‹ Mémoire sur l'Irlande indigène et saxonneChapitre 22 sur 41 · FRANCE · texte numérisé non relu

FRANCE

a En France , il est bien reconnu que partout où les huguenots portaient leurs armes victorieuses contre le souverain , ils prohibèrent Texercice de la religion catholique , massacrèrent les prêtres et les religieux ; brûlèrent les églises et les couvens ; déterrèrent les morts pour faire des balles de leurs cercueUs de plomb , etc. Voyez Maimbourg, Histoire du Calvinisme; Thuanus, Hist. 1. XXXI. Un de leurs propres écrivains, Nicolas Froumenteau , avoue que dans la settle province du Dauphiné ils tuèrent a 56 prêtres et ii3 moines ou frères ( Livre de France ). Dans ces scènes le &• meus baron Des Adrets signala sa barbarie; forçant ses prisonniers catholiques à sauter des tours sur les piques de ses soldats , et contraignant ses pn^res enjana à se laver les mains dans le sang des catholiques. »

« Le doctfiur Stui^ parle avec horreur de la persécution exercée contre les protestans dans les Pays<Bas par le duc d'Albe, qui, dit-il,- se vanta d'avoir livré i8,ooo hérétiques ( il ^aurait du dire hérétiques ou rebelles , voyez Brandt) au bourreau. Je m'associe de cœur à lui pour condamner et exécrer la vengeance sanguinaire du gouverneur et du gouvernement espagnol contre

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17« L'IBUNDE ET US IftUlTD&IS.

leurs sujets séditieux de la croyance calviniste. Mais pour se former un jugement exact de cette ■JJEûre , il est bon de tenir note 4es provopations qD« k» premiers avaient reçue» des derniers. Sans parler de la con»plration de Carli et de Bieot pour assaswifir le duo d'Albe lui-même au monastère de Groonfeldt près de Bruxelles , il e»t certain qu'une classe da réformateur» avait taché d'ériger 1« même gouvemetnent Ëmatique et sanguinaire en Hollande, que Jean de heydç établit eSectivement à Muiutsr, en •* écriant que lH«u leur avit livré U pay* > «t qu« /« vengeafK» attendait ioui atwe qui nû êe joindraient pan d tux. C'était une chose fort ordinaire parmi ces gen» d'assaillir le clergé dans l'exercice de ses fonctions ; et l'air retentissait des cris de tuez lêapréiret , tue* les moinee, tuê9 les magiêtratê. Ces violences devinrent plus cornmuneaà mesure que la réËMrma s'ét«idit. Partout où Vandermerck et Sonoi , tous dmx lieutenans du prince d'Orange, portèrent leurs armes, ils firent constamment mettre à mort de, sang-froid tous les prêtres et religieux, qu'Us pouvaient saisir, oommeà Oudenarde, fturemond, Dort, Middlebourg, Delft et Shonoven. Voyez J7m/. Re/. de* Pafê'Bae, par le ministre protestant de Brandt ; voyez aussi le docteur Patinson dans sa Jérusalem et Babel, pag. 385. Un pécent biographe célèbre, Fdler, Oiet, Hiet.y art. Tolédo, dit que Vandermerck ma^^açra plus d'innooois prêtres catholi-

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OBSERVATIONS, PREUVES. («. n.) m

ques et paysans daqs l'açnép fS-j^i , qu'Albe n'avait exécuté de prptestanç durant tçut le t^nps de soq gouvernement. Il nops dpime , dam la même passage , un long extrait de V^bNgé de l'ki*toire de la Jfofhnda, par M. K^rroux, où cet écrivain protestant 7 qui profespe d'écrire d'à- ■ près Jes archivas jqdjciajres encore existantes » fait un elTrayant tableau des barbaries infernales de Sonoi ^ur les paysans catholiques du nord de la Hollande- îl dit q^e quelque»«ns de ceux-ci, après avoir subi la^ supplices du fouet et de la question-, furent enveloppés de draps qui. avaient été trempés dans l'esprit de vin , auquel on mit le feu ; qu'alors ils furent tous grillés et périrent de mort misérable ; que d'sutres , après avoir été torturés avec du soufr^ brûlant et de» torches appliquées auï parties }ea plus eensibles de leurs corps, furent condamnés k mourir par la privation de sommeU, dei bourreaux étant placés p^s d'eux pour les battre et tounnratar aveo des massues et autres armes , toutes les fois que la nature épui-> sée semblait prête à s'oublier ; que pkisieui^ d'entre eux ne furent nourris que de barengg aalés > sans une goutte d'eau ou aucune autre boisson , jusqu'à ce qu'ils mourussent de soif} finalement, que ^'autres furent piqués jusqu'à extinction de tou£Qe par des guêpes ou dévorés par des rats, que l'on enfermait avec eux dans des cen;ueUs. Parmi . les oniauUs y relatée^ , il y en a d*une^ mdéiïeiUe

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nature qu'on ne peut pas se permettre de les répéter ; et celles dont il est question ci-dessus ne sont mentionnées que pour engager le docteur Stui^^es et autres écrivains de sa classe à s'unir à lui pour ensevelir lesi noms odieux d'Albe et de Sonoi ' dans un égal oubli. Parmi les plus illustres protestans étrangers, qui »ouffHreni la mort par ia violence d'autres proleetans , il peut être convenable de nommer Servetus, Gentilis, Félix Mans , Rotman , Bamevelt , etc., sans parler de Bolsec, Grotius et autres qui lurent bannis, ou autrement persécutés pour leurs opinions religieuses ! ! ! »

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