‹ Mémoire sur l'Irlande indigène et saxonneChapitre 6 sur 41 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

triviales et l^res, quand on les compare à la dernière cruauté des ennemis- de' llrlande; elle les f»uroiuie. — On refusait aux Irlandais la justice civile. — Et chose plus atroce encore, onleurre- ' fusait la justice historique; on les accusait d'être les auteurs et les acteurs des massacra et des assassinats dont ils n'étaient que les victimes !

$ 8. Vas de peuple sur la surface du globe qui ait jamais été traité avec autant de cruauté que les Irlandais.

CHAPITftE QUATRIEME.

§ i". Nous voici arrivés à la Restauratiotl, événement de la dernière utilité pour les royalistes anglais, et écossais qui furent, à juste titre, rétablis dans leurs propriétés : événement qui assura irrévocablement et poUr jamais aux pilleurs britanniques et surtout aux soldats d'Ireton et de Croibwell, lés propriétés des catholiques irlandais, dont les pères avaient combattu les pouvoirs usurpateurs jusqu'à entier épuisement de sang et de souffle.

§ a. Le duc d'York, plus tard Jacques II, prit, - poursapartde la curée, environ quatre-vingt mdle arpens de terre, appartenantàdes Irlandais catholiques, contre qui fut op^^ ççjttç confiscation pour

ta L'IRLANDE %T LES IBLANQAIS. .

le seiil motif qu'ils avaient été les amis et soutiens ie son père assassiné et les-eunemis de ses çnnemi».

§ 5. Et pourtant si puissantet si vivace était dan» la nation irlandaise l'attachement au principe (prindpe d'honorable, mais dan» ce^te circon-' stance, dé ta plus erronée loyauté), que quand le royal larron fut plus tard chassé de son trône par sessujets britanniques, et se fut réfugié enb-lande, la noblesse irlandaise catholique, les gentilshommes et tout le peuple se rallièrent autour de lui, et ' versèrent pour lui leur sang avec un "courage et une constance dignes d'une meilleure cause.

§ 4- Ce paragraphe sera consacré au traité de Limerick. Les Irlandais, Madame, ne furent pas vaincus dans la guerre. — Us avaient, J' année qui précéda le traité, chassé Guillaume III de Limerick en grande déroute et confusion. A cette victoire irlandaise les femmes participèrent ; ce n'est pas un roman. Lors de la défaite de Guillaume, les femmes de Limerick se battirent, portèrent coups et blessures, et vainquirent. — Le 3 ottobre 1691 , le traité de Limerick fiit signé. L'armée irlandaise, forte de 3o,oo6 hommes, la noblesse irlandaise, les gentilshommes et \e peuple capitulèrent avec l'année et la couronne de la Grande-Bretagne.

La nation irlandaise fut reconstituée en état de fidélité et obéissance envers cette couronne. Jamais ' traité ne fut plus utile à l'Angleterre qne ne le fat cehii-ci en tdie occurrence. Ce fut'un traité dés

CHAPITP V. (169a.l77&.) M

plus solennds et des plus sérieasement réfléohia^ il fut, après mûre délibération, coDÛrmé par kt- ' très patentes éttianéeadelacouroiine. Une guerre civile sanglante fut étoufïëe gfâoe à lui; i( rendait Ja nation rrlandaise à la domination de l'Angleterre. et assurait cette domination à perpétuité sur une des plus belles parties du globe. Telle était la valeur donnée par le peuple irlandais.

§ S. B'autre part, les catholiques Irlandais stipu< ïaient et obtenaient, par ce traité, le gaged« /»/« et de /'Aonn^ur* de la couronne d'Angleterre, qui leur assurait protection égale, par la loi, de leurs propriétés et de leurs libertés avec tous les autres sujets du royaume , et surtout l'exercice libre er

SAJfS ENTRAVES J>E LEOR RELIâlOR.

. CHAPITRE dKQUIÈBIE.

§ i". Les Irlandais exécutèrent en tons points, avec la {dus scrupuleuse exactitude, lesstipulations . du traité de LimericH, en ce qui les concernait.

$ a. Ce traité fiit complètement violé par le gouvernement britannique, dès l'instant qu'U fut possible de le violer tant dartger.

$ S. Cette infnkction fiit commise pât f établis- «Mneàt d\m code de ki plus adroite, maû aussi de

13 L'IRUNDE ET LES IflL&NDAIS.

la plus atroce iniquité qui ait jamais souillé les au-

"nales de la législation. '

' § 4- Je choisira quelques exemples de La barbarie avec laquelle le4raité de Limerick fut violé, sous ces titres :

Premièrement. — Propriété.

« Tout catholique fut , par acte du Paiement, privé du pouvoir de constituer un douaire à une femme catholique; d'établir aucune charge sur ses terres en faveur de ses filles ; de disposer par testament de ses propriétés territoriales. A sa mort, la loi partageait ses terres également entre tous ses fils. »

Toutes les relations de la vie privée étaient ainsi violées.

a Si la femme d'un catholique se déclarait protestante, la loi lui conférait le pouvoir, non-seulement de contraindre son mari à lui accorder une - demeure et un train de maison séparés, mais à lui transférer la gardeet la tutelle de tousleuFsenfans.»

Ainsi, la femme était encouragée et autorisée à . la révolte contre son mari ; bien plus, elle en était

« Si le fils aîné d'un père catholique, à quelque âge que ce fût, se déclarait protestant, il rendait ainsi, à fa lettre, son père simple tenancier sa vie^ durant; il primait son père de tout pouvoir de vendre ou disposer de ses terres, et ce fils protestant

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