‹ Mémoire sur l'Irlande indigène et saxonneChapitre 8 sur 41 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

ban était considérée comme acte de haute trahison.

a Etre archevêque ou évêque catholique ou exercer une juridiction ecclésiastique quelconque dans l'égHse catholique en Irlande, était passible de la déportation.Rompre ensuite son ban était un acte de haute trahison» pour lequel on était condamné à être pendu, éventré vivant, et ensuite écartelé. »

§ 5. Après cette énumération, voulez-vous bien, illustre dame , vous rappeler que chacune de ces ordonnances, que chacune de ces lois, que toutes, en un mot, étaient une violation manifeste, palpable et directe d'un traité solennel auquel avaient été engagés la foi et l'honneur delà couronne britannique ainsi que la justice de la nation anglaise, et cela sans équivoque.

$ 6. Jamais n'avait été inventé un si horrible code de persécution cruelle , froide , calculée, ravalante, universelle, telle que cette législation, imaginée et arrêtée par la faction orangiste d'Irlande, les Shaws, lesLefroys, les Vemers du temps; — code élevé à la plus extrême hauteur de l'infamie, par ce fait que son établissement violait de la manière la plus vile un engagement solennel, un traité, un contrat.

§ 7. Il m'est impossible de définir ce code en tenues convenables, c'est à peine si l'éloquence de Burke le peut faire. — « Il avait, dit Burke , uira; IGNOBLE PEtiFECTioir ; c'était hh ststème complet, PLBIIf DE COHÉRENCE KT DE UIGIQUE } BIEH. DIGÉRÉ

iS L'IRLANDE ET LES IRLANDAIS.

BX BlXZf ni BAHS TOUTES SSS PARTIES. C^AIT UHC HACHIHE d'une ADRESSE RARE ET d'uN TRAVAIL ACHE- VE, AUSSI BONNE POUR l'oppression, l'aPPAUVRISSE- UEHT, LA. DÉGRADATION d'uN PEUPLE ET l' AVILISSE- MENT EN SA PKRSONBE DE LA NATURE HUMAINE ELL»m£he, que tout CE QUI AVAIT ÉTÉ JUSQUE-LA PRODUIT PAR LE GÉNIE PERVERS DE l'hoHHE. u

§ 8. Ce code empêchait l'accumulation des biens ~ et pl^lissait l'industrie comme un crime. Exista-t-U jamais législation semblable dans quelque autre pays,, soit chrétien, soit païen? Mais ce n'est pas tout, le parti qui infligeait cet horrible code au peuple irlandais l'accusait^ savez-vous de quoi? de crasse et indécrottable pauvreté.

§ 9. Ce code faisait, par acte du Parlement, une nécessité de l'ignorance et punissait l'acquisition du savoir comme une félonie. Est-ce croyable ? — • Et pourtant c'estla vérité. Mais ce n'est pas tout: le parti qui persécutait ainsi le savoir, accusait et accuse encore le peuple irlandais d'iGNORANCs!

§ 10. Xà,- — il n'y a jamais eu sur la surface du globe peuple si cruellement, si indignement maltraité que le peuple irlandais. — Il n'y a jamais eu faction si teinté de sang, si noircie de crime que la faction orangiste, qui sous le nom de protestante s'efforce de conserver les restes de son pouvoir abusif, en maintenant et avivant l'esprit qui a créé et perpétué l' infâme persécution pénale dont je n'ai donné qu'une faible esquisse.

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