CHAPITRE yi
conversion que son exercice est ravalant et dégradant pour ceux qui l'emploient.
§ 2. Enfin est arrivé le temps où Ton se relâcha de la rigueur du Code pénal. — Cétait le nom technique qui avait été donné au code de persécution. En 1775, lerefiis opiniâtre du gouvernement anglais de faire a justice à FAmérique, » amena l'eËfusion du sang. — En 1 777, une armée anglaise se rendit, malgré sa superbe, à Sarratoga, à ces € Provinciaux» naguère si mépi-isés, si insultés et si calomniés. En 1778, il était trop tard j toute réconciliation était devenue impossible avec l' Amérique.
Elle proclama son indépendance, et l'Amérique fut perdue à jamais pour la couronne britannique. ' '
§ 3. Les vieux ennemis de l'Angleterje en Europe prirent les armes et l'attaquèrent. Le gotivemement anglais, dans l'adversité, reçut ime dure leçon et- fit une &tale expérience; c'est alors que, pour 4a première fois, fut tentée une conciliation avec l'Irlande. On se relâcha du code pénal en i778.^La conciliation réussit comme toujours avec le peuple irlandais. L'Amérique, il est vrai, fut perdue par refiis de conciliation ; mais l'Irlande fut conservée à la couronne britannique par conciliation.
§ 4- La mitigation du code pénal, en 1778, fut de sa nature un large à-compte donné sur « la dette de justice contractée envers le peuple catholique d'Irlande ». Il reslitaa aux catholiques sur les
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32 L'IRLAIfDE ET LES IRLANDAIS. '
propriétés qu'ils possédaient alors un pouvoir et xui empire semblables à ceux dont avaient toujours joui les protestans. 11 rendit les catholiques Capables d'acquérir, comme tenanciers ou comme acheteurs, un intérêt quelconque dans des terres, pour des termes ou des années indéterminées, la durée fût-elle de mille ans. Toutefois, ne pouvaient- Ils pas encore acquérir, par achat ou comme tenanciers, un intérêt quelconque de franc-fief. Les catholiques acceptèrent sagement l'à-compte, et, satisfaits de cet accroissement de sécurité et de pouvoir , continuèrent à attendre patiemment le reste de « la dette de justice. »
§ 5. En 1783, l'Angleterre se trouva seule en lutte avec les forces les plus imposantes qui soient au monde, et, exemple des plus rares dans les anna- ' les maritimes ! les flottes combinées de ses ennemis voguèrent triomphantes et sans opposition dans la Manche britannique. En conséquence, on se relâcha encore une fois du Code pénat. L'Irlande conciliée versa vingt mille hommes de troupes de mer et de terre dans la marine britannique et mit Roijney en état de donner la chasse à la flotte française dans les Indes-Occidentales; là, dans l'action engagée avec de Grasse, la valeur irlandaise rivalisant avec la valeur britannique, la surpassant même si cela était possible, rendit le « pavillon météore de l'Angleterre b encore une fois victorieux, écrasa U puuHMieeiiavide de ïotœaiij sauva aoibseuleinfiot