verticale ; la charge, par unité de longueur mesurée horizontalement, est donnée parla fonction ^=y(â?); cette charge est mobile ; les choses se passent comme si la poutre se déplaçait sous les charges ; l'abscisse u d'un point de la poutre est variable. Les dérivées

dK dM dy dt ^ — > — > — ^> — etc., du du du du

de tous les éléments : efforts tranchants, moments fléchissants, flèches de déformation, tensions moléculaires, ces dérivées étant prises en restant dans une même section de la poutre, s'obtiennent en calculant ces mêmes éléments E, M, y, t dans l'hypothèse où la même poutre serait sollicitée par une charge fictive représentée par

dp ^ dx

L'effet de cette charge fictive doit être calculé dans l'hypothèse ou la poutre peut satisfaire sans déformation à toutes les conditions géométriques qui résultent des appuis et des encastrements.

Démonstration. — Soient (fig. 321): AB la poutre dans la position considérée ; du =s AA.' « BB' le déplace-

ment de la poatre dans le sens de Taxe des â;; DE la courbe des charges, p s=r/(â?); M ane section ^*bs ÂM, qni vient se placer en M' après le déplacement du ■» MM'. Dans la position primitive la charge en M était j9; après le déplacement la charge dans la même section venue en M' est

dp p-jr-f^du; donc Tinfluence du déplacement de la poutre est

de produire dans la même section z une augmentation de

charge égale à — du. En vertu du principe de Tindépen-

dance des effets des forces (543, 670), nous obtiendrons les effets é2E, é2M, dy^ dt de cette augmentation de charge, en supposant la poutre sollicitée uniquement par la charge

■T-du et en supposant les déformations initiales égales à

zéro. En vertu du même principe, si nous multiplions la

dp chsLTge-^du par I : du, les effets seront multipliés par le

même nombre; donc la charge ^^ produira les effets qui

dx

représentent

dK dM dy dt

du du du du^

c*est ce qu*il fallait démontrer.

Eztensloo. — Ce théorème s'applique aussi aux cas où la charge présente des discontinuités ^p ou est constituée par des forces isolées ; il sufSt d y apporter les modifications suivantes.

Soit ËF = Aj0 une discontinuité dans la valeur de la charge. Un élément NN' = du, vient se placer en N'N"; il était sollicité par une force p.du; après le déplacement, il est sollicité par une force (p-]- Ap)du; il faut donc introduire une force nouvelle Ap,du. Pour obtenir les dérivées des éléments, il faut multiplier par 1 :du^ on trouve àp.

La charge supplëmentaire par unité de longueur serait

lim-r^; c*est l'infini. La force additionnelle totale qui solaï^

licite rélément NN' qui se réduit à zéro est àp. Donc il faut

au point N introduire une charge concentrée égale à àp.

On peut exprimer ce résultat en disant que la charge fictive

qui donne les dérivées des éléments a pour intégrale

première ou lieu des efforts tranchants la courbe j9 avec

toutes ses discontinuités. En effet la courbe J9 est l'intégrale

de p\ les charges concentrées àp sont représentées par les

discontinuités de la courbe je? précisément comme il convient

d'introduire ces charges concentrées lorsque Ton trace le

lieu des efforts tranchants ou l'intégrale première des

charges y compris les forces isolées.

Soit P une force isolée agissant au point S ; le point S

vient en S'. Introduisons en S' deux forces + P et — P.

Si la section S venue en S' était sollicitée par la force ST,

l'état de sollicitation ne serait pas changé ; la force aurait

suivi la section dans son mouvement. Il résulte de là que

le changement dans l'état de sollicitation est représenté par

le couple SP et ST'; le déplacement de la poutre produit

le même effet que l'introduction dans la section S d'un

couple isolé dont le moment est Pdu. Il faut multiplier par

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