CONCLUSION
De ses effets sur le peuple d'Irlande, je ne citerai qu'un fait : ^
Sur une population de huit millions, il y a deiuc millions trois cent mille individus dont l'existe^^ dépend de l'inconstante et incertaine charité!!!
Et cela dans un des pays les plus fertiles et les plus abondans qui soient sur la surface du globe !
Les Irlandais ont soutenu et soutiennent encore qu'il n'y a rien de plus outrageant que de leur foire supporter la dégradation et le fardeau d'une union avec un autre pays , et de leur refuser en même temps une égalité plénière de privilèges et de franchises avec ceux decetautrepays. — Une telle égalité explique le mot I7»to»; toute autre Union est une fausseté permanente, un mensonge vivant.
PBEMiÈREMEtfT. L'Uniou douua droit aux catholiques d'/r/awde, — c'est-à-dire emphatiquement au peuple d'Irlande -^ à l'égalité religieuse avec les Anglais et les Écossais. M. Pitt l'avoua catégoriquement et par écrit dans sa négociation avec les pairs catholiques et autres individus qui s'intitulaient les chefs du peuple catholique; mais ce qui vaut mieux encore, c'est que ce droit était essentiel à la nature même de l'Union. — A cet égardl'Unionaété, pendant vingt-neuf années, nnli mensonge vivant. » — La réalisation partielle de l'Union sous ce rapport, après une lutte de vingtneuf années, est entièrement due à la vertu et au courage du peuple irlandais, et non pas au bon
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i/ms ou à l'honnêteté du gouvernement Anglais.
Mais aussi Iqpgtemps que le peuple d'Irlande ttgi forcé de faire ce que ni le peuple d'Angleterre nHe peuple d'Ecosse ne font, c'est-à-dire de soutenir l'église de la minorité, l'Union continuera . d'être à cet égard, pendant tout ce temps, « un mensonge vivant. »
' Secondement. L'Union donna au peuple d'Irlande droit k la même franchise élective que le peuple d'Angleterre. A cet égard, l'Union donna ai^ peuple d'Irlande droit à une parfaite égalité, non pas en nom seulement, mais en réalité, en substance, dans la jouissance de la franchise élective.
Sous ce rapport, l'Union est aujourd'hui « un mensonge vivant » « un mensonge aggravé par une ba^se ingratitude, par un ignoble déni de justice.
Teoisièmeueht. L'Union donna au peuple d'Irlande droit à une part égale dans la représentation au Parlement ; mais une telle part a été déniée d'une manière dédaigneuse et méprisante. L'Union est donc, à cet égard essentiel, « un mensonge vivant. »
QuATRiÈHEHEiTT. L'Uuiou douua au peuple d'Irlande droit à une identité de soulagement avec l'Angleterre, des monopoles , de la bigoterie, du pillage et des abus de toute autre espèce. Tai déjà démontré combien est insultant le contraste frappant qui «xiste entre les réformes des corporations
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en Angleterre et en Irlande. L'Unton est donc de nouveau, à cet égard, «un mensonge vivant, n
A l'égard de la réforme municipale, à l'égard de la franchise élective, à l'égard de la représentation au Parlement, mais par-dessus tout et avant tout, à l'égard du système maudit dés dimes, l'Union est a un mensonge vivant. » *
Le peuple d'Irlande demande donc le rappel de l'Union et le rétablissement de son parlement national.
L'association des Précurseurs a déclaré, au nom et avœ l' ass^itiment du peu pie irlandais, qu' il aurait pu consentir au maintien de l'Union si justice lui avait été faite, si la franchise avait été simplifiée et très étendue , si les corporations avaient été réformées et conservées, si le nombre des membres irlandaisavait été augmentédans une juste proportion, si lesysteme des dimes avait été aboli et la conscience laissée entièrement libre ; mais, d'un autre côté, ces justes réclamations étant repoussées, ces justes demandes étant rejetées, nos justes droits étant déniés, le peuple irlandais est trop nombreux, trop Bage et trop bon pour désespérer ou hésiter sur la marche qu'il doit suivre.
Le rétablissement de la l^slature nationale est donc redemandé , et pas de compromis , pas de trêve , pas d'interruption de cette demande jusqu'à ce que l'Irlande soit redevenue elle-même.
Encore un mot pour tenniner : nul honnête
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homme n'a jamais désespéré de son pays, — nul ennemi sage ne placera sa confiance dans les difficultés qui peuvent intervenir entre sept millions d'êtres humains et cette liberté qu'ils ptvent.être leur droit.
Pour eux il ne sadbait exister d'impossibiuté. Je le répète : aussi sûrement que le soleil de demain se lèvera, l'Irlande maintiendra pour elle-^' même ses droits en conservant le chaînon d'or, débarrassé de tout fardeau, de la Couronne — fidèle au principe d'une allégeance vraie et sans affectation , mais résolue, tout en gardant sa loyauté envers l'empire britannique, à justifier ses titres à la liberté constitutionnelle pour le peuple irlandais. Bref, l'Irlande demande que la fiiction ne soit plus encouragée , que le gouvernement agisse^our le peuple irlandais et non pas contre lui; elle est disposée à aider les réformistes écossais et an- ' glaïs à étendre leurs fi'anchises et à consolider leurs droits , et non-seulement elle y est disposée, mais elle le désire; mais elle a vainement insisté pour obtenir une participation égale à tous les avantages politiques ; — elle a vainement couru après l'jégalité, — l'identité; — elle a éprouvé un refus, un refiis méprisant. Sa dernière demande est dégagée de toute alternative, —