CHAPITRE VI
Il serait plus que séditieux, ce serait une perfidie de penser qu'une pareille faction pourrait jamais trouver un appui envous, IllustreDame! destinéequevous êtes, du mobs jel'espère, à accorder enfin justice, par l'octroi d'unç part de droits égale à celle de vos autres sujets, à votre fidèle, brave, long-temps opprimé, mais magnanime peuple d'Irlande.
CHAPmtE SIXIÈME.
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§ I. La persécution que j'ai décrite, — la persécution entée sur une violation de la foi nationale et de l'tonneur public, — sévit pendant quatrevingt-six longues années de ténèbres, de honte et de deuil.
On voulait réduire le peuple catholique d'Irlande à l'état de la plus abjecte pauvreté, et, par ces mêmes moyens, extirper la religion catholique.
Ici se présente une question de quelque intérêt : quel fiit le succès de l'épreuve ? — Avant de répon-dre à la question, qu'il soit rappelé que l'épreuve avait militant pour elle: la Couronne, — le Parlement, — lesËvêques et le clergé de l'Eglise établie, — les Juges, — l'Armée, — la Marine, — les Corporations, — les Maires, — Aldermen, — les Shéï^ et la Bourgeoisie, — la Magistrature, — le Grand ' Jury, — la presque universalité des propriétés et
des richesses de la. nation irlandaise. £Ue avait de plus l'entier assentiment, le concours et l'appui de l'Angleterre et de l'Ecosse; — Pas une langue qui pût proférer un seul mot en public contre elle ; ou sinon cette langue était pour jamais condamnée au silence ! — Pas une plume qui pût écrire un mot, un seul mot d'opposition !
Et pourtant avec tous ces terribles avantages, voyons quel a été le succès de l'épreuve?
Illustre Dame ! ~ elle échoua, — elle échoua complètement. Une appréciation exacte démontrerait que les catholiques au moment de la persécution étaient au nombre de deux millions ; les protestans, les persécuteurs, car tous à cette époque t'étaient, persécuteurs ! — étaient environ un million. Les catholiques ont à peu de chose près atteint le chiffre de sept millions ; c'est à peine si les protestans dépassent le million primitif. — L'augmentation comparative des uns, sous la persécution, est énorme. — La diminution .comparative des autres, tandis qu'ils persécutent, est étonnante; en premier lieu les catholiques n'étaient tout au plus que deux contre un. — En second lieu ils sont presque sept contre un.
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Dieu soit béni ! Ainsi puisse succomber en tout pays la persécution, jusqu'à ce qu'il soit universellement reconnu qu'elle est aussi inutile pour la