‹ Mémoire sur l'Irlande indigène et saxonneChapitre 11 sur 41 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

les colonies des Indes-Occidentales, mais l'honneur de la couronne britannique , et couyrit de lauriers une pais qui sans cela eût été ignominieuse aussi bien que désastreuse.

§ 6. La raitigation de l'année 178a fut un second à-compte de a la dette de justice contractée envers l'Irlande. » Ce fut un noble àK:ompte. Il rendit les catholiques capables d'acquérir des propriétés de franc-fief ëii viager ou en héritage; mais il fit plus; après quatre-vingt-dix années de persécution du savoir, il permit aux catholiques , d'ouvrir des érol» et de donner à leurs enfans une instruction littéraire et religieuse. Les catholiques acceptèrent sagement cet à<compte qui restaurait pleinement leurs droits de propriété et leur accordait l'inestimable droit d'enseignement. Us acceptèr^t avec reconnaissance cet à-compte ; et sagement et avec un pouvoir accru, ils commencèrent un nouvel effort pour ce qui restait de a la dette. » § 7. L'admission du catholique à la tenaneie (usufruit, possession temporaire) des terres, en 1778, axigmenta considérablement les revenus des propriétaires protestans en Irlande. La permission accordée aux catholiques, en 1782, d'acheter des terres procura une plus-value énorme aux propriétés de tous les protestans d'Islande. La conciliation et la prospérité se donnèrent la main, et l'expérience prouva que ce qui aurait dû être suggéré par la seule bienveillance et que la prudence

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9ft L'IRLANDE ET LES IKLANIUIS.

'seule la plus stricte et la plus intéressée avait pres;crit aux propriétaires protestans d'Irlande, étaient eocore les meilleurs moyens d'accroître la valeur de leurs propriétés.

§ 6. D'autres évé^emens se produisirent en I78a,qui méritent mieux que le coup d' œil rapide et passagpT que je puis leur donner maintenant^ événe'mens palpitans d'intérêt et faits pour émouvoir rame. Pour l'heure, qu'il suffise de dire que le Parlement irlandais, qui soutint l'indépendance législative de l'Irlande, fut non-seulement du plus haut avantage pour ses commettans, mais en même , temps aussi de la plus éminente loyauté envers la couronne britannique et de la plus grande utilité au pouvoir britannique.

Ce fut ce Parlement qui vola la levée des vingt mille catholiques irlandais qui allèrent remplir les cadres de la flotte britannique et contribuèrent à la victoire de Rodneyi ce fut lui qui les paya. Jamais l'Irlande n'eut un Parlement plus attaché à la connexion britannique que le Parlement irlandais qui proclama l'indépendance législative irlandaise.

§ 9. Dix ans s'écoulèrent, dix ans de prospérité grande et toujours croissante en Irlande. — Mais c'étaient dixanné^depaixet de puissance en Angleterre; nulle occasion ne se présenta de se concilier ou de courtiser les catholiques d'Irlande. En conséquence, il y eut temps d'arrêt dans leur émancl-

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