A VOTEE LORD CHIEF-JUGE ET A VOVBE LORD CHIEF
BAson DAHs CE ROTAOME, à toucher sur la première rente annuelle levéesur la commission des titres défectueux. Voilà peut-être, suivant moi, la Ubéralité la plus à propos faite que je connaisse. Car ils ap-
PORTEIVT HAINTEKANT A CETTE AFFAIRE ADTAin' DE SOIS ET DE DILIGENCE QUE S*IL s'aGISSAFT DE LEUB
inriiBÈr particulier ; et il est xRiss positif que
CET APPAT DE 4 SHELLINGS PAR LIVKE VOUS PROCU- RERA, lorsqu'ils SERONT UNE FOIS PAIES, V3E AVG-
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OBSERVATIONS, PREUVES, (ch. m;) M5
BfEITTATIon A TOnjOURS d'aU MOINS 5 LITRES SIEH-
LiKG. » — ■ Strafford, II, p. 4i'
Les malheureux jurés de Galway restèrent en prison pendant des années. Ils envoyèrent à Londres des agens pour implorer merci du roi ; maie ce fut en vain! Bien au contraire, Strafford eut l'audace de demander que ces agens fussent punis! punis pour le seul fait d'avoir été implorer merci ! On trouve ce passage dans sa dépêche du i4 décembre i635.
« Je pense que rien ne serait plus agréaljjle à ces commissaires et en même temps ne nous conduirait et ne nous disposerait autant à une prompte et heureuse solution que la punition de ces agens de Galway , en les réduisant à la même condition que \e& prisonniers i de plus, le mieux serait de s'en référer, quant à leurs propositions , à notre jugement et à notre manière de procéder l^alement de ce côté-ci. » — ^raffori, I, 493-
Les agens furent, en conséquence, renvoyés comme prisonniers à la tendre merci de Strafford.
On a dit que le malheureux Charles avait ignoré ces énormités, qu*il tes aurait condamnées. Hélas ! lefaitest tout autre. Strafford, durant l'année i636, passa en Angleterre; il fit au roi, en^on conseil, un rapport détaillé de sa conduite et de ses actes dans l'affaire de Galway. Le roi répliqua-.
a Qu'il n'y avait rien là-dedans qui ressanblât à la sévérité, et que sa volonté expresse, était
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qu'il contiauât de cette sorte ; car s'il le serrait au-, trement il ne remplirait pas son attente. Là-des- BUS, ajoute Weutworth, je me jetai aux genoux de Sa. Maj^té, lui baisai la main, et le conseil fut levé. » — Ormond, par Carte, vol. III, p. 1 1 .
Celui qui voudra bien réfléchir S quel amas de crimes le roi donnait ainsi son approbation ne sera pas le moins du monde supris du sort ultérieur de ce malheureux monarque. Jamais, assurément, on n'avait auparavant abusé ainsi des formes lé* gales gour ourdir une complication d'iniquités, telles que celles qui furent commises par Strafford et approuvées par le roi.
Le palliatif, ou plutôt la justification qui se glisse dans tout^ les dépêches de Strafford, est que toutes ces choses furent faites, non-seulement dans le but d'augmenter les revenus du roi, mais toutd'abord et spécialement en vue de la propagation du protestantisme et pour le bien des protestans.
Ohî protestantisme! quelles horreurs ont été commises en votre nom dans l'Irlande !
Je passe vite par dessus un autre abus de la plus immense étendue, qui frappa les Irlandais. Je veux parler de l'institution de la cour des a Wards a (Pupilles).
« Ce fijt une nouvelle cour, dont jamais l'Irlande n'ouït parler avant la quatorzième année du règne de Jacques I". Son autorité n'émanait d'aucune Iw» d'aucun statut, tandis que cdle d'Ângle-
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OBSERVATIONS, PREUVES, (m. m.) aA7
terre (la cour des Pupûles) fut créée par un acte du parlement. » — Ormond, par Carte,, vol. I, p. 517.
L'objet de cette cour était de charger certaines personnes nommées par la couronne de la garde des biens des mineurs. On verra tout de suite quel paiit on en tira en Irlande, surtout pendant la domination de-Strafïord.
Sir WiUiam Parsons, qui en avait eu le premier l'idée, en fut nommé mdtre; Parsons'.homme justement et, universellement abhorré des Irlandais. Et tel&furent les procédés illégaux et arbitraires de cette coin* que les héritiers de la noblesse catholique et des autres catholiques, virent leurs fortunes anéanties, étant élevés dans la débauche et l'ignorance ; les dettes de leurs parens ne furent point acquittées ; on laissa manquer de tout leurs sœurs et leurs frères cadets; on ne se mit pas en peine de faire payer les redevances des seigneurs de fiefe servans; on éluda contre toute justice de remplir des conditions légalement et valablement établies; enfîn> les domaines furent couverts d'essaims nombreux d'individus chargés d'avoir l'œil sur les propriétés qui faute d'héritiers échéaientàla couronne, de feudataires, de poursuivans, etc. ; cela par ordre de cette cour. » — Remontrance de Trim (apud Curry) j p. 126.
Une autre cour fut inistituée postérieurement à , celle-t^, et plus arbitrairement encore si c'est pos-
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sible. Ce fut lord StrafFord qui en proposa la création durant l'année i633. Cette cour frappa les catholiques :
« D'incapacité pour remplir toutes chaînes et tous offices ; d'incapacité pour solliciter la remise de leurs biens territoriaux sans prêter le serment de suprématie. Des peines sévères de toute es|llce furent infligées par cette cour k tous les catholiques, bien que les catholiques fussent cent contre un. » — Remontrance de Trim (ut supra).
Les procédés de cette cour furent si oppressif, et à tous ^rds tellement inexcusables, que Leland lui-même en parie dans les termes suivons :
« Ces réglemens à introduire dans ce système ecclésiastique étaient poursuivis avec ardeur par un établissement trop odieux et conséquemment trop dangereux pour qu'on en essayât durant les sessions du parlement. Nous voulons parler de la ' cour de haute eommisaion qui fut érigée à Dublin^ sur le modèle de celle d'Angleterre, avec les mêmes formalités et avec les mêmes effrayantes attributions. » — De l'Irlande; par Leland,\iv,'V, ch, i. Je ne puis me dispenser de donner le morceau suivan^ il est parfait. 11 entre dans la défense que lord Straiford a faite de lui-même, défense dans laquelle il repousse avec i^e grande naïveté le reproche de cruauté, en invoquant des précédens.
o J'ose en appeler à tous ceux qui connaissent le pays. N'y a-t-il pas eu dans les premiers temps
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OBSERVATIONS, PREUVES, (ch. m.) 2W nombre d'individus emprisonnés et exécutés par l'ordre des députés, encore qu'ils ne fussent ni voleurs ni rebellés; mais seulement parce qu'ils couraient le pays? t^iU ne pouvaient rendre bon compte d'eux-mémea, le prévôt martial, en vertu des instructions qu'il avait reçues des députés, était «1 pareil cas dans l'usage de les faire pendre. XE PENSE QU'IL EXISTE DES CENTAINES D'EXEM- PLES DE CETTE ESPÈCE. » — Recueils de Rtuwortky Vm, p. 649.
Je puis très bien aussi , par forme de parenthèse, soumettre au lecteur, nombre d'autres passages fort expressifs d'écrivains protestans, qui prouvent que laviolence avec laquelle fut persécuté le catholicisme ne se borna pas aux cours ecclésiastiques :
o En cette année ( i6a9)]e clei^é romain comihença à extravaguer et à se livrer si publiquement à l'exercice de ses folles pratiques , auxquelles il donne le nom de religion, qu'on eût, en vérité, dit qu'il avait obtenu la tolérance de son culte. En effet, tandis que les lords justiciersétaientàt'église du Christ à Dublin , le jour de la fête de saint Etienne, il célébra la messe dans Cook-street, ce qu'ayant appris leurs seigneuries envoyèrent l'archevêque de Dublin accompagné du maire', des shérifis et du grefEer de la ville , avec un peloton de mousquetaires pour arrêter ces prêtres audacieux. L'ordre fut exécuté ; on enleva le Christ et les omemens de l'autel. Ifis soldats abattirent
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3J>» L'IBLANDE ET US IHLAKDAIS.
TimagedesaintFraiiçoiSflesprètresetlesmomesfu^ rent remis aux mains des poursuivons d'armes contre lesquels le peuple lança des pierres. Les prisonniers furent ddivrés. Les lords justiciers étant prévenus de ce qui se passait, envoyèrent une escouade qui arracha les coupables d'entre les mains du peuple, et ils firent saisir et mettre aux fers huit aldermans papistes qui n'avment pas secouru leur maire.
a Sur le rapport de cette émeute, quinze maisons (c'est-à*dire quinze chapelles) furent, par ordre des lords du conseil en Angleterre , confisquées au profit du roi, et les prêtres ainsi que les frères furent tellement persécutés que dedx d'eatre eux
SE PESDIBBKT PODK SE SODSTHAIRE AUX POURSUITES, n
— Hammon VEairaiiget cité dans la Fiction dévoilée d'Harris.
On croira facilement qu'on épargna aux prêtres et aux religieux la peine de se pendre eux-mêmes.
Tous ces actes fiirent approuvés par le malheureux Charles.
« Sa Majesté , en personne, daigna, ouvertement et de la manière la plus gracieuse, approuver et louer leur habileté et leurs bons services ; ce qui les encouragea à continuer aoee la même réêoltUion et la même MODÉRATION ; jusqu'à ce que l'œuvre fut pleinement accomplie aussi bien dans la ville que dans les autres parties du royaume. Il était du resta laissé complètement à leur discrétion,
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OBSERVATIONS, PREUVES, (ci. ai.) ni
quand et où devaient être employées la rigueur ou l'indulgence. » — Scrinia taera.
Ârrêtons-noue un instant pour voir ce qui se passait en Ân^eterre à cette époque : la chose en vaut la peine :
« Outre Richard Herst , ^mond Ârrowsmith , et quantité d'autres qui hireVmisàmorten i6a8, pour le seul fait d'avoir exercé les fonctions de prêtresromaiDBcatholiques, Thomas Bullaker, Thomas Hollaud, Paul Heath, Francis Bell, Rodolphus Ckilmah ( condamné mais à .qui l'on accorda im sursis), Henry Morse, Moi^n, PhiHp Powel et Martin Woodcock, ainsi que Reading et Whitaker, furent exécutés pour les mêmes causes entre les années'i64i et 1646. I) y avait loin de la condition du prédicateur romain au commencement de ce règne avec ce qu'elle devint sur la fin , alors que le zèle religieux contre le papisme s'accrut et éclata avec toute la fureur et la rage de l'esprit de parti. Si un derviche turc avait alors prêché Mahomet en Angleterre , il est sûr qu'il aurait reçu meilleur traitement qu'un prêtre papiste. 9 — Histoire hiographi^ue d' Angleterre, '^3x Grain* gCTf II, pages 306-7-8.
On devra se rappeler que rien n'a plus contribué à fomenter la grande rébellion en Angleterre contre Charles r% que les oppressions commises par ia Cour de* «PFards « (Pupilles) et par ia Cmr de hMitê ««mtniMion.
L'Irlande ressentit au centuple de l'Angleterre la sévérité de ces institutions.
La raison qui m'a fait appesantir dans ces notes surles énormités commises dans radministration de ce qu'on aappelé ajusticen en Irlande, est que par im renversemen^^es plus singuliers de l'histoire, non-seulemenfîemple, mais Garendon, et après lui, Hume et une foule d'autres calomniateurs de l'Irlande, ont gravement avancé l'étonnant mensonge que l'Irlande fut bien gouvernée j sous les règnes de Jacques I" et de Charles I".
Bien gouvernée ! alors que les coiu^ ecclésiastiques traquaientles catholiques cômmedes bêtes Êiuves , et les jetaient pêle-mêle , s'ils tombaient entre ■leurs mains, dans les dégoûtantes prisons! Alors que la cour des aWardss, spoliait les terres de tous les mineurs catboliques et pervertissait leur religion ! alors que la cour de haute commission punissait avec plus de sévérité que cela n'avait lieu dans la chambre étoilée , tout mépris ou insulte supposé envers un agent quelconque du pouvoir! châtiait toute résistance (quelque nécessaire et justifiable qu'elle fût d'ailleurs) à la volonté ou au caprice des dépositaires de l'autorité ! Alors que les shérifb étaient intimidés et punis si lès verdicts des jurés ne satisfaisaient pas les tyrans , les arbitres du gouvernement ! Quand le chief-juge et les autres juges étaient corrompus et subornés par le chef suprême du royaume ! Cor-
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OBSERVATIONS, PREUVES, (gh. iu.) 352 rompus f achetés par la stipulation d'tme part proportionnelle dans la propriété eh discussion , ' afin d'obtenir un arrêt contre les malheureux possesseurs de cette propriété ! Quand les jurés qui obéissaient, aux impulsions et à la voix de leur conscience étaient jetés dans les prisons pour y pourrir, étaient ruinés par des amendes si énormes qu'elles équivalaient à la confiscation de leurs biens , étaient mis au pilori , avaient les oreilles
coupées, la langue percée, étaient mais je ne
veux pas poursuivre cette énumération. Pourquoi !eferai-je?
Bien gouvernée! voilà ce que les écrivains anglais de la plus haute volée appellent bon gouvernement !
OBSERVATIONS, PRECVES ET EXPLICATIONS
CHAPITBE UL — PABTIE II.
. Ce n'est pas l'histoire circonstanciée de la guare civile que j'écris ; je justifie simplement les dires de mon texte. Nul ne pourra nier que la cause du roi ne s'identifiera pas maintenant avec celle des catholiques irlandais.
A maintenant les cruautés exercées par les parlementaires anglais, protestans et cromwelHens.
Mon premier extrait est d'un ecclésiastique protestant, rhistorien Leland. Il expose dans quel but fiirent commises ces cruautés :
a L'objet favori des gouverneurs irlandais et du parlement anglais était l'EXTERMINATION EN- TIÈRE DE TOUS LES HABITANS CATHOLIQUES D'IRLANDE. Leurs biens /tirent destinés à l'avance four être la proie de leurs vainqueurs} de telle sorte qu'ils furent voués , eux et leur postérité, à ujie ruine inévitable. » — Leland , livre V, chap. 4-
Une seconde citation, qui établit les mêmes faits, est d'un autre ecclésiastique protestant, le révérend docteur Warner.
a II ressort clairement de leur dernière lettre (les lordS'justiciers)au lieutenant qu'ils voulaient l'ËX-
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OBSERVATIONS, PBEtTVBS. (ai. m.) 16S TUtPÂTION, non-seulement et simplement des Irlandais, mais de toutes les anciennes fomiUea anglaises qui étaient catholiques-romaines. » — RU' toire de la rébellion et de la guerre civile en Irlande ^ "par Warner, p. 176.
A cet égard, je veux parler du projet d'EXTIR- PATION GÉNÉRALE. La citation suivante que je donne est d'une autorité également incontestable, de lord Clarendon.
« Le parti parlementaire... avait fondé sa puissance et sa force sur des bases qui rendaient incompatibles avec elles auciine tolérance de la religion catholique romaine, auctm sentiment même d'humanité envers la nation irlandaise, et plus spé- ■ cialement envers les Irlandais d'extraction pure, noirr, a ces cadses, ils avaîeht jdbé D'EXTIRPER LA RACE ENTIÈRK. » — Lord Clarendon, I, p.aiS.
On se relâcha cependant, à quelques égards, accidentellement de cette aiïreuse détermination de massacre quand baissa la fortune des parlementaires; mais on ne s'en départit que pour la reprendre avec un redoublement de rage quand cette même fortune redevint prospère. Ce qui suit est de r Ormondf par Carte:
« M. firent est débarqué récemment ici, apportant avec lui des dépèches qui doivent, à qudques égards, changer la physionomie qu'avait ce gouvernement lorsque les pamphlets des parlementai-
iM L'IBLANDE ET LES IRUNDAIS.
res étaient reçus comme des oracles^ leurs ordres ' observéscomme des lois, et que l'EXTIRPATION ÉTAIT PRÊCHÉE AU NOM DE L'ÉVANGILE! »
— Ormond, par Cçtrte, III, 170.
- Deux choaet- surtout semblent délicieusement bonnes aux gouverneurs protestans anglais de l'époque. La première, c'était l'accroissement de leur part de butin dans la confiscation des biens des catholiques ; la seconde, c'était le massacre confus de ces catholiques, sans distinction d'âge ni de sexe, ni de condition. L'accusation suivante, complélemoit avérée, se trouve formulée dans le même historien anglais, Carte :
ce On n'a que trop de raison de penser que si les lords-jmticiers désiraient véritablement que la rébellion s'étendît et enveloppât le plus possible de gentibhommes riches, afin que les coiteiscations
PUSSEm AIKSI ÊTRE PLUS COHSinÉRABI.ES EX Qu'cMB PLAHTATIOIT G^SÉRALE PUT ÊlRE FOBU^ PAR. DE NOUVELLES TROUPES UE PROTESTANS ANGLAIS DARS TOUTES LES PARTIES DU ROYAUME, ET CELA A LA RUINE
ET A l'expulsion de TOUS LES anciehs Anglais