SUR L’INTERVENTION
Les physiologistes se sont assez peu occupés du mécanisme à l’aide duquel les exhalations ou sécrétions séreuses s’exécutent. La plupart d’entre eux se sont bornés à faire l’histoire des phénomènes dans leurs derniers résultats, sans se préoccuper des phases qu’ils présentent et des causes qui les produisent. Je ne parle pas des explications purement hypothétiques empruntées à l’action générale de la vie, à l’irritabilité et à la sensibilité propre des organes, explications qui n’expliquent rien, qui ne reposent sur aucune donnée véritablement scientifique, sur aucune expérience positive, et dont la grande généralité ne constitue qu’un lien provisoire entre des faits dont les véritables rapports avec la vie et avec le monde extérieur n’ont pu encore être déterminés. C’est ainsi que le mécanisme de l’exhalation de la synovie dans les articulations, celui de la sérosité des plèvres, du péricarde, du péritoine, du fluide céphalo-rachidien, de
l’exhalation séreuse du tissu cellulaire, sont restés jusqu’ici dans la plus complète obscurité.
Les observations et les expériences suivantes, relatives à la part que ni a paru avoir la pression atmosphérique dans le mécanisme des exhalations séreuses, concourront peut-être à jeter quelque jour sur cette importante question de physiologie générale.