‹ Mémoire sur l'organisation et le développement de la comatule de la MéditerranéeChapitre 6 sur 37 · CA · texte numérisé non relu

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d’anastomoses décrit par Ludwig entre les deux troncs brachiaux ; ces deux troncs sont d'abord unis par une commissure transversale. Cette commissure et les deuxtroncs qu'elle unit forment un triangle à l'intérieur duquel se croisent, en croix de Saint-André, deux commissures obliques formant un véritable chiasma (1). Ces commissures sont formées de très fines fibrilles entremèlées de petites cellules arrondies; les commissures obliques, en pénétrant dans les troncs brachiaux, s'accolent à la partie correspondante de la commissure transversale qui s’infléchit, pour suivre de conserve avec la commissure oblique la direction du tronc brachial, dans lequel elle pénètre. A l'extrémité du chiasma opposée à celle qui correspond à la commissure transversale, se trouve une autre commissure transversale, en,, beaucoup plus courte et plus grèle, que Ludwig n'a pas représentée (2). La coupe qui enveloppe l'organe cloisonné peut être considérée comme un véritable centre nerveux. Sur des sections relatives à une Comatule ayant . 27 pinnules à chaque bras, dans la région d’origine des cinq troncs radiaux, toute sa partie interne contient de grandes et nombreuses cellules, munies de noyaux granuleux, proportionnellement gros. Ces cellules sont souvent pyriformes ou étoilées, et l’on peut même suivre parfois assez loin leur prolongement; elles ont tous le caractère de cellules nerveuses. Il y a donc là, en fait, cinq ganglions dont l’histologie seule peut d’ailleurs révéler la présence; ils ne forment ni saillie ni protubérance sur le corps nerveux. Du sommet extérieur de ces ganglions on voit partir, dans certaines coupes longitudinales du tronc nerveux, deux trainées de nombreuses cellules disposées symélriquement dans chacune des deux moitiés des troncs radiaux ; ces cellules deviennent beaucoup plus nombreuses près de Pangle de bifur- ‘alion du tronc et sont l’origine de deux trainées cellulaires analogues qui s'étendent dans toute la longueur des troncs nerveux axiaux des bras et des pinnules (3), et qui donnent également à ces troncs le caractère des centres ganglionnaires. En outre, toute la surface externe de ces gros troncs est couverte de cellules identiques aux cellules internes auxquelles on pourrait

cependant contester la qualité de cellules nerveuses, en raison de ce que

(1) Nouvelles Archives du Muséum, t. IX, pl. 18, fig. 147, ch, ons. (2) Voir les figures 35 et 38 de la planche XV de son mémoire. (3) Nouvelles Archives du Muséum, 2° série, pl. XIV, fig. 122, no.

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